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Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Béchala'h 5780

Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef

| 07.02.20 | 10:49
 Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Béchala'h 5780
L’avis du Rambam
Dans le cours précédent, nous avons apporté une discussion parmi les Rishonim, si les Birkot HaTorah font partie des Mitsvot de la Torah ou bien s’ils sont d’ordre Rabbinique. Il est vrai que l’avis du Rambam n’est pas explicite à ce sujet, mais on peut comprendre que d’après son opinion, il s’agit de Berakhot Rabbiniques. D’ailleurs, le Rambane rapporte dans ses Hassagot sur le Sefer HaMitsvot (fin des Mitsvot Assé Mitsva 15) que le Rambam n’a pas décompté, parmi les Mitsvot de la Torah, justement les Birkot HaTorah. Et pourtant la Guemara dans le traité Berakhot (21a) est explicite car elle apporte un verset prouvant que les Birkot HaTorah sont de la Torah. Mais on comprend, selon le Rambam, que le verset rapporté par la Guemara vient juste faire office d’enseignement et non de référencement. Mais comme nous l’avons dit, le Rambane contredit cet avis et garde l’enseignement de la Guemara tel quel, et pense que ces Berakhot sont de la Torah.
Le Hayé Adam dans le Nishmat Adam (vol.1 Kllal 9 Siman 1) écrit que l’avis du Rambam est unique et que tout le monde le contredit. C’est pour cela que, selon le Hayé Adam, il s’agit d’une Berakha de la Torah.

Opinion partagée - Rishonim
Mais en réalité, le Rambam n’est pas seul à penser ainsi. En effet, nous pouvons retrouver environ dix Rishonim qui pensent comme lui. Le Responsa Elef HaMagen (Siman 8) écrit que nous pouvons déduire de ceux qui décomptent les Mitsvot de la Torah, leur avis au sujet des Birkot HaTorah. Le Baal HaLakhot Guedolot, Rabbénou Eliahou HaZaken, Rabbi Eliezer MiMitz, le Sma’’g, le Sma’’k, n’ont pas décompté ces Berakhot parmi les Mitsvot de la Torah. Par déduction, eux aussi sont d’avis qu’il s’agit de Berakhot d’ordre Rabbinique.
D’ailleurs (comme nous l’avons aussi rapporté dans le cours précédent), le responsa Pné Moché (Siman 1) pense que l’avis du Rif et du Rosh tiennent aussi cette opinion, car ils n’écrivent pas la Guemara citée plus haut. On peut déduire de même pour le Tour dans le Siman 47 et dans le Siman 209 (lois des Berakhot), comme nous l’enseigne le responsa Divrei Issakhar (Siman 1 alinéa 10).
Opinion partagée - A’haronim
Cet avis est aussi partagé par beaucoup d’A’haronim. A leur tête, le Choulhan Aroukh (Siman 184 Halakha 4) duquel nous pouvons apprendre que seules les Berakhot (les trois premières) du Birkat HaMazon sont de la Torah :
אכל ואינו יודע אם בירך ברכת המזון אם לאו צריך לברך מספק מפני שהיא מן התורה:
Une personne qui a mangé et ne sait pas si elle a dit le Birkat HaMazon, devra reprendre, car cette Berakha est de la Torah.
Nous pouvons rencontrer ce même enseignement dans le Choulhan Aroukh (Siman 209 Halakha 3) :
כל הברכות אם נסתפק אם בירך אם לאו אינו מברך לא בתחלה ולא בסוף חוץ מברכת המזון מפני שהיא של תורה:
Une personne qui a mangé et ne sait pas si elle a dit la Berakha (du début ou bien finale) elle ne reprendra pas dans le doute, sauf pour le Birkat Hamazon qui est de la Torah.
Tel est aussi l’avis, du Lévouch (Siman 47 alinéa 12. Il y a 400 ans), du Pri Mégadim (introduction sur les lois de Birkot Hasha’har), du Hida (Birkei Yossef fin du Siman 47 et Ma’hzik Berakha alinéa 2), de Rabbi Yehouda Ayash dans le livre Maté Yehouda (alinéa 1), du Rishon Letsion Rabbi Yossef Hazan auteur du Hikrei Lev (rapporté par son petit-fils Rabbi Haïm Faldji dans son livre Smi’ha LeHaïm Orah Haïm Siman 2 p.16), du Torath Rephaël MiVologine (Siman 1), du Mahamar Mordekhaï Krami (Siman 47 alinéa 1), du Tehila LeDavid (début du Siman 47), du Mefarché HaYam (Tshouvot fin du livre), du Yeshiv Moché (Vol.2 Siman 56), du Chéilath Yaakov (Siman 1), du Divrei Issakhar (Siman 8), du Magen HaElef (Siman 8), du Choél Vénishal (Vol.2 Siman 39 et Vol.66 Siman 3), et il semblerait que tel est aussi l’avis du Chaaré Tshouva (début du Siman 47) et d’autres encore.

