Paracha ’express : Parachat Balak

« Balak, fils de Tsipor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens, (…) et il envoya des messagers à Bilam en disant : « Un peuple est sorti d'Egypte, et déjà il couvre la face du pays, et il campe vis-à-vis de moi maintenant, viens donc maudire ce peuple… car il est plus puissant que moi’’ ».

Pour Balak, le territoire que le peuple d’Israël avait conquis appartenait aux Amorréens.
Néanmoins, aucune raison apparente ne justifie la panique de Moav, puisqu'il était formellement interdit à Israël de les attaquer, comme il est écrit :
אל תצר את מואב, ‘’ne fais aucun mal à Moav’’.

De quoi donc avaient-ils peur ? Il est écrit : »Et Moav eut peur devant le peuple parce qu'ils pillaient et prenaient le butin.
Le Ramban explique que le peuple des Moavites était peu nombreux.
Le Zohar explique, que l’attribut : »rav » (nombreux) a également la signification de « seigneur »: les Moavites comprirent soudain que ce peuple d'anciens esclaves était devenu tel un » seigneur »,  maître de ce monde.

C'est pourquoi Balak envoya à Bilam sa demande de maudire ce peuple de peur qu'il ne s’empare de tout par leur force (spirituelle).
Le Zohar nous explique que Bilam est le petit-fils de Lavan, qui était lui-même le père de Péor et c’est à Aram, là où a vécu Lavan, que Bilam a appris les sciences occultes et la sorcellerie.

Bilam connaissait Hachem, mais cela ne l'empêcha pas de s'adonner à un culte idolâtre. N’étant pas juif il utilisa les forces de l'impureté.

Les noms Bilam et Amalek sont liés selon les lettres qui composent leurs noms hébraïques. En effet, si l’on écrit les noms Bilam (בלעם) et Amalek (עמלק) l’un en-dessous de l’autre, on observe que les deux premières lettres du nom Bilam et les deux premières lettres du nom Amalek forment le nom Bilam et inversement : les deux dernières lettres du nom Bilam et les deux dernières lettres du nom Amalek forment le nom Amalek.  Le lien est flagrant, et jusqu’à aujourd’hui nous voyons qu’Amalek nous o poursuit encore et toujours…

Lorsque Bilam avec son ânesse, prit le chemin pour aller maudire Israël, celle-ci ne voulait pas avancer. Il s'est alors mis à la frapper mais à la vue de l’ange d’Hachem il a tout de suite dit : « J'ai fauté ».  
Le but de Bilam, était d'affaiblir les enfants d'Israël en les faisant fauter avec les filles de Midian. Ainsi, il causerait la colère d’Hachem et pourrait ensuite les maudire. Nous comprenons donc que dès que nous nous éloignons du chemin d’Hachem, nous nous affaiblissons.

C’est en suivant les voies tracées par Hachem pour nous et en faisant attention en nous préservant des mœurs étrangères que nous dévoilerons cette crainte d’Hachem qui est dans notre cœur et qui nous permettra d’arriver à un véritable amour d’Hachem. Le Rabbi dans les Likouté Sihot nous enseigne qu’il est indispensable de passer par l’étape de la crainte d’Hachem.
La seule possibilité de se débarrasser de l'écorce d’Amalek est par la crainte et l'amour d'Hachem. Comme il est écrit : ‘’Tout est entre la main d'Hachem sauf la crainte d'Hachem ».
Nos Sages nous disent ainsi que le seul « libre arbitre » que nous possédons c'est de le craindre, de mettre toute notre attention vers Lui.

Pour Le craindre, il faut éviter de fauter et de transgresser Ses Mitsvot, car Lui seul sait pourquoi Il nous les a données, ceux sont des protections spirituelles mais également matérielles, comme nous le  disons chaque jour dans la Amida (les mois d’hiver) :
 ‘’Qui fait souffler le vent et fait tomber la pluie’’ « משיב הרוח ומוריד הגשם »

Tout d'abord ramener le spirituel (rouah) et ensuite Il fera descendre le matériel, la pluie (guéchem).
Je vous souhaite d'arriver à la vraie crainte d’Hachem et de ressentir Son amour pour chacun d'entre nous.

Chabbat chalom
Revital Tsadok

 

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