Développement personnel/Coaching

« Ne cherche pas le chemin du bonheur. Cherche plutôt le bonheur qui est sur ton chemin. »

Ce proverbe connu est facile à dire. Comment faire concrètement pour appliquer ce conseil ?

Le bonheur ne dépend pas de facteurs extérieurs ou de biens acquis. Il ne dépend ni d’argent, ni du nombre d’enfants que nous avons, ni du beau mobilier qui orne notre maison.

Si l’on se dit que lorsque l’on sera marié, ou bien lorsque l’on aura tel ou tel poste, ou encore lorsque l’on aura telle ou telle maison… ALORS nous atteindrons le sommet du bonheur, c’est une grosse erreur ! C’est plutôt là que débute le malheur !

 « Il est bon pour l’homme de porter le joug dans sa jeunesse » nous dit le prophète Jérémie. Et nos Sages nous enseignent que l’on parle ici du « poids » que représentent la Torah, la vie conjugale, et la subsistance.

« Libérez-moi de ce joug ! » supplie l’homme. Mais il est impossible de le lui retirer. Chacun a son propre fardeau qu’il doit porter tout au long de sa vie.

Mais il y a une lueur d’espoir. Quelqu’un se présente face à l’homme affaibli par le poids de son sac.

« Mon cher ami » lui dit-il. Je ne peux pas te retirer ton joug, mais je peux te renseigner sur ce que tu es en train de transporter. Ecoute bien : ce que tu portes sur ton dos n’est pas un sac de pierres insignifiantes. Ton sac est rempli de pierres précieuses et de diamants !

Si tu parviens au bout du chemin avec ton sac, chaque pierre sera tienne ! »

Ces paroles donneront certainement des forces à cet homme ! Il est même tout à fait possible que ce dernier demande à ce que l’on ajoute des pierres à son sac !

Le mariage : une mission !

Chaque épreuve  vécue ressemble à un diamant. Lorsque l’on parvient à passer une épreuve avec vigueur et courage, le diamant devient nôtre.

Nos Sages nous enseignent : « La subsistance de l’homme est aussi difficile que de fendre la mer ». La même expression est d’ailleurs utilisée pour parler du conjoint et de la vie conjugale en général.

Redessinons la scène : les enfants d’Israël se trouvent dans une impasse. Derrière eux les Egyptiens à leur poursuite et devant eux la mer. Chacun avait le choix : soit voir la grandeur du miracle, soit se noyer dans la mer. Ces deux possibilités nous sont présentées dans notre vie de tous les jours, que ce soit dans notre travail et notre Parnassa ou bien pour préserver une vie saine et sereine dans notre maison. Nous pouvons voir les choses de deux façons : soit nous prenons cela comme une opportunité de nous hisser vers le haut. Soit nous tombons et nous noyons dans l’océan de nos soucis.

Dans toutes les compagnies aériennes nous trouvons des pilotes et des navigateurs. Le pilote a pour mission de conduire concrètement l’avion et de manipuler ainsi les manettes nécessaires au bon fonctionnement de l’appareil. Le navigateur quant à lui, vérifie que le pilote parvient bien à maitriser l’avion afin qu’il ne dévie pas de sa trajectoire jusqu’à arriver à destination. La réussite du vol dépend du travail commun des deux hommes. Il est évident que chacun a une responsabilité différente et que la moindre petite erreur aura un impact sur le trajet.  Parfois, l’erreur peut causer un simple désagrément temporaire. Une autre fois, l’erreur peut-être fatale et causer un terrible accident. C’est donc, comme nous l’avons dit le travail commun et associé des deux qui permet la réussite du voyage.

Cela est exactement pareil pour la subsistance et la vie de couple. Ces deux missions difficiles incombent aux deux conjoints. Ce n’est que dans l’unité, et par un travail commun que les deux missions peuvent être menées à bien.

Pour former une « équipe » solide, nos Sages nous donnent la direction : « Pour (la création de) l’homme, il y a trois associés : le Saint-béni-soit-Il, l’homme et la femme ».  Tel un triangle avec aux deux extrémités l’homme et la femme et au sommet, Hachem. Chacun des deux conjoints doit aspirer à s’élever et à monter pour approcher la Présence Divine. Chaque petite élévation réduit l’espace qu’il reste pour atteindre le sommet. Et chaque élévation permet également de rapprocher les deux conjoints l’un de l’autre avec comme point de rencontre, le Saint-béni-soit-Il. L’accent doit justement être mis  sur l’élévation en elle-même : que devons-nous modifier dans notre propre comportement ? Même si le triangle n’est pas isocèle et que l’un des côtés et plus long, on peut encore parvenir au sommet et les trois associés peuvent être réunis.

Goldie Fridman est conseillère conjugale et thérapeute au sein du département Chalom Bayit d’Hidabroot.

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