Couple et paix conjugale

La sagesse des femmes édifie la maison…

‘’La sagesse des femmes édifie la maison ; leur folie la renverse de leurs propres mains’’ (Proverbes 14, 1)

Nos Sages nous expliquent ce verset : ‘’La sagesse des femmes édifie la maison’’ : il s’agit de l’épouse de On Ben Pélet qui l’a sauvé de la discorde.

‘’Leur folie la renverse de leurs propres mains’’ : c’est la femme de Korakh qui a mené son mari jusque dans les abîmes en lui faisant ressentir qu’il n’avait aucune valeur.

Dans les Likouté Moharan (tome 1, Torah 7), Rabbi Na’hman de Breslev nous explique cela par un verset des Psaumes : ‘’Je me réjouirai en Hachem, les fautes disparaitront de la Terre’’. Les fautes viennent d’un sentiment de manque.
Notre génération est emplie de cette sensation de manque. Observons simplement nos enfants : à longueur de journée nous entendons les uns et les autres dire : ‘’Je m’ennuie ; Il me manque ça ; Je n’ai pas la force !’’ Lorsque l’homme ressent le manque, son cœur s’emplit de jalousie qui se transforme en dispute et en discorde.

Rabbi Na’hman nous explique ainsi que pour s’éloigner des fautes et pour les réparer, nous devons nous réjouir par Hachem. Ainsi, au lieu de chercher à satisfaire sans cesse notre ‘’moi’’  réjouissons-nous plutôt du fait même de la présence d’Hachem en ce monde, qui, Lui Seul peut combler tous nos manques ! Une femme heureuse  construit. Une femme malheureuse détruit.

La femme est nommée en Hébreu ‘’Akéret Bayit’’. En hébreu, le mot ‘’Akéret’’ vient de Ikar qui signifie ‘’l’essence, l’essentiel’’. En agissant avec joie, elle construit sa maison.  A contrario, le terme ‘’Akéret’’ provient aussi de ‘’Okeret’’ qui signifie ‘’détruire’’, que D. préserve. Une femme qui agit avec des sentiments négatifs comme la jalousie ou la colère peut malheureusement en venir à faire fuir l’équilibre et la joie de sa maison. La tristesse influe sur les enfants qui deviennent à leurs tours apathiques et perturbés car la joie et la satisfaction sont absentes de leur maison.

Notre Paracha nous interpelle : soyons satisfaits de notre sort et faisons entrer la joie et la lumière dans notre maison.
Si un ‘’Kérakh’’ (en hébreu, ‘’glaçon’’, mot qui ressemble à Korakh) se forme autour de notre cœur, il faut agir avec sagesse et intelligence. Faisons fondre la glace par un mot gentil, une parole d’encouragement et en reconnaissant le bien qui nous entoure à chaque instant.
La femme est dotée d’une intuition innée lui permettant de voir la profondeur  des choses.  Nous nous devons de faire une introspection et de vérifier si nous créons  bien chez nous, cette atmosphère de satisfaction et de joie.
Une personne qui n’est pas en paix avec elle-même créera toujours des disputes autour d’elle. Cette personne ne le fait pas parce qu’elle est méchante mais parce qu’elle se sent mal.

Emplissons-nous de pensées et de sentiments positifs, de patience, d’acceptation, de compréhension. En réduisant quelque peu notre ego et en mettant des lunettes qui nous permettront de tout voir selon la foi, nous saurons alors remercier pour tout.
 

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