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Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Vaéra 5780

Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef

| 24.01.20 | 08:00
 Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Vaéra 5780
La Guemara dans le traité Berakhot (21a) nous enseigne du verset « Veakhalta Vessavata » que le Birkat Hamazon est une Berakha de la Torah. C’est la seule Berakha qui est de la Torah. Toutes les autres sont d’ordre Rabbinique. Donc, à partir du moment où la personne se rassasie avec 27g (Kazaït) de pain, même avec d’autres aliments, elle devra dire Birkat HaMazon selon la Torah.

Dans le doute
D’ailleurs, cette Halakha nous apprend encore d’autres choses. Comme dans le cas où la personne ne se souvient pas si elle a dit ou non le Birkat HaMazon. Etant une Berakha de la Torah, elle devra le dire même dans le doute, sous le principe de Safek DéOraïta la’Houmra. De cette manière il est rapporté dans le Yerouchalmi (traité Berakhot première page verso), et comme cela le Choulhan Aroukh (Siman 184 Halakha 4 et Siman 209 Halakha 3) tranche la Halakha.

Office de témoignage
Il sera intéressant de savoir si la personne qui doute si elle a dit le Birkat HaMazon, et sa femme lui rappelle qu’elle l’a effectivement déjà dit, peut-elle se fier à ses dires ? Quel serait le problème ? Expliquons.
Il est rapporté dans la Guemara (traité Berakhot 20b) que les femmes sont dans l’obligation de dire le Birkat HaMazon. La Guemara rapporte un questionnement de Ravina à Rava, si l’obligation des femmes est de la Torah ou bien d’ordre Rabbinique. Ainsi, on pourra savoir si la femme peut rendre quitte son mari du Birkat HaMazon. Par exemple, dans le cas où le mari est malade et sa femme veut le rendre quitte. Si son obligation du Birkat Hamazon est de la Torah, ayant le même statut que son mari, elle pourra sans problème. Mais dans le cas où son obligation est d’ordre Rabbinique, elle ne peut pas le rendre quitte, comme on peut l’apprendre du traité Rosh Hashana (29a).
Et donc, il se peut que dans une telle situation elle ne puisse pas témoigner si son mari a dit ou non le Birkat Hamazon.
Discussion
Le verset dit :
 י וְאָכַלְתָּ, וְשָׂבָעְתָּ-וּבֵרַכְתָּ אֶת-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, עַל-הָאָרֶץ הַטֹּבָה אֲשֶׁר נָתַן-לָךְ :
 
10 Tu jouiras de ces biens, tu t'en rassasieras. Rends grâce alors à l'Éternel, ton Dieu, du bon pays qu'il t'aura donné!
Sur ce, Rachi dans le traité Berakhot (20b) explique, qu’étant donné que les femmes n’ont pas reçu de part d’Israel, il se peut donc que l’obligation des femmes du Birkat Hamazon soit d’ordre Rabbinique (uniquement). Mais les Tossafot (alinéa Nashim) ne sont pas d’accord avec la preuve de Rachi, car dans ce cas-là, les membres de la tribu de Levy qui eux aussi n’ont pas eu de part en Israel, sont donc dans la même situation. Mais ils expliquent selon le passage récité dans le Birkat Hamazon : « Al Béritékha che’hatamta Bivsarénou véal Toratékha chélimadtanou », « sur l’alliance que tu as inscrit sur notre peau, et sur la Torah que tu nous a enseigné » que l’obligation des femmes est d’ordre Rabbinique. En effet, la Guemara (Traité Kiddouchine 29b) nous apprend du verset que les femmes n’ont pas l’obligation de l’étude de Torah, et ne sont pas aussi concernées par la Mitsva de Brit Mila. Et donc, il se peut que leur obligation du Birkat Hamazon soit uniquement d’ordre Rabbinique.
Mais dans la Guemara, Ravina réfute et pense que les femmes ont une obligation de la Torah de dire le Birkat Hamazon.