En cas de doute
Selon tous les avis que nous venons de rapporter, il est assez difficile de comprendre certains Rabbanim de notre génération qui tiennent qu’en cas de doute, la personne doit reprendre les Birkot HaTorah. Il s’agit d’un doute en ce qui concerne la Berakha et selon tous les avis que nous venons de voir, ces Berakhot sont d’ordre Rabbinique. On doit donc utiliser le principe de Safek Berakhot Leakel et on ne reprendra dans le doute.

Alors que faire ?
Si une personne n’a pas encore dit les Birkot HaTorah on pourra lui demander de nous rendre quittes. Dans le cas contraire, on pensera à s’acquitter de cette Berakha dans le passage de « Ahavat Olam » et de suite après la Tefila, on lira une Halakha, afin d’accomplir la Mitsva de l’étude de Torah, après avoir soumis le passage de « Ahavat Olam » comme nous rendant quittes des Birkot HaTorah.

Penser à une étude, écouter un cours de Torah
Dans le cours précédent nous avons survolé une des Nafka Mina à savoir si une personne qui se lève le matin et se rend compte qu’il lui reste encore du temps avant d’aller à la Tefila, peut-elle écouter un cours de Torah ou bien doit-elle d’abord dire les Birkot HaTorah ? Selon le Rambam et le Choulhan Aroukh qui considère les Birkot HaTorah comme les Berakhot d’une Mitsva (l’étude de Torah), cette Mitsva est accomplie même par la pensée, par une réflexion. Et donc, cette Berakha doit être dite, même juste pour écouter un cours (avant la Tefila) Alors que selon le Rambane et les autres Rishonim, qui pensent quant à eux que ces Berakhot sont des Birkot Hasheva’h (pour louer Hachem), le fait de penser, d’écouter des Divrei Torah, n’obligea pas la personne à dire cette Berakha. En effet, Yerouchalmi[1] nous apprend que si une personne se trouve dans les toilettes et entend le tonnerre ou bien aperçoit les éclairs, si elle a le temps de sortir pour dire la Berakha, alors qu’elle la dise, mais dans le cas contraire, après le lapse de temps de Tokh Kédé Dibbour elle ne dira pas la Berakha[2]. On apprend donc, que les Birkot Hasheva’h doivent être dites dans un lapse de temps limité, car il faut que l’on sache sur quoi cette Berakha est dite, qu’elle soit palpable, visible.
Dans notre cas, la personne qui pense à des paroles de Torah, on ne sait pourquoi cette Berakha est dite. Il est possible que la personne pense à autre chose, mais pas à des Divrei Torah. C’est pour cela, que selon le Rambane, on ne dit pas les Birkot HaTorah pour écouter un cours de Torah (avant la Tefila).

La Halakha
Maran HaChoulhan Aroukh[3] tranche qu’une personne qui pense à des paroles de Torah (avant la Tefila du matin, donc avant de faire les Birkot HaTorah), n’est pas obligée de dire les Birkot HaTorah avant. Le Gaon MiVilna sur place s’interroge alors : il a été dit précédemment, selon le Choulhan Aroukh, que les Birkot HaTorah sont des Berakhot sur la Mitsva de l’étude de Torah. Donc, lorsqu’une personne pense à des paroles de Torah, on a dit aussi qu’elle accomplit cette Mitsva. Pour quelle raison alors, ne pas obliger à dire ces Birkot HaTorah avant de penser à des Divrei Torah ? De plus, Maran HaChoulhan Aroukh[4] écrit que lorsqu’une personne se réveille le matin et veut écrire des Divrei Torah, elle doit tout d’abord dire les Birkot HaTorah. Et ce, même si elle ne prononce rien avec sa bouche. Les A’haronim, comme le Magen Avraham[5], le Taz[6] et le Hayé Adam[7] s’interroge alors : n’est-ce pas similaire à une personne qui pense à des paroles de Torah, lequel, le Choulhan Aroukh n’oblige pas à dire les Birkot HaTorah ?

