Les mois de l'année juive

« Donne-nous pluie et rosée » : quelques Halakhot sur le 7 Hechvan

Le 7 Hechvan, nous commençons à réciter la bénédiction sur la pluie, lors du passage de Birkat Hachanim de la Amida.

Cette année (5781 – 2020), nous avons commencé à réciter la bénédiction sur la pluie, dès la sortie de Chabbat (24/10), lors de la prière d’Arvit : les Sefaradim diront désormais « Barekh Aleinou », tandis que les Ashkenazim ajouteront les mots « Vetène Tal Oumatar Livrakha », dans la prière de Birkat Hachanim.

Birkat Hachanim – selon les rites Sefarades et Ashkenazes

En hiver, les Sefaradim récitent la bénédiction suivante :

« ברך עלינו ה’ אלהינו את השנה הזאת ואת כל מיני תבואתה לטובה. ותן טל ומטר לברכה על כל פני האדמה, ורוה פני תבל, ושבע את העולם כלו מטובך, ומלא ידינו מברכותיך ומעושר מתנות ידיך, שמרה והצילה שנה זו מכל דבר רע ומכל מיני משחית ומכל מיני פורענות, ועשה לה תקוה טובה ואחרית שלום. חוס ורחם עליה ועל כל תבואתה ופרותיה, וברכה בגשמי רצון ברכה ונדבה, ותהי אחריתה חיים ושבע ושלום כשנים הטובות לברכה, כי אל טוב ומטיב אתה ומברך השנים. ברוך אתה ה’ מברך השנים. »

Quant aux Ashkenzim, ils remplacent les mots « Vetène Berakha » (version récitée en été), par « Vétène Tal Oumatar ».

Quelques Halakhot

Voici la marche à suivre pour celui qui omet de dire « Vétène Tal Oumatar » ou de réciter le passage de « Barekh Aleinou » :

  • S’il n’a pas conclu la bénédiction (autrement dit, s’il n’a pas prononcé le nom d’Hachem dans la bénédiction de Birkat Hachanim), il dira « Vétène Tal Oumatar », là où il se souvient de son oubli.
  • S’il s’en rappelle après avoir dit « Ouvarekh Chénaténou Kachanim hatovot », il dira « Vétène Tal Oumatar », et reprendra « Ouvarekh Chénaténou Kachanim Hatovot ».
  • S’il se rend compte de son erreur après avoir terminé de réciter la bénédiction (c’est à dire, après avoir récité le paragraphe « Mévarekh Hachanim », avec le nom d’Hachem) mais avant d’avoir lu le passage de « Chéma Kolénou », il dira « Vétène Tal Oumatar Al Pnei haadama », après « Ouchéma tefilanténou » dans « Chéma Kolénou ».
  • S’il s’en souvient après la bénédicition de « Choméa Tefila », mais avant Rétsé, il se reprendra en lisant à nouveau le passage de Chéma Kolénou, y inclura les mots « Vétène Tal Oumatar Al Pnei haadama », avant de poursuivre sa Amida.
  • S’il s’en rappelle après avoir récité « Retsé », il reprendra la Amida à partir de Birkat Hachanim.
  • S’il réalise son oubli après avoir terminé la Amida, il recommencera depuis le début.
  • D’après le Choukhan Arouhkh, celui qui, dans les 30 jours suivants le 7 Hechvan, ne sait plus s’il a dit « Barekh Aleinou » ou « Barkhenou », et est proche de la fin de la Amida, devra recommencer, car on imagine qu’il a prié selon son habitude et s’est probablement trompé. Au delà de trente jours, il ne recommencera pas.

Yonathan Halévi

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