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Les condamnés à mort ont demandé à mettre les Téfilline pour la dernière fois

Rav Arié Lewin de mémoire bénie, beau-père du Rav Elyaschiv, a raconté une histoire extraordinaire sur la mitsva des tefillins qui peut nous servir de leçon pour notre vie.
Rav Arié Lewin, considéré comme le Rav des prisonniers durant la période du mandat britannique sur la Palestine a été appelé dans la cellule de Feinstein et Barazani juste avant leur exécution. Quand les deux prisonniers ont vu le Rav, ils lui ont demandé de l’aide pour mettre les tefillins pour la dernière fois de leur vie.
L’émotion dans la petite cellule était à son comble, et, lorsqu’une fois Rav Lewin fut invité dans une école non religieuse pour une fête de bar mitsva, il raconta aux élèves le terrible frisson qui parcourait les deux hommes qui savaient que c’était la dernière mitsva de leur vie sur cette terre.
« Et maintenant, réfléchissez », a dit le Rav aux enfants. « Est-ce parce qu’Hachem nous donne de nombreuses années de vie, qu’il ne faut pas accomplir les commandements Divins avec joie et émotion ? »
En effet, certains arrivent à la synagogue à la dernière minute et mettent les tefillins rapidement, sans pouvoir prendre le temps de réfléchir à la signification de ce qu’ils font.

Le nazi a frappé le juif sur la tête

Le Rav a poursuivi avec une histoire rapportée dans le livre ‘morecheth avoth’ sur un juif nommé Rav Binyamin Beinouch Frankel décédé à Petah-Tikva il y a environ dix ans. Il était particulièrement dévoué à l’accomplissement de la mitsva des tefillins, et ce même pendant les dures années de la Shoa, ou il n’a pas manqué un jour sans avoir mis les tefillins.
Une fois, un nazi l’a surpris au milieu de sa prière alors qu’il portait les précieux boîtiers. Dans sa fureur, le nazi a arraché les tefillins de le tête de Rav Binyamin Beinouch, et l’a frappé sur le crâne brutalement jusqu’à ce qu’il s’écroule évanoui. L’allemand qui pensait que sa victime était morte l’a abandonné en achevant de couper les tefillins avec son couteau.
Mais Rav Beinouch n’allait pas s’avouer vaincu. Dès qu’il s’est réveillé dans d’atroces douleurs, il a enfoui les tefillins abîmées dans le sol. Peu de temps après, il a entendu que dans le camp voisin un juif possédait des tefillins. Avec un courage incroyable, il franchissait chaque jour la barrière du camp, pour mettre les précieuses tefillins.
« Rappelons-nous » a terminé le Rav, « de nos jours, personne ne nous oblige à franchir de dangereuses barrières pour accomplir les commandements de la Torah, mais c’est une mitsva de montrer à D.ieu que nous sommes ses joyeux serviteurs. »

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