Deux sortes d’écriture
Le Magen Avraham et le Taz veulent distinguer une personne qui écrit par exemple des Mezouzot, qui ne fait que copier des mots et ne pense pas à étudier, d’une personne dont l’intention est d’étudier, et cette dernière doit ainsi dire les Birkot HaTorah.
Mais le Choulhan Aroukh ne fait pas une telle distinction et dit simplement qu’une personne qui étudie, doit dire les Birkot HaTorah, simplement.
Nous-mêmes dans le Yalkout Yossef, avons simplement écrit qu’une personne qui écrit des Divrei Torah doit dire les Birkot HaTorah avant, sans faire de distinction entre une personne qui copie simplement et une autre qui écrit vraiment des Hidouchim. Certains se sont justement interrogés : pourquoi n’avons-nous pas craint l’avis du Magen Avraham et du Taz, qui distinguent ces deux cas ? Mais celui qui lit bien ce que nous avons écrit dans le Yalkout Yossef comprend bien que nous avons craint cet avis. En effet, nous avons écrit, que pour celui qui écrit des Divrei Torah (avant la Tefila) il est mieux de dire tout d’abord les Birkot HaTorah et tout de suite après lire les versets de Birkat Cohanim. Fin de citation. Ces derniers suivent justement cette crainte, car il est possible qu’écrire simplement, n’oblige pas la personne à dire les Birkot HaTorah. Et donc, celui qui les dit quand même, il est possible que ces Berakhot ne tiennent pas sur une simple écriture. C’est pour cela, que nous avons rajouter qu’il faut lire juste après les Birkot HaTorah, les versets de Birkat Cohanim (qui font office d’étude).
En tout cas, pour revenir, la contradiction de Maran HaChoulhan Aroukh est claire : quelle différence entre penser à des paroles de Torah, où on n’a pas besoin de dire les Birkot HaTorah, et une personne qui écrit et qui doit les dire ?

Réponse
Maran Harav Zatsal, dans son responsa Yabia Omer[8], écrit assez longuement à ce sujet, mais nous n’allons rapporter que certains points écrits là-bas. Lorsqu’une personne écrit des Divrei Torah, ses écrits ont un intérêt pour le public par la suite[9]. Sur cela, il faut dire les Birkot HaTorah.
Mais il y a une réponse plus simple : lorsqu’une personne écrit, certaines fois, elle prononce les mots qu’elle écrit. Elle n’est pas dans une situation de réflexion.
Certains disent encore, qu’à la différence d’une personne qui réfléchit ou bien qui pense à des Divrei Torah, pour une personne qui écrit il est visible que les Birkot HaTorah qu’elle a prononcées sont pour cette étude.

Autre contradiction
Nous avons déjà dit que selon Maran HaChoulhan Aroukh, toutes les Berakhot sont d’ordre Rabbinique, à part le Birkat HaMazon. Donc, les Birkot HaTorah sont aussi d’ordre Rabbinique. Et pourtant, le Choulhan Aroukh[10] écrit que les femmes aussi doivent dire les Birkot HaTorah. Les femmes ne sont-elles pas dispensées de l’étude de Torah, comme il est dit dans le traité Kiddouchine[11] ? Si on considère les Birkot Hatorah comme des Berakhot de louanges à Hachem, qui sont de la Torah, il est compréhensible que les femmes aussi louent Hachem de nous avoir donné la Torah. Mais nous avons déjà dit que selon Maran HaChoulhan Aroukh, les Birkot HaTorah sont des Birkot HaMitsvot, sur la Mitsva de l’étude de Torah ?

Réponses
Maran HaBeit Yossef[12] rapporte l’avis du Sefer HaIgour[13] et du Mahari Mouline[14] (le deux étaient à la fin de la période des Rishonim), que les femmes aussi doivent dire les Birkot HaTorah, car même si la Guemara[15] nous enseigne qu’instruire à sa fille la Torah est comme lui apprendre du vent, ceci ne concerne que la Torah orale. Mais elle est obligée d’étudier la Torah écrite, comme nous pouvons voir dans les écoles de filles et les séminaires, où elles apprennent le Tanakh. Le HaIgour et le Maharil rajoute, qu’étant donné que la femme doit faire sa Tefila (pour les Sefaradim, une prière suffit et pour les Ashkenazim, les trois prières), et que les Tefilot ont été instituées vis-à-vis des sacrifices journaliers, la femme doit donc dire la Paracha des Korbanot. Sur cela, elle doit dire les Birkot HaTorah.
De plus, les femmes sont aussi obligées d’étudier les Halakhot les concernant, comme les lois du Chabbat, des Berakhot, etc. C’est pour cela qu’elle doit dire les Birkot HaTorah.

