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Ménou’ha Fooks : « Mon lit m’appelle ! J’y vais ! » Est-il possible de créer ce sentiment chez mon enfant ?

C’est l’heure d’aller au lit !

Quoi ? Vraiment ?

Oui, il est déjà 8 heures.

Mais alors pourquoi mon enfant ne va toujours pas dans son lit ? Excellente question.

« Chaque soir, c’est le même cirque ! » affirmons-nous avec lassitude. Chaque soir, il argumente, trouve des excuses, met du temps à mettre son pyjama.

Le problème est justement là : il ne veut pas aller dormir. Qui aime se séparer des choses qu’il aime pour aller dormir ?

Nous aussi avons l’habitude de nous endormir seulement lorsque la fatigue nous y contraint. N’est-ce pas ?

Nous sommes tous occupés. Nous avons des choses importantes à faire, à terminer, à régler, des coups de téléphone à passer.

Notre enfant aussi a ses propres excuses : « Mais maman, je n’ai pas fini ceci… je n’ai pas fini cela… je n’ai pas fini mes devoirs, je n’ai pas fini de lire mon histoire, tu ne m’as pas encore raconté l’histoire que tu m’avais promise… »

Presque tous les enfants qui ne veulent pas aller dormir ont quelque chose à terminer.

Le sommeil est en quelque sorte une séparation. Une séparation d’avec la journée qui vient de s’écouler, une séparation d’avec nos activités. Une sorte de séparation d’avec la vie. Et cela est difficile. Presque personne ne ferait cela avec entrain. Presque personne.  

Pourquoi dis-je presque personne ? Car si l’on savait que des choses agréables nous attendent pendant notre sommeil, notre repos, alors nous n’aurions aucune difficulté à nous mettre au lit ! Ce n’est pas la nuit noire qui nous attend, mais autre chose de tout à fait sympathique.

Notre enfant aussi aurait la capacité d’aller dormir s’il savait qu’il doit absolument dormir et qu’en parallèle, il est agréable d’aller dormir.

Observons-nous en tant que mères. Nous allons généralement dormir de notre plein gré pour différentes raisons. Cela peut être parce que nous savons que sans notre compte d’heures de sommeil, cela sera dommageable pour notre santé. Et que, de plus, nous serons le lendemain comme un zombie et tout à fait inefficaces. Nous savons également ce que nous aimons dans notre lit : un bon livre, notre coussin fétiche, nous mettre bien au chaud sous la couette.

Analysons à présent le comportement de notre enfant. Qu’est ce qui l’attend dans son lit en dehors de nos remarques cinglantes et répétitives telles que  « Si tu sors de ton lit… Non, stop, plus de verre d’eau… Ca suffit les histoires pour ce soir… » et d’autres remarques de ce style.

Pourquoi alors s’attendre à ce que notre enfant coure de lui-même vers un endroit où  il sait que tout lui sera interdit, un endroit où il va être enchaîné ? C’est pour cela qu’il ne fait que repousser ce moment d’aller dormir !

Si nous souhaitons qu’il aille dormir de son plein gré, nous devons tout faire pour que ce moment soit apprécié.

Et faire en sorte que cela se produise se fait en amont. Tout d’abord nous devons discuter avec notre enfant et lui expliquer les règles de la maison à savoir dans ce cas précis, les horaires à respecter pour aller dormir. Discutons avec lui de l’importance des heures de sommeil et combien d’heures un enfant de son âge doit dormir pour sa santé. Nous pouvons également préparer avec lui une sorte de planning où seront notées les choses impératives à faire avant d’aller se coucher et l’heure maximale où l’on doit aller au lit. Cela aidera sûrement dans la bonne direction.

En outre, nous devons faire en sorte que ce soit un plaisir pour lui d’aller au lit. Et nous devons chercher à savoir ce qu’il aime. Nous pouvons disposer près de son lit une pile de livres qu’il apprécie. Ou bien son lecteur-disque ou son MP3 pour qu’il écoute quelques histoires ou sa série audio préférée. Récitons la lecture du Chéma Israël avec lui, de la façon dont il l’aime.

Ainsi, il attendra chaque soir ce cérémonial avec impatience.

Au-delà de ça, nous devons tout faire pour éviter les remarques telles que : « Qui t’a permis de sortir de ton lit ? Tu vas être puni ! Je ne suis pas d’accord, tu entends ? Non, cela suffit, plus d’histoire pour ce soir ! Point final ! »

Choisissons plutôt la méthode de la carotte au lieu de celle du bâton, elle donne généralement de meilleurs fruits…

Bonne chance !

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