Toldot

Paracha express. Toldot – Deux frères, deux directions – Par Yehouda Tsadok

A l’âge de quarante ans, Its’hak prit pour épouse Rivka, soeur de Laban, l’Araméen.

Dix années s’écoulèrent, mais Its’hak et Rivka n’avaient toujours pas d’enfants.

« Its’hak implora l’Eternel au sujet de sa femme qui était stérile: l’Eternel accueillit sa prière, et Rivka devint enceinte. »

Hachem entendit les prières d’Its’hak, et elle conçut. Le couple se réjouit de cette merveilleuse nouvelle, mais bien vite, Rivka remarqua quelque chose d’étrange. Chaque fois qu’elle passait devant un lieu d’idolâtrie, l’enfant qu’elle portait semblait vouloir sortir, comme attiré par cet endroit impur. Mais ce qui était encore plus étonnant, c’est que lorsqu’elle passait devant une maison d’étude, l’enfant manifestait la même attirance. Quel genre d’enfant pouvait être attiré à la fois par une chose et son contraire ?

« Comme les enfants s’entre-poussaient dans son sein, elle dit: si cela est ainsi, à quoi suis-je destinée ! et elle alla consulter le Seigneur. »

Rivka alla donc consulter Chem (le fils de Noa’h, qui était toujours en vie) et lui raconta le phénomène étrange qui se produisait en elle. Ce dernier lui annonça alors qu’elle attendait des jumeaux, que tout opposerait.

« Le Seigneur lui dit: Deux nations sont dans ton sein, deux peuples sortiront de tes entrailles. Un peuple sera plus puissant que l’autre, et l’aîné obeira au plus jeune. » 

 La prière personnelle de Its’hak puis celle de Rivka s’adressant directement à D… ont reçu, chacune, une réponse. Voilà un merveilleux exemple d’association dans la foi en D. d’un illustre couple dans notre Torah.

Rivka mit effectivement au monde, deux bébés très différents.

Le premier roux et son corps pareil à une pelisse, reçut le nom de « Esav ». Le deuxième tenait le pied de son frère à la naissance. On le nomma Jacob.

Esav devint habile chasseur, homme des champs alors que Jacob, inoffensif, demeurait dans la tente. Its’hak préférait Esav car il était très respectueux vis à vis de lui, et lui apportait régulièrement du gibier. Mais Rivka préférait Jacob.

Un jour, alors que Jacob préparait un plat à base de lentilles, Esav revint des champs, fatigué. Esav montra alors la marmite fumante à son frère et lui dit : “Laisse moi avaler de ce rouge”, ce à quoi  Jacob répondit: “Vends-moi, d’abord ton droit d’ainesse.”

Esav accepta, puisqu’il ne voulait pas des responsabilités de l’aîné qui sont de l’ordre de la morale et du spirituel. Jacob, homme d’étude, reçut le cadeau d’assurer la continuité de Avraham et de Its’hak dans la Emouna et la réalisation des Mitsvot.

Jacob servit un plat de lentilles et du pain à Esav qui se rassasia et ressortit, dédaignant le droit d’aînesse en le troquant contre si peu.

Jacob acquit ainsi le droit d’aînesse spirituel, alors que Esav, le plus âgé, s’en retourna vers ses préoccupations matérielles. 

Y. Tsadok

A la mémoire bénie de Mari Miriam bat Messaouda

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