Conclusion de la Guemara
Rava voulut conclure à la suite du questionnement, qu’en réalité une femme peut rendre quitte son mari du Birkat Hamazon. Et cela voudrait donc dire que la femme a le même statut que l’homme et que le Birkat Hamazon est aussi pour elle une obligation de la Torah. Mais Ravina conclut en réalité qu’une femme peut rendre quitte son mari du Birkat Hamazon, uniquement lorsque le mari aussi est dans une situation où son obligation du Birkat Hamazon est d’ordre Rabbinique. Comme dans le cas où il consomme 27g de pain mais n’est pas rassasié. Concluant donc, que l’obligation des femmes du Birkat Hamazon est d’ordre Rabbinique.
Mais la conclusion de la Guemara n’est pas claire. C’est pour cela, que les Rishonim discutent à ce sujet. Selon le Raavad (Hassagot sur le Rif et dans le responsa Témim Dé’im) la Guemara conclut que l’obligation des femmes est de la Torah. Tel est aussi l’avis du Rambane (Mil’hamot sur la Guemara), du Rif, du Rashba (Hidoushav sur le traité Berakhot 20b), du Ritva (Hidoushav sur le traité Souccah 38a, et les lois de Berakhot Chap.7 Halakha 2), du Méiri et du Rane (Souccah 38a).
Paradoxalement, le Rambam (Lois de Berakhot Chap.5 Halakha 16), le Rosh (traité Berakhot Chap.3 Siman 13) pensent que la Guemara n’a pas conclu la Halakha. Ainsi, une femme ne peut pas rendre quitte son mari du Birkat HaMazon (dans le cas où son obligation est de la Torah), car il se peut que son statut ne soit que d’ordre Rabbinique.
Tel est aussi l’avis du Mikhtam[1], du Raavaya[2], du Réa[3], Rabbi Eliahou Miloundish[4], du Nimoukei Yossef[5], ainsi que du Zohar HaKadosh[6] et de Maran HaChoulhan Aroukh[7], que les femmes ne peuvent pas rendre quittes un homme du Birkat HaMazon, si ce n’est une personne qui est aussi dans l’obligation de dire le Birkat HaMazon d’ordre Rabbinique.
Il se peut donc aussi, qu’une femme ne puisse pas témoigner s’il a dit ou non le Birkat Hamazone.

Conclusion
Le Maharsham[8] écrit que si sa femme affirme l’avoir bien vu dire le Birkat HaMazon, il ne reprendra pas, et se tiendra sur ce qu’elle dit. En effet, selon cette opinion, étant donné qu’il est dans le doute, sa Hazaka de dire le Birkat HaMazon est tombée. Sa femme peut donc témoigner.
Alors que selon Rabbi David Pardo[9], la Hazaka que cette personne doit dire le Birkat HaMazon reste.
Pour ce qui est de la Halakha, ne tenons l’avis du Maharsham. Ainsi, si sa femme confirme bien que son mari a dit le Birkat HaMazon, il ne reprendra pas.

