Interviews

« Comment j’ai attrapé le Corona »: Le présentateur Ami Maïmon dans une interview pleine de foi

(Article adapté par Audélia Hattab à partir de l’interview réalisée par Nir et Ortal Kepten sur la radio Kol Barama)

Ami, nous sommes si contents de t’entendre ! Il faut que tu saches qu’énormément de gens se sont inquiétés pour toi et voulaient savoir comment tu allais. Nombreux ont été ceux qui ont prié pour toi, et qui ont envoyé des messages de soutien. Alors raconte-nous, que s’est-il passé ?

J’ai toujours été très scrupuleux par rapport aux directives imposées. A chaque fois que je donnais un Dvar Torah à la synagogue, je parlais de l’importance de respecter toutes ces mesures. Certains pensent que toute cette histoire de Corona n’existe pas vraiment. Je leur ai raconté ce que j’ai vécu.

Pendant deux semaines j’avais l’horrible sensation qu’un énorme camion était garé sur ma poitrine et mes poumons. Je n’avais plus ni goût, ni odorat. La fièvre était très élevée. Je toussais énormément. J’avais beau me mettre dans toutes les positions possibles, je n’arrivais pas à respirer. Je me sentais étranglé. Pourtant dans les dix dernières années, grâce à D., Ben Porat Yossef, je n’ai jamais rien attrapé, ni la grippe, ni rien d’autre. Je ne me vaccine même pas contre la grippe.

Et là d’un coup j’ai attrapé ça.

C’était un mardi. L’un des invités sur le plateau de la radio a demandé à prendre le micro pour chanter. Et en réalité mon micro a été infecté de par cette personne. Le même jour ainsi que le mercredi et le jeudi, je n’ai ressenti aucun symptôme, aucune fièvre. Vendredi matin j’ai commencé à me sentir un tout petit peu faible et je suis allé faire les courses de Chabbat. Après j’ai entendu combien de personnes ont été touchées par le virus du simple fait qu’elles soient passées à côté de moi, c’est de la folie ! Je ne leur ai ni serré la main, ni parlé ! Ils sont juste passés à coté de moi.

J’ai arrêté de passer à la radio du fait de mon état. J’ai passé deux semaines épuisantes. Je parlais avec Hachem. En permanence : « Papa, s’il te plait aie pitié de moi. Hachem guéris-moi. » Dans ces moments-là on ne sait plus quoi faire. La seule chose qui nous reste à faire c’est de parler avec Le créateur. Même la prière était devenue difficile. Pendant le confinement par exemple j’étais toujours le premier à organiser les Minyanim dehors et sur les balcons. Pour rire, je disais que même en enfer j’organiserais un Minyan !  Et là, tu sens soudainement que même pour prier tu n’as plus de forces.

Ma femme, que D. la protège, était comme une infirmière dévouée. « Prends du thé, prends ceci, prends cela, vitamine C… »

Y a-t-il eu un moment où tu as pensé te rendre à l’hôpital ?

Mon avis personnel c’est que l’on se rend à l’hôpital que si la situation est vraiment critique. A l’hôpital, on peut attraper encore d’autres virus d’on ne sait où. Ce virus, le Corona c’est une sorte de grippe très forte (je parle au niveau des symptômes). Sais-tu Nir combien de personnes ont été touchées à Bat-Yam ? C’est incroyable. Et à quelle vitesse. Je m’adresse à toutes les personnes qui se moquent un peu de ce virus : ne pas faire attention et ne pas suivre les directives c’est véritablement un manque total de responsabilité !

A présent, moi j’ai été contaminé par une personne qui n’a pas fait attention. C’était la volonté d’Hachem. Mais est-ce que je peux moi maintenant dire à mon ami : « Bon et bien maintenant tu vas rester deux semaines au lit, tu ne vas pas te rendre au travail, toutes les personnes autour de toi doivent être en confinement. Je crois que personne n’imagine ce que c’est d’être en isolement total entre quatre murs  pendant tout ce temps. C’est de la folie !

Ami, il faut que tu saches que dès que ma femme a entendu que tu n’avais pas fait ton émission habituelle, elle a su qu’il y avait un problème. Elle s’est dit que ce n’était pas normal. Tu ne rates jamais l’occasion de faire du Zikouy Harabim et d’apporter aux gens la joie et la Torah.

Hachem nous accorde des dons. Pour moi c’est le don de la voix et de la possibilité de transmettre des messages par la radio. Je sentais que je n’avais plus de souffle. Ce virus est très bizarre. Il y a des gens qui ont tous les symptômes, d’autres qui tombent très gravement malades et d’autres qui  ne ressentent rien.

Nous appelons toute la communauté à suivre les directives, à se protéger et à protéger les autres. Moi je suis déjà derrière tout cela grâce à D mais faisons attention aux gens qui sont autour de nous. On m’a demandé de faire plusieurs interviews à la radio ou ailleurs et j’ai dit que je ne parlerai que d’une chose : de Emouna, de foi en Hachem, de confiance en D. D’ailleurs nous allons réciter ensemble à la radio le Mizmor Letoda, le psaume de remerciement. Combien devons-nous remercier pour la santé et pour tout ce que nous accorde le Créateur. Il n’y a rien d’autre que la Providence divine. Nous voyons des miracles quotidiens. Certes le nombre de décès reste tout de même dans des proportions mineures. Mais n’oublions pas que souffrir de cette maladie est un véritable supplice. Nous devons prier pour qu’Hachem retire ce fléau du monde entier, Amen.

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