Preuves
Rabbi Yehouda HaHassid, il y a 700 ans, écrit dans le Sefer Hassidim[16] qu’un homme est obligé d’enseigner à sa fille les Mitsvot, comme les Halakhot[17]. Et lorsque la Guemara dit qu’il ne faut pas enseigner la Torah aux femmes, elle parle de l’approfondissement du Talmud, et le sens caché de la Torah, comme faire un cours de Kabbala à des femmes. Mais pour ce qui est d’un enseignement d’Halakhot, il faut enseigner. Comment peut-elle bien respecter Chabbat, sans étudier les Halakhot ? De même pour chaque Mitsva.
Il est raconté dans la Guemara[18] que Hizkiyahou HaMelekh a placé un glaive aux portes de la maison d’étude et dit : « Tout celui qui n’étudie pas la Torah sera planté par ce glaive[19] ». Ils vérifièrent, et se rendirent compte que de la partie de terre de Dan jusqu’à Beer cheva, il n’y avait pas une personne qui était Am Haaretz. Et de Gavat jusqu’à Anetiparass, chaque homme, femme, jeune homme, garçon, jeune fille, fille, connaissait tout jusqu’aux règles de pureté et d’impureté (les règles les plus complexes). Fin de citation. Donc, on peut voir que même les femmes avaient connaissance des lois.
D’ailleurs la Chounamite se rendait chez le prophète Elicha pour écouter son cours. En effet, nous pouvons apprendre cela du verset[20] « Il répondit: "Pourquoi vas-tu chez lui aujourd'hui? Il n'y a point de néoménie, point de fête." ». Donc on voit, qu’elle se rendait chez lui les jours de Chabbat et de Rosh Hodesh, pour écouter des paroles de Torah, des paroles de renforcement et des Halakhot.
Le mérite de la femme
La Guemara[21] s’interroge : par quel mérite une femme gagne du Olam Haba ? La Guemara de répondre : par le fait qu’elle envoie ses enfants étudier la Torah et son mari aussi. Fin de citation.
Lorsqu’une mère envoie son fils à la Yeshiva, et que certaines fois, surtout en Yeshiva Guedola, c’est en internat, ceci est très dur pour elle, une vraie Messirout Nefech. La même chose le soir, après que son mari revienne du travail, elle lui dit d’aller étudier la Torah. Cela aussi est dur pour elle, car elle ne l’a pas vu de la journée. C’est par cette magnifique Messirout Nefesh que les femmes méritent, du Olam Haba.
Mais alors, posons la question : ne venons-nous pas de dire, que les femmes aussi sont obligées d’étudier les Halakhot ? Pour quelle raison leur mérite ne vient pas aussi de cette étude ? Il faut dire que l’étude des lois pour les femmes, est comme, Lehavdil, l’étude du code de la route[22], on l’étudie afin de connaitre les règles de conduite. La même chose, encore une fois Lehavdil, pour l’étude d’Halakhot pour les femmes, afin de savoir comment elles doivent accomplir les Mitsvot. Mais elles n’ont pas la Mitsva de l’étude de Torah. C’est pour cette raison que la Guemara s’interroge, car la Guemara dans le traité Kiddouchine[23] nous apprend qu’Hachem créa le mauvais penchant et aussi la Torah pour justement se protéger de ce mauvais penchant. Mais pour les femmes qui sont dispensées de l’étude de Torah, par quel mérite sont-elles protégées du mauvais penchant ? En envoyant les enfants et les maris étudier la Torah.
Ainsi, le questionnement du Gaon Mivilna reste : si on considère l’étude d’Halakhot des femmes, comme ne rentrant pas dans la Mitsva de l’étude de Torah, même si elles doivent les étudier, pour quelle raison les femmes doivent-elles dire les Birkot HaTorah ? On pourrait comprendre pour les Ashkenazim, qui tranchent la Halakha comme le Rama selon Rabbénou Tam, que les femmes disent les Berakhot sur les Mitsvot qui dépendent du temps, et même si elles en sont dispensées. Donc, même si on devait considérer les Birkot HaTorah comme des Berakhot que l’on doit dire avant la Mitsva de l’étude de Torah, les femmes peuvent les dire, même si elles en sont dispensées. Mais pour les Sefaradim qui suivent l’avis du Choulhan Aroukh au nom du Rambam, que les femmes ne doivent pas dire de Berakhot sur les Mitsvot qui leurs sont dispensées, comme les Mitsvot qui dépendent du temps (le Choffar, la Souccah, le Loulav etc.), pourquoi doivent-elles dire selon le Choulhan Aroukh les Birkot HaTorah, alors que lui-même pense que ces Berakhot sont des Birkot HaMitsvot[24] ?

Réponse
Le Gri’z[25] explique que dans les Birkot HaTorah il y a deux Dinim exclusivement. Ces Berakhot sont certes d’ordre Rabbinique, car il s’agit de Berakhot que l’on dit avant d’accomplir la Mitsva de l’étude de Torah (Birkot HaMitsvot), mais il y a aussi une part de louanges à Hachem (Birkot Hasheva’h). Tout le monde se trouvait au Mont Sinaï, que ce soient les hommes les femmes, les enfants[26], il y avait des millions de personnes, lors du don de la Torah. Tout le monde remercie donc Hachem de nous avoir fait naitre dans le peuple Juif[27], même les femmes. C’est pour cela, que chaque jour les femmes doivent aussi dire les Birkot HaTorah.