Un enfant
Cette même interrogation est posée s’il s’agit de son enfant qui confirme à son père l’avoir vu dire le Birkat Hamazon. Est-ce que le père peut le croire ? On sait qu’un enfant a une obligation d’ordre Rabbinique d’accomplir les Mitsvot. Comment peut-il « destituer » son père d’une Mitsva de la Torah (le Birkat HaMazon en l’occurrence) par son témoignage ?
Un enfant ne peut pas rendre quitte un adulte du Birkat HaMazon, car son obligation est « simplement » d’ordre Rabbinique.
Cette interrogation peut être résolue selon un autre développement : considère-t-on le principe de Safek DéOraïta La’Houmra (en cas de doute sur une Mitsva de la Torah on devra être strict et reprendre, en l’occurrence, dans notre cas, la personne qui doute si elle a dit le Birkat HaMazon, devra reprendre), comme étant un principe d’ordre Rabbinique rendant la personne obliger de reprendre. Ou bien est-ce un principe rendant la personne obliger de reprendre, de la Torah ? Si on considère ce principe comme Rabbinique, un enfant qui a lui aussi le statut « d’ordre Rabbinique » pour l’accomplissement des Mitsvot, peut donc témoigner sur son père qui est dans le doute, car lui aussi devient donc « d’ordre Rabbinique ».
Le Rambam[10] écrit justement que ce principe est d’ordre Rabbinique :
דבר ידוע שכל אלו הטומאות וכיוצא בהן שהן משום ספק הרי הן של דבריהן ואין טמא מן התורה אלא מי שנטמא טומאת ודאי אבל כל הספיקות בין בטומאות בין במאכלו' אסורות בין בעריות ושבתות אין להם אלא מדברי סופרים
Il est connu que toutes ces impuretés et celles qui sont semblables, qui relèvent d’un doute, sont d’ordre Rabbinique. Et n’est impure selon la Torah qu’une personne qui s’est rendue impure par une impureté certaine. Mais tous les cas de doute, en ce qui concerne les impuretés, les aliments interdits, les relations interdites ou sur une loi de Chabbat, ne sont que d’ordre Rabbinique.
Le Rif[11] aussi est du même avis. Le Maharash Hayoun dans son responsa Bnei Chmouel[12] écrit que tel est aussi l’avis du Rosh. Le Meiri[13] aussi tient comme cela la Halakha, ainsi que Rabbénou Meir Mé’ili[14], Rabbi David Bonfied[15], et le Raavad[16]. Cependant, selon Rachi[17], les Tossafot[18], le Rambane[19], Rashba[20] et le Rane[21], il s’agit d’une règle de la Torah.

Plusieurs distinctions Halakhiques
Il existe plusieurs distinctions Halakhiques si le principe de Safek DéOraïta laHoumra est d’ordre Rabbinique ou bien de la Torah.

Evér Mine Ha’Haï
Par exemple, comme on le sait, même un non-juif doit suivre les 7 Mitsvot, plus communément appelées les Cheva Mitsvot Bné Noa’h. Une des Mitsvot est de ne pas consommer un organe venant d’une bête vivante. La question sera donc la suivante : est-il permis pour un non-juif de consommer un organe retiré d’une bête alors que l’on doute si la bête était déjà morte à ce moment-là ? Si on dit que le principe de Safek DéOraïta est d’ordre Rabbinique, nos Sages instituèrent ce principe uniquement pour le Juif. Et donc, pour le non-juif en cas de doute, c’est permis. Alors que si on dit que le principe de Safek DeOraïta  est de la Torah, même en cas de doute, il sera défendu à un non-juif de consommer l’organe en question.

Birkat Hamazone dans le doute
Nous pouvons encore trouver une autre distinction, au sujet d’une personne qui doute si elle a dit le Birkat Hamazone et que selon la Halakha (comme nous l’avons déjà vu), elle doit reprendre : peut-elle rendre quitte une autre personne, qui elle, n’a toujours pas dit le Birkat HaMazon ? Si le principe de Safek DeOraïta  est de la Torah, alors les deux personnes ont le même statut, et celui qui doute, pourra rendre quitte son ami. Alors que si le principe de Safek DeOraïta est d’ordre Rabbinique, il ne pourra pas rendre quitte son ami, à qui l’obligation de réciter le Birkat HaMazon est de la Torah.

Un vœu
Encore un cas intéressant. Si une personne émet un vœu, elle pourra s’en destituer en faisant une Atarath Nedarim, mais uniquement lorsque le moment du vœu est arrivé. Pour donner un exemple, si une personne fait le vœu de ne pas se rendre à Bnei Brak le Chabbat, pourra-t-elle faire une Atarath Nedarim lorsqu’arrive l’heure de Ben Hashmashot ou bien, la Atarath Nedarim ne peut pas être disponible, tant que le jour concerné par le vœu est arrivé de manière sûr (dans l’exemple, après la sortie des étoiles) ? Sur ce, le Rane[22] écrit que toutes ces interrogations peuvent trouver une réponse selon la discussion précédente : si le principe de Safek DeOraïta est de la Torah ou bien d’ordre Rabbinique ?

