Les mois de l'année juiveSégoulot

Parnassa, zivoug, délivrances… La richesse du mois de ‘Hechvan – Rabbanit ‘Haguit Chira

Le mois de Hechvan est un mois plein de lumière. S’inspirant du mois de Tichri qui le précède, Hechvan possède lui aussi des jours très spéciaux et quelques Segoulot importantes.

Qui a dit que le mois de Hechvan était triste et ennuyeux ?

Hechvan est un mois empli de lumière. Mar’hechvan vient de la même racine que « Mera’hchin »(« murmures ») car nous sommes encore sous l’influence du mois de Tichri, riche en prières. Nos lèvres continuent à chuchoter des Tefilot. Le signe astrologique du mois de ‘Hechvan est le scorpion ( עקרב en hébreu), qui forme les premières lettres des mots : « עושים באימה רצון קונם » (« Ils accomplissent avec crainte la volonté du Créateur »). Bien que le mois de Tichri appartienne au passé, nous redoublons d’efforts pour accomplir la volonté du Maître du monde… Par ailleurs, le mois de ‘Hechvan renferme des jours merveilleux, et quelques Segoulot extraordinaires.

La semaine dernière avait lieu l’anniversaire du décès du Rav Ovadia Yossef zetsoukal, et la semaine que nous entamons est, elle aussi, riche en Segoulot et délivrances.

7 Hechvan – Ce jour là, nous réciterons « Barekh Alénou… » lors de la prière d’arvit. Nos Sages enseignent qu’il faudra penser à ce moment là (sans le formuler), à recevoir une Parnassa abondante de la main généreuse d’Hachem. Le Rav Yehonathan Eibchitz zatsal précise que lors de la récitation du passage intitulé « Birkat Hachanim », l’homme devra s’efforcer de prier pour sa parnassa, ainsi que pour obtenir l’expiation de ses péchés car bien souvent, c’est le manque de parnassa qui pousse l’homme vers la faute et l’éloigne du droit chemin.

« Je ferai pleuvoir pour vous une nourriture céleste… »(Chemot 16-4) – Du Ciel, on envoie à l’homme son pain, sa parnassa. L’homme n’a aucun pouvoir sur la pluie, et personne n’a encore découvert de bouton qui permet d’enclencher ou à l’inverse de stopper une averse. Hachem est le seul à détenir les clés de ce phénomène. Il en est de même pour la parnassa, qui est entièrement entre les mains du Créateur. L’homme pense parfois qu’il peut faire en sorte de s’enrichir davantage, ou à l’inverse, craint que quelqu’un s’empare de ce qui lui revient ou lui fasse perdre de l’argent… Mais c’est une erreur ! La parnassa, tout comme la pluie, est entre les mains d’Hachem. Les seules boutons que nous pouvons presser pour tenter de mériter une parnassa facile et abondante sont ceux la Emouna et de la prière.

Gardez bien cela à l’esprit : aucun homme ne gagne ou ne perd de l’argent en ce bas monde. Ce qu’il reçoit n’est plus ni moins que ce qui a été décidé pour lui par Hakadoch Baroukh Hou ! Notre seule capacité d’intervention réside dans la prière.

10 Hechvan – Gad, le fils de Yaacov Avinou et de Zilpa (la servante de Léa), vint au monde et décéda le 10 Hechvan. Lorsqu’il naquit, Zilpa s’exclama – « Viens, Gad », Gad, c’est le Mazal, la chance, la destinée. Dans son livre « Moed lekol ‘Haï », Rabbi ‘Haïm Palagi écrit que la 10 ‘Hechvan est sous l’influence d’un bon Mazal et que tout celui qui entreprend quelque chose ce jour là, réussira. C’est un jour propice pour les Chidoukhim, pour les affaires, et bien entendu, pour la prière. Il est bon de lire les versets suivants : «  »וּלְגָד אָמַר בָּרוּךְ מַרְחִיב גָּד כְּלָבִיא שָׁכֵן וְטָרַף זְרוֹעַ אַף קָדְקֹד » (« OuleGad amar baroukh mar’hiv Gad kélavi chakhen vétaraf zéroa af kadkod »), et de réciter à sept reprises – à l’endroit et à l’envers – la phrase suivante : « Gad Gadod Yégoudénou véhou yagoud ékev ». On pensera également à allumer une bougie le 10 ‘Hechvan pour l’élévation de l’âme de Gad, et à demander à Hachem tout ce dont on a besoin.

Chabbat Parachat Lekh Lekha – Le Rav Pin’has Mikorits écrit que jusqu’à la Parachat Lekh Lekha, le monde est en quelque sorte plongé dans les ténèbres, mais dès lors que nous lisons cette Paracha, le monde s’emplit de la lumière de la Emouna, et le ‘Hessed d’Avraham se répand sur le monde, emmenant dans son sillon de nombreuses délivrances. Le Rav de Loublin rapporte qu’après avoir lu la Paracha de Lekh Lekha, il avait la sensation de quitter l’obscurité pour rejoindre la lumière. Cette Paracha a le potentiel d’allumer en nous la lumière de la Emouna.

11 ‘Hechvan – Ce jour là, Ra’hel Iménou rendit son âme pure au Créateur. Jusqu’à présent, Ra’hel, la mère du peuple juif « pleure pour ses enfants », et intercède auprès d’Hakadoch Baroukh Hou afin qu’il exauce le souhait de leur coeur, pour le bien.

Rabbanit ‘Haguit Chira, adaptation française Elisheva Uzan.

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