Histoires de Tsadikim

« Rav, vous êtes la réponse à ma prière ! » Une histoire surprenante sur le pouvoir de la parole

« Je ne voulais pas sortir de mon taxi avant qu’un client chaleureux ne me souhaite le bonsoir en souriant. Alors, j’ai demandé à D.ieu de me faire ce petit cadeau. »

A une heure avancée de la nuit, le Rav Taussig interpella un taxi d’un signe de la main. Quelques minutes plus tard, une voiture s’immobilisa près de lui. Le Rav salua chaleureusement le chauffeur avant de lui demander poliment s’il pouvait le conduire jusqu’à Bnei Brak. Pour toute réponse, le conducteur leva les bras vers le Ciel et s’exclama : “Maître du Monde ! Tu as exaucé ma prière !”

Etonné, le Rav lui demanda ce que signifiaient ces propos. Était-il le seul client de la journée ? Ce à quoi l’homme répondit : “Au contraire ! J’ai conduit des dizaines de passagers aujourd’hui. Tous, sans exception, sont montés, m’ont indiqué une adresse, ont payé et sont descendus, sans même me dire bonjour ou au revoir. Je me suis senti transparent. Je ne voulais pas sortir de mon taxi avant qu’un client chaleureux ne me souhaite le bonsoir en souriant. Alors, j’ai demandé à D.ieu de me faire ce petit cadeau. Et puis, vous êtes entré dans mon taxi. Cher Rav, vous êtes la réponse à ma prière !”

Le coeur rempli de gratitude envers Hachem, le chauffeur promit au Rav qu’il mettrait les Tefilines le lendemain matin, pour la deuxième fois de sa vie. 

Mais notre histoire ne s’arrête pas là. La veille de Pessah, le Rav Taussig reçut un appel du chauffeur de taxi qui l’avait raccompagné à son domicile quelques mois plus tôt : “Depuis notre rencontre, je mets les Tefilines tous les jours, dit-il fièrement au Rav. Nous nous apprêtons même à célébrer le Seder de Pessa’h en famille pour la première fois, car je trouve incohérent de porter les Tefilines et ne pas fêter Pessa’h.”

Le Rav fut touché par le discours de son interlocuteur et le félicita pour les efforts qu’il faisait pour rejoindre le chemin de la Torah et des Mitsvot. “C’est pour m’annoncer ces bonnes nouvelles que vous m’avez appelé ?”, demanda le Rav à la fin de la conversation. “Pas seulement, avoua l’homme. J’avais envie de vous entendre à nouveau me souhaiter chaleureusement bonne soirée.”

Qui aurait pu imaginer qu’il suffirait d’un mot pour rapprocher cette âme égarée de Son créateur ? 

Rav Acher Koubalski, traduction et adaptation française Elisheva Uzan

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