Crise du Corona

Coronavirus – Brit Mila par un médecin Goy ? Les Poskim s’y opposent fermement

Les plus grands décisionnaires ont publié une lettre claire quant au fait de confier l’acte de la Brit Mila à un médecin non-juif, tandis que le père participe à l’incision. « Le Goy ne participera d’aucune manière à la Brit Mila », a déclaré le Richon Letsiyon Rav Its’hak Yossef.

Récemment, les plus grands décisionnaires ont rédigé une lettre dans laquelle ils déclarent fermement qu’il est interdit de confier à un médecin Goy le soin de pratiquer la Brit Mila. Depuis l’arrivée du Covid-19, ce phénomène tend malheureusement à se répandre : à cause du confinement et des restrictions de déplacement, de nombreux juifs du monde résidant dans des endroits excentrés ne trouvent pas de Mohelim pour faire la Mila à leur fils. Ils affirment que certains Rabbanim leur ont permis de faire appel à un médecin non-juif, à condition que le père participe à l’acte d’incision.

Ce phénomène est d’autant plus important dans les zones rouges, là où les risques de contamination sont les plus élevés. Si le Mohel pénètre dans ces pays, il doit ensuite rester 14 jours en quarantaine et par conséquent, il ne peut accomplir la Mila de l’enfant le 8ème jour suivant sa naissance.

Le Rav Hagaon Rav Yehouda Ma’hpoud, fils du célèbre Mohel et Av Beit Din ‘Yoré Déa », a pris connaissance des faits et est allé consulter les plus grands décisionnaires pour avoir leur avis.

Le Rav Yaacov Hertzog, l’un des Rabbanim de l’assocation « Brit Yossef Its’hak », qui se charge d’envoyer gratuitement des Mohelim aux quatre coins du monde, a parlé à de nombreuses ambassades israéliennes afin de tenter de trouver une solution à ce problème inquiétant. L’association a contacté le ministre des Affaires Etrangères, Gabi Ashkenazi qui a déclaré : « J’ai de nombreuses affaires à l’ordre du jour, mais la Mitsva de Brit Mila est plus importante que tout pour moi. »

« Le Ministre Ashkenazi a donné des instructions aux membres du ministères des Affaires Étrangères afin de trouver une solution pour permettre aux Mohelim de se rendre dans les différentes régions du monde pour accomplir la Mitsva de Brit Mila », a raconté le Rav Mahpoud. « Certains pays ne permettent pas aux citoyens extérieurs de pénétrer sur leur territoire à cause du Corona. Dans le seul État des Philippines, la quarantaine imposée nous a contraint à repousser trois Brit Milot. Un Rav vivant dans l’une des petites communautés des Philippines s’est permis de faire appel à un médecin non-juif pour circoncire son propre fils. C’est un phénomène que nous signalons dans d’autres communautés, en particulier dans les petites communautés éloignées qui n’ont pas de communauté orthodoxe proche. »

Le Rav Ma’hpoud a publié une lettre explicite dans laquelle il précise qu’il est absolument interdit de confier la Mitsva de Brit Mila à un médecin non-juif. S’il n’y a aucun moyen de faire venir un Mohel le 8ème jour de la Mila, celle-ci pourra être repoussée afin qu’elle soit effectuée par un Mohel juif et non pas ‘Has Vechalom par un Goy, même si le père participe à l’incision.

Le Richon Letsyon et Grand Rabbin Séfarade, le Gaon Rav Its’hak Yossef a lui aussi rédigé une réponse claire à ce sujet : « Je me joins à l’appel important au sujet du fait qu’un Rav des Philippines a permis qu’un médecin Goy accomplisse la Mitsva de Brit Mila, afin que la Mila puisse avoir lieu le 8ème jour. […] Si aucun Mohel ne peut se rendre auprès de l’enfant, la Mila sera repoussée jusqu’à ce qu’un Mohel juif puisse l’effectuer. […] En aucune manière, on ne confiera cette Mitsva à un non-juif. »

Naama Green

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