Peut-on déduire les frais de scolarité du Maasser?

03.06.19

Question

Question: Bonjour, je donne le Maasser de mes revenus, baroukh Achem, depuis quelquze temps. Mais nous avons, bli 'ayin ara', de nombreux enfants scolarisés, et cela devient financièrement, un peu lourd pour nous. Aussi, on s'est posé la question si on pouvait déduire ces frais de scolarités du Maasser? Merci, pour vos réponsees et tizcou lamitsvote!
 

Réponse

Réponse: Chalom ouvrakha, vous posez là une question forte intéressante, et bien délicate. Aussi, je vous propose avant d'y répondre, d"essayer de nous poser une autre question, c'est de savoir si on set obligé de donnder le Maasser? Il existe 3 avis à ce sujet:
  1. Tossafotes dans Taanit 9a pense que c'est une obligation de la Torah, provenant du verset: "vous prélevrez le Maasser, (la dîme), de de tous les produits de tes semailles", (Réé, 14, 22). Il explique que le mot "tous les", "kol" en hébreu, inclus, les revenus. C'est-à-dire, bien que le verset parle au sujet des produits agrivoles, il faut, aussi, prélever de  l'argent que l'on reçoit.
  2. Le Taz, dans Yoré Déa331, 32 et le H'ida penset que ce sont les H'akhamim qui ont institué ce devooir d'enlever 1/10ème de ses revenus.
  3. Le Bah', à la fin du siman 331 et le Avkat Rokhel,(ouvrage écrit par le Rave Yossef Karo, l'auteur du Choulh'an Aroukh), pense que ce n'est qu'une coutume, et qu'il n'y a pas d'obligation à doer le Maasser. Ainsi pensent le Rav Ovadia Yossef, comme il l'écrit dans Yéh'avé Daat, tome 3, 76. D'après ce dernier avis, bien qu'il est important de donner le Maaser, ar c'est une habitude, et il n'est pas permis de sedispenser d'une coutume que les autres ont pris comme habitude. Cependant, s'il est dans le besoin, ,il sera permis de de déduire les dépenses pour les enfants au dessus de 6 ans. Enfin, il est bon qu'avant de prendre cette habitude de prélever le maasser, de dire qu'il prend ce minhag à condition qu'il puisse faire les mits vaot qu'il veut à partir de cet argent. S'il na jamais fait ctte conditiion , alorsannule son vœu devant 3 Rabbanim, sur le fait qu'il n'a pas dit qu'il allait aire cette habitude, "bli néder", sans que ce soit un vœu. Voilà ce qu'écrit le Yéh'avé Daat, cité plus haut. Les décisionnaires rajoutent de dire que tout l'argent donné à la Tsédaka, à partir de Roch Achana jusqu'à la fin de l'année, sera décompté du Maasser et au besoin du 1/5ème, (h'omech). En effet, certains pensent qu'il faut donner le Maaser, la somme exacte correspondante au 1/10ème de ses revenus, ni plus ni moins

Pour revenir à votre question, il faut donc savoir que l'on ne peut s'acquitter d'une obligation avec l'argent du Maassser. Seulement si c'est un don facultatif, alors ion pourra utiliser l'argent du Maasser. Donc, il faut savoir si mettre les enfants à l'école, ou à la yéchiva est une obligation ou pas. Si c'est obligé, on ne pourra pas utiliser l'argent du masser.
La guémara Kiddouchin 29a écrit que le père a le devoir d'enseigner la Torah à son fils; rachi explique que cela ne comprend que la Torah écrite, c'est-à-dire H'oumach t Navi, mais cela exclut la Michna et la Guémara. Car cela, il peut l'apprendre de li-même. Le Choulh'an Aroukh,, écrit qu'on doit m^ême, payer unn enseignant à son fils, qui lui apprendra la Torah écrite.par  contre, on ne sera pas obligé de ^payer pour lui enseigner  la Torah orale, (séif 6 ).le Rama écrit qu'on pourra obliger un père récalcitrant à payer à son fils un professeur.