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Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Vayéhi 5780

Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef

| 10.01.20 | 08:26
 Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Vayéhi 5780
Dans le doute

Nous avons développé dans le cours précédent le sujet d’une personne qui doute si elle a bien dit la Berakha sur un aliment. Nous avons conclu que dans un tel cas, la personne ne peut pas dire à nouveau la Berakha dans le doute, mais pourra quand bien même continuer à manger l’aliment en question. En effet, en position de doute nos Sages ont destitué la Berakha de l’aliment.
Cependant, nous avons aussi rapporté que cette Halakha n’est pas suivie par tous. En effet, selon le Maharsha (traité Pessahim 102a), Rabbi Akiva Iguere (Gilione Hashass traité Berakhot 12a), le Mor Ouksi’a (Siman 167 alinéa 9) et d’autres encore, dans le doute, la personne ne pourra pas continuer à manger, car le principe nous apprend que toute personne profitant de ce monde sans Berakha, c’est comme si elle avait profité de quelque chose appartenant au Beth HaMikdash (traité Berakha 35a).
En revanche, comme nous l’avons aussi démontré, nous pouvons conclure selon les termes employés par le Choulhan Aroukh, à plusieurs endroits, que la personne peut continuer à manger, sans dire à nouveau la Berakha.
Le Mor Oukia ajoute qu’en cas de doute, si la Berakha de « HaMotsi » a été dite, on la reprendra, selon le principe du traité Berakhot (35a) rapporté plus haut. Mais le Chilté Hagiborime (Siman 167, Elef Hamagén alinéa 14) contredit selon la règle de Safek Berakhot Leakel.
Dans le cours précédent, nous avons prouvé des lois d’Onéne qu’effectivement la personne peut consommer sans reprendre la Berakha, en cas de doute. Mais voici encore d’autres preuves.

Le Rambam
Le Rambam écrit (lois des Berakhot Chap.4 Halakha 2) :
מי שנסתפק לו אם בירך המוציא או לא בירך המוציא אינו חוזר ומברך מפני שאינו מן התורה
Celui qui a un doute quant à savoir s’il a récité ou non la bénédiction préalable de « Hamotsi », ne doit pas répéter cette bénédiction car elle n’est pas d’ordre de la Torah
Si le Rambam était d’avis que la personne ne doit pas continuer à manger dans le doute, pour quelle raison vient-il nous dire que la personne « ne doit pas répéter la bénédiction », si ce n’est de confirmer que le Rambam est d’avis que la personne peut continuer à manger ?

Rendre quitte les autres aliments
Ben Zoma a été questionné, comme il est rapporté dans le traité Berakhot (41a) au sujet de la raison pour laquelle nous sommes dispensés de Berakha sur les aliments, lors d’un repas à base de pain. Et ce, ni la Berakha du début, ni la bénédiction finale. Ben Zoma répondit, que le pain les en dispense. Mais alors, quelle est donc la raison pour laquelle le pain ne rend pas quitte le vin (sur lequel on doit dire la Berakha, sauf le Chabbat, ou l’on dit Kiddouch au préalable) ? De répondre, qu’à la différence des autres aliments et des autres boissons, la Berakha du vin est particulière. Tout comme le pain qui rend quitte tous les autres aliments, de même pour le vin qui rend quitte toutes les autres boissons.
A souligner qu’il est évident que lorsque nos Sages nous enseignent que le pain rend quittes tous les autres aliments venant lors du repas, ils parlent uniquement lorsque la personne consomme au minimum 27g de pain. Mais cette opinion n’est point partagée par tous. Le livre Even Haozer (Siman 174, l’un des descendants du Maharshal, il y a près de 300 ans) par exemple, écrit que la Berakha du Motsi sur le pain rend quitte tous les autres aliments, même si on ne fixe pas son repas sur le pain en y consommant un Kazaït - 27g. Les autres aliments, donc, seront, selon lui, dispensés de Berakha et on les consommera sans bénédiction.
En revanche, nous pouvons déduire du Ritva (traité Berakhot 41b) que ce n’est qu’à partir du moment où l’on consomme un Kazaït, que l’on est astreint de dire les autres Berakhot sur les aliments lors du repas. Car, cette loi, consiste à considérer le pain comme étant la fixation du repas, démontrant la place importante que porte le pain, et non pas suivant uniquement le principe de Ikar (élément principal du repas) et Tafél (élément moins important du repas). Comme d’ailleurs nous pouvons le voir au sujet du principe du Kiddouch qui ne peut être fait que si on consomme un peu de pain, comme les termes du Choulhan Aroukh, et le Magen Avraham explique sur place (alinéa 10) que l’on parle uniquement si la personne consomme au moins un Kazaït de pain. Tel est l’avis du Elia Rabba (alinéa 8) et d’autres A’haronim au nom du Rokéa’h (Siman 56).
De même à notre sujet, la place importante que prend le pain afin de rendre quittes les autres aliments lors du repas, est uniquement dans le cas où la personne consomme un minimum de 27g.

