Foi et confiance en D.

Une autre vision sur le sens de l’épreuve

Celui qui croit sincèrement en Hachem, parvient à poser un regard éclairé sur la vie, car il est persuadé que tout ce qu’Hachem fait est pour son bien.

Celui qui croit sincèrement en Hachem, parvient à poser un regard éclairé sur la vie, car il est persuadé que tout ce qu’Hachem fait est pour son bien. Plus la situation semble complexe et désespérée, plus la lumière qui en sortira sera vive et bienfaisante. Tout est une question de vision. Comment percevons-nous l’épreuve ? Comme un mur insurmontable, ou comme un obstacle à franchir ?

L’histoire suivante porte un message édifiant sur la Emouna.

Un soldat qui appartenait à l’unité d’elite de Tsahal, rencontra un jour un Rav avec lequel il se lia d’amitié. Rapidement, le Rav incita le soldat – qui était très éloigné du judaïsme – à se rapprocher de la Torah. Toux deux étudiaient ensemble régulièrement, et cela leur procurait une grande satisfaction. Or, chaque fois que le soldat rentrait chez lui, son enthousiasme pour la Torah et son entrain pour la pratique des Mitsvot retombaient au plus bas. Peu importe les efforts qu’il avait fourni auparavant pour atteindre ce niveau. Tout semblait disparaitre en fumée lorsqu’il était au contact de ses proches. Cela le peinait et le démoralisait. Comment pourrait-il réellement progresser s’il faisait un pas en avant et dix pas en arrière ?

« Les tentations sont trop grandes », confia-t-il au Rav. « Les épreuves qu’Hachem m’envoient sont trop difficiles pour moi. Peut-être ne veut-il tout simplement pas de ma Techouva… »

Après quelque temps, le Rav reçut une proposition qu’il ne put refuser : un donateur lui proposait de partir en Europe, en compagnie de ce soldat et s’engagea à payer tous les frais du voyage. De cette manière, le soldat resterait loin de ses proches suffisamment de temps pour que le changement qui s’opère en lui soit radical. Pendant ces dix jours, le Rav aurait ainsi la voie libre pour raviver la flamme juive de son protégé.

Le soldat accepta l’invitation avec joie, et tous deux partirent péleriner sur les tombeaux des Tsaddkim d’Europe.

Or, à cause de l’antismétisme qui fait rage dans cette région du monde, les tombes de nombreux Rabbanim sont désormais entourés de grillages, ou de murailles, afin d’éviter que des individus mal intentionnés ne les profanent. Pour pouvoir y accéder, il faut préalablement prendre rendez-vous avec la personne responsable. Mais cela, les deux amis ne le savaient pas.

Arrivés à Prague, ils décidèrent donc de se rendre sur la tombe du « Noda Biyehouda ». Mais une barrière entourait ce lieu saint, et il n’y avait visiblement aucun moyen d’y pénétrer. Ils composèrent le numéro de téléphone qui figurait sur la pancarte accrochée au portail cadenassé, mais personne ne répondit. Le soldat se tourna alors vers le Rav : « Il suffit de sauter », lui dit-il. Le Rav essaya, mais manqua de se briser une jambe. Non, il n’y parviendrait pas. Quant au soldat, il ne lui fallut que quelques secondes pour se trouver près du tombeau. Le Rav pria de l’extérieur, tandis que le soldat se tenait tout près du Kever du « Noda Biyehouda ».

Ils entreprirent ensuite de se rendre sur la tombe du célèbre « Maharal de Prague », située en centre ville. Mais l’heure des visites était terminée et ils se trouvèrent à nouveau face à une porte fermée. Ils firent le tour du lieu plusieurs fois pour essayer de trouver une brèche, mais en vain. Il n’y avait tout simplement pas d’accès. Le Rav essaya de sauter, mais abandonna bien vite cette idée. C’était impossible… du moins, pour lui car il ne fallut pas plus de vingt secondes au soldat pour escalader la barrière et se trouver à l’intérieur.

Le même scénario se reproduisit plusieurs fois. A chaque fois, le Rav restait à l’extérieur, tandis que le soldat parvenait à s’introduire avec une facilité déconcertante près du tombeau.

Finalement, il se tourna vers le Rav et lui dit : « Cela me gêne d’être à l’intérieur tandis que toi tu restes dehors. Je te vois pâlir chaque fois que l’on arrive devant un portail fermé… Sais-tu quelle est la différence entre toi et moi ? Tu as l’impression que ce portail est un mur infranchissable, tandis que moi, qui suis habitué à me surpasser, je ne vois qu’un obstacle à franchir. Peu importe que je sois dans le Golan ou à Prague. Si je veux atteindre un objectif, rien ne peut m’arrêter. Ce mur n’est qu’une occasion supplémentaire de montrer de quoi je suis capable, et j’attends avec impatience de pouvoir escalader le prochain. »

Le Rav posa sa main sur l’épaule de son ami et lui dit : « As-tu seulement entendu ce que tu viens de dire ? Il a fallu que nous voyageons jusqu’à Prague pour que tu prennes conscience de cela ! Tu penses que lorsque Hachem t’envoie des épreuves et des difficultés, cela signifie qu’Il te repousse et essaie de t’empêcher d’avancer. Rappelle-toi : ce n’est ni un mur, ni une barrière ! Ce n’est qu’un obstacle qu’il te faut franchir, et auxquels seuls les plus talentueux ont droit. Qui envoie-t-on Djenin ou à Chekhem ? L’élite ! Les plus expérimentés, les plus habiles, les plus forts… Hachem te place face à une épreuve, car c’est de là que viendra la lumière. »

Le Mekoubal Rabbi Israël Weintraub zatsal explique qu’après les ténèbres qui envahirent le monde suite à l’assassinat des 10 martyrs, Hachem envoya immédiatement Rabbi Chimon Bar Yoa’haï, qui dévoila la Torah cachée. Après les pogroms de 1648, Hachem apporta la lumière du ‘Ram’hal, du Gaon de Vilna et du Baal Chem Tov. Et après les horreurs de la Choah, le monde de la Torah fleurit en Israël et aux Etats-Unis. Car l’obscurité précède la lumière.

Rav Eliahou Rabbi, dans un message court et percutant sur la Emouna :

Tiré du livre Hinéni Beyadekha, adaptation française Elisheva Uzan

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