Roch Hachana

Attention jugement !

Rav Wolbe nous conseille en conséquence d’être très vigilants pendant la fête, de ne pas tomber dans aucun des pièges du Yetser Hara, et de déployer tous les efforts possibles afin de nous comporter de manière exemplaire, sans manifester nos mauvais traits de caractère…
 
Rabbi Yehouda Ftaya (zatsal) est assis à table en compagnie des membres de sa famille et se prépare à sanctifier avec grande vénération le très saint jour de Roch Hachana. Sa femme s’approche joyeuse de la table, la bouteille de vin rouge en main, mais tout à coup, son pied trébuche sur un objet, la bouteille lui échappe des mains et se brise sur le sol bien astiqué en l'honneur de la fête…

Elle en est très perturbée et confie à son mari qu’elle craint que cela ne soit un mauvais signe pour l’année à venir. Celui-ci la rassure et lui certifie qu’il ne s’agit en aucune manière d’un « signe », et puisqu’il n’y a pas d’autre bouteille de vin, ils peuvent faire, d’après la Halakha, le Kidouch sur le pain. Tout le monde se lève alors pour faire Netila, le Rav prononce le Kidouch sur le pain, puis bénit sur le pain, mais au moment où il le soulève, son bras cogne la lampe à huile accrochée au-dessus de la table et toute l’huile des bougies se renverse sur son habit flambant neuf… Le Rav garde son calme et commence le Seder. Après cela, la Rabbanite se lève afin d’apporter la soupe de poulet, mais lorsqu’elle s’approche de la table avec la soupière, elle se coince entre deux chaises et toute la soupe brûlante se répand sur le sol…

En voyant tous ses efforts fournis en l’honneur de la fête se conclure aussi lamentablement, la Rabbanite explose presque en larmes. Rabbi Yehouda la calme et la réconforte, puis tente de ramasser les quelques morceaux de poulet encore récupérables. Il s’assied ensuite à table calmement et prend son repas avec les membres de sa famille comme si de rien n'était. A la fin du repas, il dit : « Il faut être extrêmement pointilleux à Roch Hachana de ne pas se mettre en colère, car l’abondance de toute l’année en dépend. Et Baroukh Hachem, j’ai résisté à toutes les épreuves sans me fâcher un seul instant… »(Maaséhem chel ‘hokhméi Hasfaradim)
 
Rav Wolbe ajoute aussi :
… de ne parler de choses vaines et de ne pas perdre non plus son temps futilement. 
 
Extrait de « Les 'Haguim – Yamim Noraïm- de Rav Eliaou Hassan
 

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