Béréchit

Bérechit. La famille et les midot dans la Torah – par Yehouda Tsadok

La Torah est le plan Divin de toute la création jusque dans  les moindres détails de nos existences. D. nous guide à  chaque instant de nos vies en déclinant les règles de  comportement moral liées à la matérialité dont l’origine  se trouve dans le trio indissociable que sont la pensée, la  parole et l’action. Ainsi chaque jour, semaine, mois et  année, nous apprenons au fil des cinq livres de la Torah,  la  sagesse de D. pour vivre le judaïsme par cette seule et  unique vérité universelle qu’est la Torah. Notre devoir est  de la transmettre; c’est la mission que D. nous a confiée  dans ce monde. 

Béréchit :  

Aprés avoir crée le ciel et la terre, qui « n’étaient que solitude, chaos […] et ténèbres »… »le souffle de D. planait sur la  face des eaux ». Le premier jour, D. créa la lumière. Le deuxième, il sépara les eaux d’en haut et les eaux d’en bas. Le troisième jour, Hachem créa les végétaux et arbres fruitiers. Le quatrième jour, Il créa les luminaires et mit en place le cycle des saisons. Le cinquième jour, D. créa les poissons, les volailles. Au terme de chacune de ces journées, D. observe Ses créations et les déclare “bonne”.

Le sixième jour, Hachem créa les animaux et l’homme : un être doué d’intelligence, doté de parole et façonné à l’image de D.:

« D. créa l’homme à son image […]; Mâle et femelle à la fois.  D. les bénit en leur disant : “Fructifiez et multipliez-vous” (1-28). D. examina tout ce qu’Il avait fait, et considéra que “c’était éminemment  bien…sixième jour. » (1-31)

D. conclut sans l’achever la création originelle par la  formation de l’homme Adam, un être d’un niveau spirituel  si élevé que nous sommes incapables de l’appréhender.

Adam pouvait voir d’un bout à l’autre de la création de  L’Eternel. D. a mis toute Sa création matérielle entre les  mains d’Adam. Puis D. créa Hava. Ainsi fut formé le couple originel. Tous deux résidaient au Gan Eden, et avaient à portée de main, tout ce dont ils avaient besoin pour vivre.

Mais voilà que subjuguée par le serpent – qui incarnait alors le mauvais penchant – ‘Hava  convainc Adam de goûter à l’arbre de la connaissance, l’incitant ainsi à passer outre l’interdiction formelle de l’Eternel. C’est la première  fois que D. offre la liberté de choix. La curiosité l’emporta. Adam et ‘Hava bravèrent l’interdit.

Du niveau spirituel tant élevé ou il se trouvait, Adam  descend à un niveau qui le rapproche de la création  matérielle. Alors que tout lui était offert par le Créateur, il  doit maintenant subvenir à ses besoins à la sueur de son  front et ‘Hava enfantera dans la douleur. 

Par le choix qu’ils ont fait, d’éternels ils deviennent  mortels. Sans l’appréhender, ils ont fixé des limites en  toutes choses dans leurs vies. 

Subitement conscients de leur nudité, ils se cachent par  un vêtement alors que jusqu’à la faute c’est la lumière  spirituelle qui les habillait. 

C’est le prototype de la famille dans le monde créée par  l’Eternel. 

Adam connut ‘Hava et ils donnèrent naissance à Abel et  Caïn, leurs premiers enfants. Le bien et le mal de l’arbre de  la connaissance s’opposent.  

Abel pour le bien fera une très belle offrande à D. alors  que Caïn en apportera une, misérable. C’est la spiritualité qui prédomine chez Abel, mais Caïn est guidé par la  matérialité. 

Dévoré par la jalousie, Caïn tue son frère. 

Caïn s’est comporté de façon irrespectueuse vis à vis de Hachem, en lui offrant un sacrifice peu honorable et en lui répondant avec arrogance : « Suis je le gardien de mon frère? » De son  insolente rébellion nous pouvons déduire que Caïn ne  respectait pas non plus ses parents.  

La curiosité rebelle de Adam et ‘Hava a généré jalousie et  haine jusqu’au meurtre.

Mais cela aussi est partie du plan Divin. L’alternance du  bien et du mal est une constante dans nos vies pour  développer notre capacité à chercher et à trouver le chemin de la vérité dans la Torah puis l’appliquer, ou choisir de vivre dans l’ignorance. Manger pour vivre ou vivre pour  manger ? Opter pour la spiritualité ou mener une vie de matérialité.  

Notre peuple est nommé le peuple du « Livre », « Livre » qui  n’est autre que la Torah. Chacun d’entre nous, suivant son  degré, étudie et transmet aux autres, à sa famille, à ses  amis; chaque pas dans ce sens est une bonne action qui  plait à D. qui n’oublie pas de renouveler la création à tout  instant. 

Concluons par l’anecdote suivante : Un jour, un grand sage entra dans un lieu d’étude, un Beit  Midrach et y prit place. Il remarqua alors un jeune homme assis seul qui étudiait. Comme s’il le connaissait, le sage se leva  devant lui en signe de respect. Étonnés, ses élèves lui en demandèrent la raison. Et le sage de répondre: la nuit  dernière, ce jeune homme n’arrivant pas à dormir et a décidé de s’assoir pour étudier la Torah. Il était alors le seul au monde à étudier à un instant où cela aurait manqué à la création pour se maintenir et ne pas redevenir poussière.  

Yehouda Tsadok – pour l’élévation de l’âme de Mari Myriam Bat Massaouda

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