Histoires vécuesNos Tsadikim

Le fils sauvé grâce au père

À New York, un Juif du nom de Mena’hem T., fidèlede la synagogue Yad Avraham, vint me demander une bénédiction pour son père, qui était malade.

À cette époque, il n’avait pas encore fait téchouva et, à son allure, il était visiblement très éloigné du Judaïsme. Cependant, je lui déclarai : « Le seul fait que vous soyez venu demander une bénédiction à un Rav prouve qu’au fond de vous, vous êtes croyant. Il ne vous reste plus qu’à renforcer cette foi et votre pratique du Judaïsme. »
Après cela, je l’interrogeai : « Est-ce que vos parents sont pratiquants ? » 
La réponse était négative, et il s’empressa d’ajouter : « Je n’en suis pas tout à fait sûr, mais je ne crois pas qu’il y ait jamais eu dans notre famille des personnes pratiquantes.

– C’est vrai qu’en vous voyant, on aurait peine à croire que votre grand-père était un Tsaddik, repris-je, mais je voudrais cependant vous demander une faveur : cherchez chez vos parents, parmi les vieilles photos, un cliché de votre grand-père. Si vous en trouvez et qu’il porte la barbe et des péot, ce sera la preuve que vous bénéficiez du mérite de vos Pères – car, dans le cas contraire, vous ne seriez certainement pas venu me demander une bénédiction. En outre, ce serait le signe que vous devez faire téchouva, et ainsi vous contribuerez à ce que D.ieu envoie à votre père une guérison complète.

– À mon avis, il n’y a jamais eu personne de pratiquant dans ma famille, me répondit-il, et je n’arrive pas à croire que cela aurait pu être le cas de mon grand-père. »
J’insistai cependant : « Qu’est-ce que vous perdez à chercher des photos de votre grand-père ? Vérifiez et on verra bien ce que vous découvrirez. »
Les parents de Mena’hem habitaient à Netanya, mais il décida d’entreprendre le voyage. Arrivé chez ses parents, il se mit à faire des recherches dans les vieux albums de famille, jusqu’à ce qu’il mît la main sur le cliché d’un homme barbu de noble allure, le visage encadré de péot.
Il retourna la photo et lut la légende suivante : « Mena’hem ». Il courut interroger son père : « Papa, qui est cet homme que l’on voit sur cette photo ?
– C’est mon père, ton grand-père dont tu portes le nom », lui répondit-il.
Cette découverte bouleversa Mena’hem, qui décida de prendre un nouveau tournant dans sa vie.
Après une certaine période, son père, témoin du changement qui s’était opéré en lui, devait lui déclarer : « À présent que tu as fait téchouva, je peux quitter ce monde en toute quiétude, car je sais que quelqu’un récitera le kaddich pour moi. »
Le même jour, il rendit son âme au Créateur.

Tant que le fils ne s’était pas repenti, le père se battait contre la maladie et ne pouvait quitter ce monde. À partir du moment où il ressentit qu’il laissait derrière lui une continuation spirituelle, il put quitter ce monde, rasséréné.

Nous savons tous que le mort n’emporte rien avec lui dans l’au-delà. Ni or, ni argent, ni le moindre album photo en guise de souvenir. Car le Monde futur est spirituel, et il n’y a pas de place dans celui-ci pour des choses matérielles. La Torah et les mitsvot pour lesquelles l’homme s’est donné de la peine pendant sa vie sont les seuls biens qu’il emporte avec lui dans le monde de Vérité et qui intercéderont en sa faveur.
 
 
« L’homme est l’arbre des champs », peut-on lire dans la Torah (Dévarim 20:19). De même qu’un arbre a besoin de lumière, de chaleur et d’eau, l’homme a besoin de la chaleur du Beth Haknesset et de la lumière de la Torah, aussi comparée à l’eau. Sans ces conditions de base, l’homme risque de dépérir à l’image de cet arbre qui manquait de lumière, de chaleur et d’eau.

Histoire tirée du livre de l'Admour Rabbi David Hanania Pinto chlita ''BiMessila Naalé''

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