100 distinctions !
Dans le livre Kol Eliahou[23] il est écrit, qu’il n’y a pas de distinctions Halakhiques sur ce principe, et dans tous les cas, en cas de doute sur une Mitsva de la Torah, le principe est explicite : on devra être plus strict. De cette manière écrit aussi le Ziv’hei Tsedek[24] et le Kaf HaHaïm[25].
Il y a environ 20 ans, nous avions amené, durant la période de vacances, les élèves de la Yeshiva en Tiyoul plusieurs jours dans le plateau du Golan. Afin que leur cerveau reste connecté à la Torah et l’étude, je leur demandai de me trouver des distinctions Halakhiques sur ce principe de Safek DeOraïta. Chacun qui trouvera une distinction recevra 10 chekels. Durant toute la sortie chacun proposa, et en fin de compte, 43 distinctions ont été trouvées ! Lorsqu’on revint à Jérusalem, je me rendis chez Maran Harav Zatsal pour lui faire part de cette magnifique trouvaille ! Il me dit que lorsqu’il était plus jeune il trouva 100 distinctions ! Par la suite, je trouvai aussi les 100 distinctions que j’écrivis d’ailleurs dans mon livre Ayin Its’hak[26]. Je recherchai une distinction supplémentaire, mais je ne trouvai pas.
Ainsi, après mille excuses, ce que dit Rabbi Eliahou Israel, qu’il n’existe pas de distinctions Halakhiques sur ce principe, est erroné[27].
Il y a de cela plusieurs années, j’étudiai en Havrouta avec le Rav Issahar Meir Zatsal, Rosh Yeshivat HaNeguev. Et ce, durant trois années. Il était d’une humilité extraordinaire, car son principe était d’étudier en Havrouta avec l’un des élèves de la Yeshiva.
Une fois, lorsque nous étudions le traité Ketoubot[28] sur la règle de Sfeik Sfeika (deux doutes sur un sujet), j’avais l’habitude d’apporter certaines Halakhot que Maran avait écrit dans le Yabia Omer, où il se tenait justement sur cette règle de Sfeik Sfeika.
Je lui racontai le cas où durant la guerre de Kippour alors que deux avions mirages survolaient l’Egypte, l’un d’entre eux fut toucher par un missile. Le pilote du second avion se mit en contact radio avec la base militaire, laquelle lui donna l’ordre de revenir. Ils lui demandèrent alors s’il avait aperçu un parachute sortir de l’avion touché. Il répondit par la négation. La famille fit alors appel à Maran Harav Zatsal pour savoir si la femme de ce pilote pouvait se remarier, car pour le moment, dans le doute, la Halakha dit qu’elle a le statut de « Agouna ». Maran Harav l’autorisa se tenant justement sur la règle de Sfeik Sfeika : 1) il se peut que le pilote ait été tué par le missile, 2) il se peut que l’avion soit tombé dans la mer et que le pilote s’y noya. Maran Zatsal nomma cela « Tré Roubé » c’est-à-dire « Deux majorités » : 1) La majeure partie des gens touché par un missile, meurt par le missile. 2) La plupart des gens qui tombent au cœur de la mer, meurent noyés. Maran Harav Zatsal, rapportait cette Tshouva dans son responsa Yabia Omer[29].
Lorsque je finis de raconter cela, Rabbi Issakhar Meir se leva choqué et m’apporta le Choulhan Aroukh et me fit montrer l’avis du Chakh[30] lequel est d’avis qu’on ne peut pas créer soi-même un Sfeik Sfeika, mais seulement ce qui a déjà été apporté par la Guemara et les Poskim.
J’étais encore un jeune de Yeshiva à l’époque, et je n’avais donc pas de quoi répondre. Je lui dis alors que lorsque je rentrerai à la maison, je demanderai à Maran Harav Zatsal.
Ce que je fis. Lorsque je montrai le Shakh à Maran Harav Zatsal, il me dit qu’il connaissait cette opinion. Il me sortit alors le livre Karti OuPalti du Gaon Rabbi Yehonathane Aïbeshitsz[31], dans lequel il est écrit que le Shakh ferma par ce principe, toutes les portes de cette règle de Sfeik Sfeika. Mais qu’en réalité l’avis du Shakh se base sur le fait que lui-même pense que le principe de Safek DeOraïta est de la Torah. Ainsi, selon cela, on ne peut pas faire et créer un Sfeik Sfeika. Alors que selon notre opinion que le principe de Safek DeOraïta est d’ordre Rabbinique, on peut effectivement faire de soi-même un Sfeik Sfeika. Tel est aussi l’avis du Havoth Daat[32] et du responsa Beth Itshak Chmeilkiss[33].
J’imprimai tout cela, et lorsque je revins à la Yeshiva, je montrai tout cela au Rosh Yeshiva. Il fut agréablement surpris, car il ne connaissait pas ces opinions contraires.