Chaque jour ?
Le Or Zaroua[28] écrit, que chaque Mitsvot à laquelle nous sommes constamment confrontés, comme la Mitsva d'honorer ses parents, qui à chaque moment doit être accomplie, on ne fait pas de bénédiction. Il faut se réjouir de pouvoir accomplir cette Mitsva tant qu'ils sont encore de ce monde, de les honorer et de s'occuper d'eux. Lorsque la mère du Rav Betsallel Zolti, ancien Grand Rabbin de Jérusalem est décédée, il pleura beaucoup lors des oraisons funèbres en disant que la Mitsva du respect des parents part avec elle, sachant que son père était déjà décédé. Cette Mitsva est constante, et non seulement à un moment dans la journée. C'est pour cela, qu'on ne fera pas de bénédiction sur de telles Mitsvot. Il en sera de même pour la Tefila, car cette Mitsva est constante, comme nous l’apprend le Magen Avraham[29] au nom du Aboudrahem[30]. C’est pour cela aussi qu’on ne dit pas de Berakha sur les Mitsvot, comme la Tsedaka, le Bikour Holim, le Ni’houm Avélim, le Yiboum, la Halitza, l’enterrement, la Achavat Aveida et d’autres encore.
Certains questionnent, car selon ce que nous venons d'énumérer, chaque Mitsva qui n'est pas restreinte par le temps, n'aura pas de bénédiction. Pourquoi existe-t-il alors les bénédictions de la Torah, sur l'étude de Torah ? L'étude est-elle restreinte par le temps ? Il y a bien écrit "Ki hém Hayénou véorékh Yaménou oubahém néhégué Yomame Valayla", "c'est notre vie, c'est la longévité de nos jours, et ces préceptes nous étudierons jour et nuit". Il est vrai que certaines fois, nous ne pouvons accomplir cette Mitsva, comme par exemple une personne qui va travailler ou bien en allant dormir, afin de mieux étudier le lendemain. Car même si elle va dormir, étant donné que grâce à cela elle pourra mieux étudier, sur cela aussi elle reçoit un salaire.
A chaque moment, une personne peut accomplir la Mitsva d'étude de Torah. Et quand bien même nous faisons une bénédiction ?
 
 
Un des principes pour acquérir la Torah
 
Pour enfin répondre à la question, le Tiféréth Israel rapporte selon ce nous ont enseigné nos Sages dans les Pirkei Avoth (Maximes des Pères), qu'un des 48 principes pour acquérir la Torah est Miouth Si'ha, moins parler. Selon le sens simple, cela veut nous dire de ne pas perdre son temps dans des futilités. Mais le Tiféréth Israel nous explique que cela veut en réalité dire, ne soit pas renfermé, mais au contraire, parle de temps en temps dans ton étude, en lapse de temps très court. Le livre Beth Haaron Volkine rapporte cette même explication dans son introduction, au nom du Gaon de Vilna. Que pendant son étude, la personne ne devra pas s'arrêter toutes les trente minutes pour parler, mais après plusieurs heures, la personne prendra une pause de quelques minutes, pour boire un verre d'eau ou bien une tasse de thé et discutera un peu. Dans le livre Or'hot Yoshér (page 11) il est rapporté au nom du Hazon Ish, que la discussion ne dépassera pas dix minutes. Dans ce même livre, il est rapporté que le Gaon de Vilna pleura pour ses quelques minutes d'étude, qu'il a pu perdre. Il dit là-bas qu'il s'agit d'un niveau très élevé, que si chacun se comportait de la sorte, il peut déprimer Has Véshalom.
 
A la Yechiva
 
Une fois à la Yechiva j'ai dit aux élèves que toutes les quelques heures, ils s'arrêteront dix. Certains cancres profitaient de cette occasion. Je leur disais d'arrêter de parler pendant leur étude et eux me répondaient qu'ils se trouvaient dans les dix minutes…
 
Fin du cours
 
 
 
Question : Les femmes ont-elles l’obligation de lire les bénédictions du matin ? Si oui, pour quelle raison ?
 
Réponse : Il est rapporté dans la Michna du traité Kiddouchin (29a) que concernant les Mitsvot qui dépendent du temps, les hommes seront dans l'obligation de les accomplir et les femmes en seront exemptées.
Il existe plusieurs raisons à cela, et l'une d'elles est expliquée par le Rav Moché Feinchtein dans son responsa Igroth Moche (Ora’h Haim Vol.4 Siman 49) en ces termes : dans la plupart des cas, la femme se retrouve être en compagnie des enfants plus souvent que le père. Ainsi, elle endosse le devoir de l'éducation des enfants. Il s'agit là d'un travail des plus importants aux yeux d'Hachem et de la Torah. Même au niveau de la nature, la femme est plus amenée à réaliser cette magnifique Mitsva. Cela ne veut pas dire que le niveau de sainteté de la femme est moindre par rapport à l'homme, mais il est similaire.
De ce fait, la femme est, a priori, dispensée des Mitsvot qui dépendent du temps.
Cependant, nos Sages instituèrent les bénédictions du matin selon l'ordre du monde, remerciant Hachem pour tout ce qu'Il nous procure au jour le jour. Ces bénédictions sont similaires aux bénédictions que l'on fait avant de consommer un aliment. Elles n’entrent pas dans le groupe de bénédictions dépendant du temps. Ainsi, ces bénédictions concernent toute personne, homme ou femme. Tel est l'avis des Tchouvoth Haguehonim.
 
