Histoires vécuesTéchouva/ Premiers pas vers la Torah

L’histoire de Chalom Barel :‘’J’ai alors réalisé que la vie était trop courte pour être gaspillée dans des bêtises.  »

Chalom est à ce moment-là un footballeur et champion du monde de tennis de table. Il travaille dans un  centre gouvernemental important au nord de Tel-Aviv.

‘’Ce jour-là, je suis sorti vers 21 heures du travail. Je n’avais pas mon téléphone sur moi’’ se rappelle Chalom.
‘’En chemin, j’ai aperçu deux jeunes arabes, l’un petit et maigre et l’autre grand et effrayant. Je n’ai pas fait attention à eux jusqu’à ce que l’un d’eux s’adresse à moi :
-C’est toi Chalom Barel ?
Instinctivement j’ai répondu par l’affirmative, mais je n’arrivais pas à comprendre qui il était ni d’où il me connaissait. De nombreuses pensées jaillirent dans mon esprit. La peur commençait à s’emparer de moi et j’essayais en vain de la canaliser.

-T’habites à Lod ? me demanda encore brutalement mon adversaire tandis que son complice scrutait fébrilement la rue.

Ils se sont approchés de moi. Un éclair de haine qui me glaça le sang apparut dans leurs yeux.

C’est alors que j’ai compris qu’ils n’étaient pas là par hasard. Ils connaissaient mon identité, l’endroit où j’habitais, mon lieu de travail. Mais de mon côté, je ne les avais jamais vus de ma vie. Je ne parvenais plus à réfléchir clairement et j’étais paralysé par la peur.

Soudain, il me demanda si je connaissais une certaine employée là où je travaillais. Le nom qu’il me donna fit tilt dans mon cerveau. J’avais eu avec elle une légère altercation sans importance. Du moins, c’est ce que j’avais cru de mon côté…
J’ai commencé à m’excuser et à raconter beaucoup de bêtises. Je leur ai dit que je n’avais jamais eu l’intention de la blesser et que c’était une histoire sans importance. Dès qu’ils ont vu que je commençais à ployer devant eux, ils n’ont pas arrêté de me menacer.’’

Qu’est ce que tu as fait alors ?
‘’Je n’avais pas vraiment le choix. Mon bureau se trouvait au bout d’une impasse. Et à cette heure-là, les rues étaient déjà vides. Je ne pouvais pas me battre contre eux. La seule chose qui me paraissait la plus juste à faire était de leur parler, de les amadouer et de prier pour qu’ils me lâchent.

Je n’arrêtais pas de leur dire ‘’oui’’ à tout ce qu’ils me disaient. En mon for intérieur, je me promettais que si je sortais de là vivant, je ne remettrai plus jamais les pieds ici.

Au bout d’un moment, ils m’ont laissé partir en me menaçant.

‘’Je leur ai tourné le dos en pensant que ça y est, c’était fini, que j’allais bientôt arriver à l’arrêt du bus et que je serai loin de tout ça, loin de ces énergumènes, loin de cette peur.
Et pourtant, une petite voix me disait que ça ne s’arrêterait pas là. J’avais un très mauvais pressentiment. Comme si quelque chose allait se passer.
Je n’avais pas fait dix pas que je sentis un énorme coup. L’un deux m’avait asséné d’un puissant coup de pied. L’autre me jeta de toutes ses forces une énorme pierre sur la tête.
Je me sentais mourir’’ nous déclare douloureusement Chalom.

‘’Je me voyais d’en-haut, mais je ne savais plus qui j’étais. Baroukh Hachem, dans la minute qui suivit quelques personnes passèrent dans la rue et appelèrent immédiatement les secours. L’ambulance est arrivée par miracle quelques instants plus tard, sortie d’on ne sait où. Elle est apparue telle un ange pour me sauver, je n’ai pas d’autre explication.’’

Te souviens-tu du trajet vers l’hôpital ?
‘’Pas vraiment. Je savais que j’étais mort. D’un seul coup une grande quantité d’images défila devant mes yeux. En quelque secondes, j’avais plein de flash d’informations sur ce qui s’était passé et sur d’autres choses également.
C’est très difficile d’expliquer avec des mots tout ce que j’ai vu mais disons que cela ressemble à plusieurs écrans avec des informations qui défilent en même temps sur plusieurs sujets.       
       

Après une hospitalisation de plus d’une semaine, des lésions crâniennes importantes, des points de suture et nombre d’essais de réveil, tu as finalement réussi, par miracle, à te remettre et à reprendre tes esprits. Depuis, qu’est ce qui a changé pour toi ?

‘’Tout a changé dans ma vie’’ nous dit-il.
‘’Tout d’abord, j’ai compris qu’il y avait un but et une vérité en ce monde. J’ai compris qu’il y avait un chemin de vie tracé pour nous par le Créateur. Je savais déjà avant cet évènement qu’il existait un Créateur du monde et j’avais déjà une très grande Emouna. Mais je n’avais jamais pensé qu’il fallait accomplir des actes concrets pour prouver notre proximité avec Lui. Ce qui m’est arrivé m’a fait réaliser que la vie était trop courte pour être gaspillée dans des bêtises. Mon approche de la vie et des choses a pris alors un tournant différent. J’ai commencé à me renforcer, à respecter le Torah et les Mitsvot. J’ai voulu cette Téchouva de tout mon cœur’’.

C’est donc suite à cela que tu as fait Téchouva ?

‘’Je vais vous donner une réponse un peu surprenante peut-être. J’ai rencontré beaucoup de personnes qui ont rencontré des épisodes similaires mais qui, ensuite, ont poursuivi leur vie comme si de rien n’était. Moi, j’aurais fait Téchouva dans tous les cas car j’ai toujours su au fond là où se trouvait la vérité. Les miracles que j’ai vécus et cette vie reçue en cadeau n’ont fait qu’accélerer le processus.’’

T’es-tu rendu sur ton ancien lieu de travail depuis ?

‘’Six ans après, je ne me  suis toujours pas approché de cet endroit. Et je ne le souhaite pas. En fait, je devrais peut-être y retourner juste pour réciter la bénédiction ‘’Béni sois-Tu Hachem qui a accompli pour moi un miracle en ce lieu’’.

Après ces événements, Chalom Barel a étudié pendant trois ans dans une Yéchiva. Il a ensuite fait la connaissance de son épouse et se maria. Depuis, il ne cesse de raconter cet épisode de sa vie pour renforcer les autres et leur apporter des paroles de foi, de soutien et d’espoir. Les miracles dont il a été témoin lui ont permis de rapprocher sa famille de la spiritualité et d’accepter de vivre une vie de Torah. 
 

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