Conclusion
La Halakha est tenue comme les trois piliers de la Halakha et d’autres Rishonim, que le principe de Safek DéOraïta est d’ordre Rabbinique. Et ce, autant pour les Sefaradim que les Ashkenazim.
Et donc, il semble que la Halakha au sujet d’un enfant, conclut qu’il peut donc témoigner si son père a bien dit le Birkat Hamazon et ainsi, que ce dernier ne le prononce pas. Mais le Hagaon Milissa[34] dans son livre Havot Da’at[35] explique que la discussion des Rishonim se porte uniquement sur les Mitsvot de la Torah négatives (comme ne pas manger une viande non cachère ou ne pas avoir de relations interdites par exemple). Mais pour ce qui est des Mitsvot de la Torah positives, tout le monde est d’accord pour dire que la règle de Safek DéOraïta La’Houmra est une règle de la Torah. Selon cela, pour le Birkat HaMazon qui est une Mitsva positive, l’obligation de reprendre en cas de doute est de la Torah. L’enfant ne pourra pas donc témoigner.

Cependant, il est enseigné dans le traité Ketoubot[36] un autre principe appelé Kim li bégavé, c’est-à-dire, que dans le cas où on connait l’enfant et qu’il est digne de confiance, on peut se fier à son témoignage. Ainsi, dans notre cas, si l’enfant est digne de confiance, le père pourra se fier à ses dires et ne pas recommencer le Birkat HaMazon. Mais dans le cas où on n’est pas certain de ses dires, la personne reprendra le Birkat HaMazon dans le doute.

Le Shaatnez
D’ailleurs le principe de Kim li bégavé est utilisé pour d’autres choses aussi. Comme par exemple au sujet d’un habit avec du Shaatnez. Le Gaon Rabbi Haïm Kaniewzki Chlita écrit dans son livre « Derekh Emouna[37] » que si le vendeur du magasin est une personne qui ne craint pas Hachem mais affirme que dans l’habit qu’il vend il n’y a pas d’interdit de Shaatnez, on ne le croira pas, et on devra procéder à la vérification. Cependant, si le vendeur est Kim li bégavé, une personne de confiance et droit, et ne vendrait pas son Olam Haba pour de l’argent, on pourra lui faire confiance s’il affirme qu’il n’y a pas de Shaatnez.

