Nos Tsadikim

Tamar : 6 choses que vous ne saviez (peut-être) pas au sujet de l’épouse de Yehouda

Tamar était une femme pieuse, dotée de Midot exemplaires. Elle posa les fondations de la maison de David, et à ce titre, est considérée comme la « mère de la royauté. » Focus sur ce personnage emblématique de l’histoire juive.

1 – Les chemins détournés de la sainteté

Tamar fut d’abord mariée à Er, le fils aîné de Yehouda, qui mourut sans laisser de descendance. Yehouda proposa donc à sa bru d’épouser Onen son cadet, conformément à la Mitsva de Iboum (qui consiste à épouser le frère du défunt afin de lui donner une descendance). Mais Onen trouva, lui aussi la mort. Yehouda avait un troisième fils prénommé Chéla, mais compte-tenu du sort tragique que subirent ses deux fils après leur mariage, il craignait de le marier à Tamar. Ainsi, il repoussa cette union en prétendant que Chéla était trop jeune pour se marier. Mais le temps passa, Chéla grandit et Yehouda ne semblait pas avoir l’intention de le proposer à Tamar. Afin d’avoir des descendants et de mettre en place les racines de la maison de David, Tamar décida de prendre les choses en main. Elle se déguisa de manière à ce que personne ne puisse la reconnaître et alla se poster sur le chemin que Yehouda, son beau-père allait emprunter. Effectivement, Yehouda ne reconnut pas sa belle-fille et s’unit à elle. De cette union devait naître les ancêtres du roi David et donc, du Machia’h.

On pourrait s’interroger sur la raison pour laquelle une entreprise aussi sainte se concrétisa par le biais d’une démarche qui peut sembler douteuse ou inconvenable. Nos Sages enseignent que le Satan cherche en permanence à inhiber tout ce qui a attrait à la Kedoucha, à la sainteté. C’est la raison pour laquelle, lorsque Hachem décide de faire descendre sur terre une âme sainte, il le fait de manière détournée afin que le Satan ne cherche pas à intervenir et à faire échouer cette démarche.

2 – Mourir par le feu pour ne pas faire honte

Accusée de débauche, Tamar fut condamnée à être brûlée sur le bûcher. Elle montra alors les gages que Yehouda lui avait donnés après leur union et déclara : « Le père des enfants que je porte est le propriétaire de ces objets. » Rachi explique que bien que sa vie était en danger, Tamar refusa de faire honte à son beau-père en affirmant que c’est de lui qu’elle était enceinte. Autrement dit, elle préférait mourir plutôt que de d’humilier Yehouda.

De ce comportement, nos Sages tirent l’enseignement suivant : « Mieux vaut brûler sur un bûcher que de faire honte à son prochain. »

3 – Tamar, la Tsadeket

Le Zohar enseigne (partie 3, chap 71b) que grâce au comportement de Tamar, de nombreux bienfaits se déversèrent sur le monde.

4 – Tamar, la mère de la royauté

Les enfants nés de l’union entre Tamar et Yehouda furent des justes parfaits. Ils furent les ancêtres de tous les rois d’Israël issus de la maison de David et par conséquent, du Machia’h.

5 – La naissance des jumeaux

Tamar donna naissance à des jumeaux, Perets et Zera’h, qui furent tous deux des Tsadikim. Au cours de la naissance, Zera’h sortit la main en premier. La sage femme attacha un fil rouge autour de son poignet pour le désigner en tant qu’aîné. Mais en fait, c’est son frère Perets qui vint au monde en premier.

6 – La prière de Tamar

Il est écrit (Berechit 38, 14) que Tamar attendit Yehouda en s’installant à « Peta’h Einaim ». Le Midrach explique qu’il ne s’agit pas véritablement d’un lieu, mais plutôt d’une allusion à ce que fit Tamar avant de rencontrer Yehouda : elle leva les yeux (Einaim) au Ciel et se mit à prier : « Que se soit Ta volonté Hachem, que cette union ne soit pas vaine », autrement dit, elle implora Hachem de lui donner une descendance car elle savait que de cette union avec Yehouda descendrait la maison de David.

Chouli Chmoueli, adaptation française Elisheva Uzan

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