Le monde des rêves

200 ans après avoir quitté ce monde, une Néchama vient en rêve à un Machguia’h de Cacherout – et lui demande…

« J’ai compris qu’il ne s’agissait pas simplement d’un rêve. » Une récit troublant, qui a retenu l’attention de Maran Rav Haim Kanievsky Chlita.

Cette histoire aussi émouvante qu’impressionnante s’est déroulée il y a près d’un an.

Le héros de notre histoire est le Rav Eliezer Lipa Zeril – un Machguia’h dont le collègue fit un rêve extraordinaire alors qu’il séjournait à Strasbourg.

Lors d’une interview avec le Rav A. Hafetz du site « Dirchou », le Rav Zeril a expliqué que la délégation de Machguihim dont il fait partie se rend plusieurs fois par an dans différentes usines agro-alimentaires israéliennes afin d’en superviser la cacherout pour le public pratiquant Torah et Mistvot. L’année dernière, cette délégation s’est rendue en Allemagne et au cours de leur séjour qui dura près d’une semaine, ils ne rencontrèrent aucune personne religieuse. Durant Chabbat, ils se rassemblèrent dans le Beit Haknesset de la ville où ils prièrent et étudièrent la Torah.

Le Rav Zeril a déclaré que les Machgui’him travaillent par binôme, et sont envoyés dans les différentes villes où se trouvent les usines à contrôler. C’est ainsi que son associé et lui-même se sont retrouvés dans un petit village de Strasbourg.

« Une nuit, mon collègue m’a raconté le rêve qu’il venait de faire. Un homme, prénommé Eliezer, dont la tombe se trouvait non loin de là, lui était apparu et lui avait demandé de réciter des Tehilim sur son Kever, pour l’élévation de son âme, le 11 Iyar, jour anniversaire de sa mort. Nous étions alors le 8 Iyar », a raconté le Rav Zeril.

Bouleversé par ce songe, l’associé du Rav précisa que « ce n’était pas simplement un rêve. Cette Nechama l’avait transporté jusqu’aux voies ferrées qui se trouvaient à deux minutes en voiture de leur hôtel et lui avai montré une grande bâtisse, en affirmant que sa tombe se trouvait juste derrière. Immédiatement après, il vit la pierre tombale sur laquelle était gravé en relief le prénom ‘Eliezer’. Il y avait un vase sur la stèle. »

C’est ce bâtiment ! C’est celui que j’ai vu en rêve !

« Le jour J, nous avons entrepris de trouver la tombe du défunt, avec pour seul guide, la vision qu’avait eu mon ami dans son rêve. Nous avons traversé le chemin de fer, et au bout de quelques minutes, mon compagnon s’est écrié : « C’est ce bâtiment ! C’est celui que j’ai vu en rêve ! »

Tous deux descendirent alors de la voiture et se rapprochèrent de la vieille bâtisse, qui paraissait abandonnée depuis de nombreuses années.

« Nous avons contourné le bâtiment, et entre des bosquets et des buissons, se trouvait un petit chemin, que nous avons suivi. Au bout de ce chemin, nous avons découvert plusieurs tombes mais comme aucune d’entre elle ne portait de nom, nous avons pensé qu’elles appartenaient à des non-juifs », raconte encore le Rav Zeril.

Ils décidèrent donc de poursuivre leur recherche. Tout à coup, ils se figèrent. « Nous avons remarqué une petite porte en bois, fermée, sur laquelle était gravée une Maguen David. Des tombes juives. Nous avons poussé la porte, qui n’était pas verrouillée, et sommes entrés à l’intérieur. »

Le Rav Zeril est son ami découvrirent alors une vingtaine de tombes. « Nous avons commencé à chercher « notre » défunt. Entre les différentes pierres tombales, datant toutes de 1927 – 1928, nous avons enfin trouvé celle que nous cherchions. Mon associé m’appela d’une voix tremblante : « Voilà la pierre tombale, avec le vase dessus ! » Cette tombe correspondait avec une précision troublante, à celle que mon ami m’avait décrite et que la Néchama lui avait montré. Il nous a fallu quelques minutes pour nous remettre de ces émotions, puis j’ai proposé à mon ami d’étudier quelques Michnayot pour l’élévation de l’âme d’Eliezer. Mais il refusa : ‘Le défunt a demandé à ce que nous récitions des Tehilim’, me rappela-t-il. Nous avons alors lu des psaumes avec une émotion palpable.« 

Compte-tenu du caractère unique de cette histoire, le Rav Zeril décida de rédiger une lettre à l’attention du Rav Haim Kanievsky Chlita, afin de lui raconter le fameux rêve et les faits qui s’en sont suivis. Le Rav Kanievsky répondit qu’il arrive parfois que de longues années après sa disparition, l’âme ait besoin d’une réparation. On lui donne alors la possibilité d’entrer en contact avec un homme, même s’il lui est inconnu, afin de lui demander de faire quelque chose pour elle.

Le Rav Kanievsky a également évoqué le fait que l’âme a demandé à ce que ce soient des Tehilim et non pas des Michnayot qui soient récités sur sa tombe, car « il y a un intérêt à réciter des psaumes près du Kever ».

Chira Davouch (Cohen), adaptation française, Elisheva Uzan.

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