Conclusion : Les femmes doivent lire les bénédictions du matin.
 
Question : Les femmes peuvent-elles néanmoins accomplir les Mitsvot qui dépendent du temps ?
 
Réponse : Il faut savoir que même si la femme est exempte des Mitsvot qui dépendent du temps, elle aura tout à fait le droit de les accomplir (sauf dans certains cas, comme la mise des Tefilines etc.).
Tel est l'avis du Rane (traité Roch Hachana 9b) et du Roch au nom de Rabbénou Tam. Le Choulhan Aroukh (Siman 589 Halakha 6) tranche aussi dans ce sens, mais il ajoute qu'elle ne dira pas la bénédiction sur ces Mitsvot. Le Rama (pour les Ashkenazim) contredit cet avis et statut que les femmes pourront dire la Berakha.
 
Conclusion : Pour les Sefaradim, une femme voulant accomplir une Mitsva pour laquelle elle est exempte ne dira pas la Berakha (pour cette même raison, elle ne dira pas la Berakha si elle veut accomplir la Mitsva du Loulav).
 
 
 
Question : Les femmes doivent-elles lire les bénédictions figurant dans Baroukh Cheamar,  Ishtabah et le Chema ?
 
 
Réponse : Toutes ces bénédictions ont un temps défini (elles ne pourront pas être dites tout au long de la journée). Ainsi, une femme qui fait sa Tefila le matin dira ces passages sans prononcer le nom d'Hachem dans la Berakha. D'autres pensent qu'étant donné qu'il s'agit de bénédictions de louanges à Hachem, les femmes aussi pourront les dire. Mais nous avons un principe important : lorsque les avis sont partagés et qu'il s'agit d'une Berakha, nous tranchons la Halakha de manière souple, pour ne pas en arriver à dire une bénédiction en vain.
 
 
Conclusion : Les femmes Séfarades ne diront pas ces bénédictions avec le nom divin. Tel est l'avis de Maran Harav Ovadia Yossef Zatsal.
 
 
Rav Yoel Hattab
Auteur des livres Arôme Agréable sur la Paracha et la Halakha. Rédacteur du cours du Grand Rabbin d'Israel Maran Hagaon Harav Itshak Yossef Chlita, en français
 
[1] Traité Berakhot Chap.9 Halakha 2
[2] Selon ce Yerouchalmi, certains apprennent que chaque Berakha faisant partie des Birkot Hasheva’h, il faut savoir sur quoi la Berakha est dite, et donc, uniquement sous un lapse de temps de Tokh Kédé Dibbour. C’est pour cela que les Ashkenazim (même les Sefaradim Ashkénizés), tout de suite après avoir dit les Berakhot sous la Houppa (ce sont des Birkot Hasheva’h), ils accompagnent les mariés dans la pièce isolée (Heder Yi’houd), afin d’appliquer les Berakhot dites à l’instant, et faire comprendre que le couple est marié.
 
Mais le Chaar Hamelekh (Chap.10 Hilkhot Ishout, Kountrass Houpat Hatanim fin de l’alinéa 9) écrit que la coutume Sefarade est de ne pas faire de Heder Yi’houd. On peut alors se poser la question : tout le principe des Birkot Hasheva’h est de justement faire en sorte que la Berakha soit la plus proche de la Mitsva en question. Comment la coutume Sefarade va répondre à cette exigence ? Le Gaon Rabbi Ezra Attia rapporte comme preuve le cas d’une femme qui est impure le jour de son mariage. Tout le monde est d’accord que dans un tel cas, le couple ne fait pas de Heder Yi’houd et pourtant, les Berakhot sous la Houppa sont dites normalement. Voilà donc une preuve que pour les Berakhot de la Houppa, il n’est pas nécessaire que le couple démontre leur mariage par le Heder Yi’houd. Et ce, même si les Berakhot sont des Birkot Hasheva’h. Donc, le Yerouchalmi rapporté plus haut enseigne uniquement ce qui concerne les éclairs et le tonnerre et ne parle pas des autres Birkot Hasheva’h.
Tel est aussi l’avis de Maran HaHaviv (Gaon Sefarade il y a 300 ans) qui écrit dans son livre Knesset Hagdola (Chiouré Knesset Hagdola Orah Haïm Siman 339), que seulement dans le cas où la Houppa est faite le Vendredi, le Heder Yi’houd doit être fait avant le soir, car si non, c’est considéré comme faire une acquisition durant Chabbat. De même qu’on ne peut donner un cadeau durant Chabbat, si ce n’est de dire la veille de Chabbat, à la personne concernée d’acquérir le présent. Seulement s’il s’agit d’un livre de Torah, étant donné que l’on peut l’étudier durant Chabbat, on aura le droit de l’offrir sans acquisition, comme un Yalkout Yossef…. Donc, on voit selon cet avis, que pour les autres jours de la semaine, la coutume est de ne pas faire de Heder Yi’houd tout de suite après la Houppa. Mais il suffit d’attendre le soir, après la soirée, pour rentrer à la maison.
A la Yeshivat Porat Yossef, il y a une salle où à l’époque, ils organisaient les mariages des Ba’hourim. Rabbi Ezra Attia demandait d’apporter un traiteur et de son côté, il offrait la salle. Mais à une condition : que le Hatan respecte la coutume Sefarade de ne pas faire de Heder Yi’houd et de dire aussi la Chvou’a Hamoura (on va expliquer par la suite).
 
