Prière/Téfila

« Ne me laisse pas seul ! Je n’ai personne d’autre au monde ! » La force de la prière

Le saint Zohar nous relate l’incroyable histoire suivante : Rabbi Yossi de Pekiin est décédé. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon Bar Yo’haï  décide alors de se rendre à son domicile avec d’autres Rabbanim afin de procéder à la purification mortuaire puis à l’enterrement.

En arrivant sur place, de l’extérieur ils entendent les pleurs amers d’un petit garçon.

Empêchés d’entrer par sa sœur, les  Tanaïm aperçoivent par la fenêtre le fils de Rabbi Yossi, tellement jeune et déjà orphelin, accroché au corps de son père, le saint Tana, en train de pleurer et de gémir.

« Maître du monde, Tu as écrit dans Ta sainte Torah (Devarim 22, 7) : « Renvoies la mère et les prends les enfants ». Pourquoi as-tu pris le père devant les enfants ? Bien sûr, le verset parle de la mère et non du père ! Mais, maître du monde, Tu as déjà repris notre mère il y a quelques années ! Tu nous as laissé notre papa qui est ainsi également notre mère. Mais lui aussi Tu veux nous le prendre ! Pourquoi veux-Tu nous laisser moi et ma sœur, seuls au monde ? »

Rabbi Elazar, tout retourné, annonça : « Il va y avoir ici des miracles et des prodiges ! Rien ne peut contrer de tels pleurs ! »

Et voilà que soudain, Rabbi Yossi ouvre miraculeusement les yeux et invite les Rabbanim à entrer. Les saint Tanaïm voient Rabbi Yossi, caressant son petit garçon, en larmes. Il leur dit alors : « Sachez que j’étais déjà face au tribunal céleste. 300 chaises avaient été préparées mais les pleurs de mon fils ont expulsé les chaises. C’est alors que mon âme est redescendue ici-bas ! »

La prière a une force incommensurable ! Chacun est capable de prier du fon du cœur ! Sans évoquer le prophète Eliahou qui avait le pouvoir de ressusciter les morts, ni de son élève Elicha, nous parlons juste des pleurs d’un petit enfant ! La prière de chacun, peut ressusciter les morts !

Cette histoire a été racontée un soir de Roch Hachana par le Rav Hizkiya Yossef Karleinstein chlita à Bné Brak. Après son discours, un secouriste de l’association Hatsala s’adressa à lui : « Rav, vous avez raconté une histoire qui s’est produite il y a 2500 ans. Moi, j’ai une histoire qui date de jeudi dernier ! » Et il se met à raconter.

« Nous avons reçu un appel d’urgence pour un grave accident entre Beer Cheva et Yerouham. Mon collègue, proche du lieu,  fit au plus vite pour s’y rendre. Il était avec ses filles. L’accident était impressionnant, une jeune femme gisait, gravement blessée, et, à ses côtés, se trouvait un enfant de 10 ans qui semblait indemne.

Mon ami a sorti l’enfant de la voiture et l’a assis dans la sienne, en recommandant à ses filles de le surveiller, de le protéger dans cette difficile situation.

C’est alors que, soudain, l’enfant, qui ne portait pas de Kippa, saisit un linge de sur la banquette près de lui et le fixa sur sa tête. Il bondit de la voiture et courut vers sa mère, étendue sans connaissance. C’est alors qu’il fondit en larmes : « Maman chérie ! Je n’ai pas de papa et je suis ton seul fils, s’il te plait ne me laisse pas seul au monde ! Je t’en prie ! »

Les équipes de secours s’affairaient pour la sauver. Après 9 interminables minutes de prières et de pleurs incessants où l’enfant ne cessait de répéter : « Maman, s’il te plait, ouvre les yeux, montre-moi que tu es en vie… », l’incroyable se produisit ! La mère qui était déjà presque dans l’au-delà, ouvrit de grands yeux, puis les referma. Elle fut transportée d’urgence à l’hôpital Soroka de Beer Cheva.

La veille de Roch Hachana, j’ai appelé pour prendre de ses nouvelles : son état était stable et satisfaisant, elle était hors de danger et n’avait pas de séquelles graves !

Voilà les forces des pleurs d’un enfant juif ! Le Saint-béni-soit-Il nous attend ! Il attend nos prières !

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