Fin du cours
 
[1] Traité Berakhot 45a alinéa Nashim
[2] Traité Berakhot Siman 61
[3] Traité Berakhot 20b
[4] Dans ses Psakim p.57
[5] Traité Baba Batra 41a
[6] Parachat Trouma p.168b
[7] Siman 186 Halakha 1
[8] Vol.4 Siman 29. Il vécut il y a plus de 100 ans. Il faisait partie des grands de la Torah à l’époque. Lorsqu’il était encore vivant, il souffrit beaucoup par le fait qu’ils soient sortis contre lui. Et ce, par le fait que les positions Halakhiques se tenaient beaucoup sur la souplesse (Koa’h Déétéra). Il y a à peu près 40 ans, Maran Harav Zatsal m’appela et sortit une feuille jaunie avec beaucoup de signature. Il me demanda si je connaissais un des Rabbanim inscrits. Je répondis par la négation. Il me fit savoir qu’il s’agissait d’une feuille assignant le ‘Hérém mit sur le Maharsham à l’époque. Il me dit qu’aujourd’hui tous ceux qui ont signé, on ne les connait même plus, alors que le Maharsham est un des Poskim sur lequel on se tient beaucoup dans la Halakha.
Il faut savoir distinguer une position « souple » de la Halakha, et « arrondir les angles » quand il ne faut pas. Il y a aujourd’hui des « Rabbins » modernes qui autorisent les femmes à dire une Berakha durant la Houppa, ou bien leur donne un Sefer Torah à Simha Torah, pour danser avec du côté des femmes. C’est interdit ! C’est semblable aux pratiques des réformistes !
Certains font la morale aux Rabbanim qu’il fallait se démarquer et être similaire à Maran Harav Zatsal reconnu pour sa souplesse dans la Halakha. Mais qui sont-ils ? Ne connaissons-nous pas les Psakim de Maran Harav Zatsal ? Vont-ils nous apprendre le principe de « Ko’ha Déétéra » ? On ne fixe pas ce principe par simple réflexion, mais bien dans une maison d’étude, à la suite d’un très grand approfondissement.
Rabbi Na’hman MiBreslev (Likoutei Moharane Torah 95) questionne sur la raison pour laquelle les Tsadikim souffrent dans ce monde. Comme aujourd’hui par les médias antireligieux. Ô combien Maran Harav Zatsal fut poursuivi… Rabbi Nahman MiBreslev répond justement car Hachem les aime. Hachem a peur que le Tsadik s’enorgueillisse. Ainsi, Hachem leur envoie des opposants afin que le Tsadik garde son humilité.
[9] Responsa Mikhtam LéDavid Orah Haïm Siman 16)
[10] Lois de Toumath Méth Chap.9 Halakha 12
[11] Traité Pessahim 40a, traité Kiddouchine 5b et traité Chabbat 136b
[12] Siman 44
[13] Traité Kiddouchine 5b
[14] Sefer Hameorot Traité Chabbat 23a
[15] Traité Pessahim 10a
[16] Hassagot Chap.10 lois du Kilayim Halakha 27
[17] Traité Yoma 64a alinéa Yakrivou, traité Kiddouchine 73a alinéa Véiba’ith
[18] Traité Ketoubot 51b alinéa Oness
[19] Torath Haadam sur les lois du deuil.
[20] Traité Kiddouchine 73a
[21] Fin du premier chapitre du traité Kiddouchine, et dans ses Tshouvot Siman 51
[22] Tshouva Siman 51
[23] Yoré Dé’a Siman 17. Du Gaon Rabbi Eliahou Israel, qui était le Av Beth Din il y a 250 ans. Il vient d’une famille où tous sont des Guéonim et des chefs de Tribunal Rabbinique. Le Hida le nomme sous des appellations très importantes.
[24] Siman 110 Kllal Sfeik Sfeika alinéa 27
[25] Siman 110 Klallé Sfeik Sfeika alinéa 1
[26] Vol.2 p.68
[27] Peut-être qu’en disant cela, sa pensée était plus au niveau des Halakhot plus actuelles.
[28] 9a
[29] Vol.6 Even Haezer Siman 4
[30] Fin des Kllalim de Sfeik Sfeika Siman 110, Kllal 36
[31] Fin du Kountras Beth Hassafek alinéa Hashakh.
[32] Fin des kllalim Sfeik Sfeika
[33] Chaar Hasfeikot 21
[34] Il y a 200 ans
[35] Yoré dé’a Siman 110
[36] 85a
[37] Lois de Kilaïm Chap.10 alinéa 124 et 125