Pour comprendre la coutume Sefarade, expliquons. Il existe trois niveaux au mariage. Le premier niveau est la Houppa, le second niveau est les Berakhot des Cheva Berakhot après le repas, et le troisième niveau est l’isolement à la maison après le mariage. Il y a une discussion dans les Poskim au sujet de la Houppa, est-elle considérée comme un témoignage de mariage. La coutume Sefarade se tient effectivement sur cela, pour ne pas faire de Heder Yi’houd. Mais dans ce cas-là, pour quelle raison la mariée ne se couvre pas la tête ? On n’a jamais vu une Kalla avec un foulard. Et même pour certains Ashkenazim (seulement) qui autorisent la perruque, toutes les Kallot ne portent pas la perruque après la Houppa. En réalité, on se tient tous sur le fait que l’acquisition finale se fait le soir lorsqu’ils s’isolent chez eux, comme rapporté par le Rambam (Chap.10 lois de Ishout Halakha 1). Mais si on se tient sur cela, comment peut-on dire les Cheva Berakhot après le repas si le couple n’est pas encore considéré comme marié ? Tout simplement, chaque niveau du mariage dépend de la coutume. Pour ce qui est de dire les Cheva Berakhot après le repas, on se tient sur la Houppa qui fait office de mariage. Et pour ce qui est du fait de se couvrir la tête pour la Kalla, on se tient sur la fin de l’acquisition, qui est le soir à la maison.
 
Beaucoup se sont insurgés sur la coutume Sefarade. Et par interrogation ils mirent de côté la coutume Sefarade. Mais avant de s’insurger, essayons de comprendre la source. Ce ne sont pas des Rabbins de quartier qui ont défini la coutume. Ce sont des Grands de la Torah. Le Radbaz  écrit (Vol.4 Siman 249) que le premier repas (après la Houppa, donc le soir du mariage), est différent de tous les autres repas des Cheva Berakhot la semaine. Car le soir du mariage, la joie des Hatanim est très grande, tout le monde danse, et la Kalla est avec sa robe de mariée. Et donc, même si pour pouvoir dire les sept Berakhot des Cheva Berakhot après les repas de la semaine, il faut une personne n’ayant pas assister au mariage (Panim Hadashot), et que l’endroit dans lequel on fait le repas, soit la demeure du Hatane (Beit Hatanim), le premier soir est différent et on peut dire toutes les 7 Berakhot après le repas du mariage. Telle est la coutume. Il est évident qu’ils n’ont pas étudié le Radbaz….
 
La Chvou’a Hamoura est une coutume Séfarade, demandant au Hatane de faire un serment en serrant la main, prenant sur lui plusieurs choses qu’il doit obligatoirement respecter. Les Ashkénazes n’ont pas cette coutume. Tel est l’avis du Beth Yossef (Siman 169 dans le Seder ‘Halitsa alinéa 46), du Radbaz (Vol.4 Siman 1292), du Maharikash (Siman 47), du Hida (responsa Haïm Chaal Vol.2 Siman 38 alinéa 48), que telle est notre coutume. Ainsi que tous nos grands Poskim disent qu’il faut faire cette Chvou’a Hamoura.
 
Certains ont crainte de faire un tel serment. De quoi ont-ils peur en faisant ce serment (Chvou’a Hamoura) ? Que le mari ne respecte pas sa femme, et enfreigne donc ce serment ? Cette Chvou’a tient sur des faits qui vont dans la normalité des choses. Quel couple n’a pas d’accrocs ? Il n’y a que les imbéciles qui ne débattent pas. Cette Chvou’a a pour seul but que le mari fasse un serment sur des choses très importantes. Ce serment vient principalement pour quatre choses : 1) que le mari ne se marie pas avec une autre femme (alors encore marié). Selon la coutume Sefarade on ne tient pas le Herem de Rabbénou Guershome interdisant de se marier avec une autre femme. D’ailleurs, comme a pu le faire Baba S   alé. Mais dans l’absolu, on n’autorise pas, il est déjà difficile de bien s’entendre avec sa femme… 2) qu’il ne prend pas en « otage » l’argent que sa femme a. Comme par exemple, la femme lui a donné 1 million de Shekels, et lui les a placés en hypothèque, et par la suite le taux de la bourse a chuté et l’argent n’existe plus. Le serment vient aussi donc pour que cet argent ne soit pas perdu par le mari. 3) que le mari ne divorce pas d’elle de force, car par un simple énervement, le mari peut, dans la colère, écrire un acte de divorce et le lui donner (bien sûr, l’acte de divorce doit être écrit comme le demande la Halakha, non pas avec un stylo, mais comme un Soffer, sous 12 lignes comme le demande la coutume etc.). 4) ou bien, ce serment lui interdit de partir de chez lui sans l’accord de sa femme, comme voyager à Ouman. Ainsi sur toute chose sortant de l’ordinaire (pas seulement ces 4 points).
 
Lorsqu’un Beth Din autorise un homme de se marier avec une seconde femme (dans certains cas spécifiques, rares. Rien ne doit être fait sans être passé par un Beth Din digne), le mari n’est pas obligé de faire Atarath Nédarim, car de la même manière qu’il fit le serment par la demande du Beth Din, de cette même manière il se marie avec une seconde femme, sous l’accord du Beth Din.
 
Il faut faire attention à suivre nos coutumes, car cela démontre bien que nous avons des Grands de la Torah. Il est vrai que chez les Ashkenazim il y eut plus de Grands de la Torah, comme Rabbi Akiva Iguère, plus que chez les Sefaradim, mais chez nous aussi il y eu des Grands de la Torah. Lorsqu’un homme dit, qu’il veut faire le Heder Yi’houd et ne pas dire la Chvou’a Hamoura, il publie par ses paroles, que chez les Sefaradim, il n’y eut pas de Grands de la Torah. Il prend le statut comme s’il dénigrait les Grands de la Torah et qu’il se tenait uniquement sur les Grands de la Torah Ashkenazes. Ainsi, chacun gardera sa coutume Sefarade, comme le verset dit (Divrei Hayamim 2, 17-6) « Son cœur grandit par sa constance dans les voies d’Hachem »
[3] Siman 47 Halakha 7
[4] Siman 47 Halakha 3
[5] Alinéa 1
[6] Alinéa 2
[7] Kllal 9 alinéa 11, Nishmat Adam alinéa 4-5
[8] Vol.4 Orah Haïm Siman 8
[9] Comme les livres de Maran Harav Zatsal. Dans chaque endroit où je me rends, je vois les livres de Maran Harav Zatsal. J’étais à Gibraltar la semaine dernière et là-bas aussi se trouvent les livres de Maran Zatsal. A Gibraltar il y a 1000 juifs, tous religieux. Le Rav de la communauté m’a dit que pas un seul Juif ne transgresse Chabbat. S’ils viennent en Israel, il faut qu’ils s’installent dans nos villes, pour ne pas qu’ils s’affaiblissent dans la religion.
[10] Siman 47 Halakha 14
[11] 29b
[12] Siman 47
[13] Siman 2
[14] Responsa Maharil HaHadashot Sima, 45
[15] Traité Sotta (20a)
[16] Siman 313
[17] Comme par exemple avec le Kitsour Choulhan Aroukh Yalkout Yossef ou le Otsar Dinim Laïcha VelaBath
[18] Traité Sanhédrine 94b
[19] Il est évident, que ce n’est pas au sens propre. On n’oblige pas une personne. Et si on le tue pour celaa on est considéré comme un meurtrier ! Le sens de cette phrase est en réalité que Hizkiyahou vient dire au peuple un enseignement moral que tout celui qui n’étudie pas la Torah est comme s’il se plantait avec un glaive. Pas au sens propre Has Veshalom !
[20] Malakhim 2, chap.4 verset 23
[21] Traité Berakhot 17a
[22] Qu’on étudie dans les toilettes, qu’il n’y est pas de Bitoul Torah
[23] 30b
[24] Cette douceur que l’on retrouve dans la Torah, en posant des questions sur des contradictions et de trouver des réponses, on ne la retrouve ni dans le Coran ni dans le Nouveau Testament…
[25] Chap.11 des lois de Berakhot Halakha 16
[26] Bien sûr séparés…
[27] Il y a plus de 20 ans, j’eus rendez-vous avec un Américain au pied des Tours Jumelles. Et comme une bonne partie des Américains, il était en retard. J’attendis donc, et je vis des milliers de personnes qui se pressaient dans les rues et dans leur bureau. Je me suis dit alors « Merci Hachem de nous avoir créé pour son Honneur et de nous avoir séparés des autres peuples », « Tu nous a choisi parmi les autres peuples ». Non pas, Has Veshalom que l’on dénigre les non-juifs. Il est enseigné dans les Pirkei Avot (Chap.3 Mishna 14) « Bon est l’homme qui est créé à l’image d’Hachem », comme chaque homme dans ce monde. Mais on remercie Hachem de nous avoir compté parmi le peuple élu, par le fait que nous avons reçu la Torah.
[28] Vol.1 Siman 140
[29] Siman 106 alinéa 4
[30] Lois du Chmona Essré