Le Din de Hatsi Chiour
[Pour expliquer, il existe un principe dans la Halakha que nous allons justement développer, qui nous apprend au sujet des Mitsvot ou bien des Avérot, qui ne sont accomplies, qu’on ne les transgresse que de manière partielle. C’est ce que l’on appelle en Halakha Hatsi Chiour, littéralement « Moitié de la mesure »]
La quantité de Matsa et de Maror que demande la Mitsva est d’un Kazaït. Il existe une discussion dans les A’haronim si une personne qui consomme la moitié d’un Kazaït[1] a accompli la Mitsva. Cette question sera importante aussi pour savoir si la Berakha de la Mitsva en question doit être dite.
Il est enseigné dans le traité Yoma[2] qu’une personne qui consomme un Hatsi Chiour d’un aliment interdit, selon Rabbi Yohanane, aura transgressé un interdit de la Torah : c’est ce que l’on appelle Hatsi Chiour min HaTorah. Alors que selon Reish Lakish, selon la Torah c’est permis. L’avis de Rabbi Yo’hanane se tient sur le fait qu’une partie d’un Kazaït peut s’associer à une autre partie qui vont, à eux deux, compléter le Kazaït. La Halakha est tenue comme ce dernier. On voit donc de là, qu’on accorde une importance même pour un Hatsi Chiour, pour ce qui est des interdits. Mais alors, qu’en sera-t-il pour les Mitsvot[3] ?
Sur ce, il existe une grande discussion. Selon le Hida, le Maharit Elgazi, le Hatam Soffer, le Mahané Haïm, Rabbi Yehouda Assad dans le responsa Yehouda Yaalé, et le responsa Binyan Olam, il est vrai que la Mitsva n’a pas été accomplie de manière complète, mais la personne aura quand même accompli la Mitsva partiellement. Car en fin de compte, la Guemara dans le traité Berakhot[4] dit que la Mitsva est de manger un Kazaït (complet). De même que pour les Mitsvot négatives il existe le Din de Hetsi Chiour, de même pour les Mitsvot positives.
En revanche, le Chvout Yaakov, le Mishne LaMelekh, le Chaagat Arié, le Hikrei Lev, le Divrei Haïm Mitsanz, le Minhat Hinouh, et le Ktav Soffer pensent que la personne n’accomplit aucunement de Mitsva lorsqu’elle consomme moins qu’un Kazaït.
Pour ce qui est de la Halakha, on consomme même si c’est moins qu’un Kazaït, afin de craindre l’avis de ceux qui pensent que l’on accomplit la Mitsva partiellement. Mais d’un autre côté, on ne dit pas la Berakha sur la Mitsva, selon le principe de Safek Berakhot Leakel.

Hatsi Chiour - La Mitsva du Omer
Rabbénou Yossef Haïm dans son responsa Rav Pealim[5]  apporte quelques preuves que l’on accomplit la Mitsva même en faisant la Mitsva que de manière partielle (Hatsi Chiour). Par exemple, il rapporte au nom du Choulhan Aroukh[6], qu’une personne ayant omis de compter le Omer le soir et la journée, ne pourra plus continuer à compter avec Berakha. En effet, nous craignons l’avis du Bahag lequel pense que la Mitsva du Omer est comme une chaine de 49 anneaux. Si l’un des anneaux est coupé, la chaine n’existe plus. Et quand bien même, le Choulhan Aroukh tranche que l’on continue sans Berakha. Pour quelle raison continuer, si ce n’est de dire que l’on peut accomplir la Mitsva même de manière partielle ?
Maran Harav Ovadia Zatsal dans son responsa Yabia Omer[7] contredit son avis, car le fait que l’on continue à compter n’est pour dire que l’on accomplit la Mitsva de manière partielle, mais pour craindre l’avis de tous les autres Rishonim qui contredisent l’avis du Bahag et pensent que la Mitsva n’est pas perdue, car chaque jour (des 49) est une Mitsva à part entière. Juste, on ne continue pas avec Berakha, car on craint l’avis du Bahag.

Hatsi Chiour - Sonner le Choffar
Rabbénou Yossef Haïm apporte une autre preuve à ses propos, au sujet d’une personne qui est mi-serviteur, mi-libre. Par exemple, si deux personnes avaient un serviteur pour les deux, et l’une d’entre elles libéra le serviteur, il sera moitié libre, moitié serviteur (chez son second maitre). Un tel homme ne pourra ni rendre quitte ni se rendre quitte du Choffar (par lui-même). Il demandera à quelqu’un de le rendre quitte. Et ce, même si un serviteur est exempté du Choffar, un tel homme doit accomplir la Mitsva pour sa moitié libre. De là, nous pouvons voir qu’une Mitsva, même partielle est considérée comme telle.
Mais sur cela aussi, Maran Harav Zatsal le contredit, car dans ce cas, il s’agit de la personne elle-même qui est « partielle » est non pas la Mitsva.

Revenons - L’avis des Gdolé Israël
Comme nous l’avons dit plus haut, selon le Ritva, le pain rend quittes les autres aliments du repas, uniquement dans le cas où la personne consomme au moins 27g de pain. Dans le cas contraire, elle devra dire la Berakha sur tous les aliments. Tel est l’avis du Magen Avraham[8], du Magen Giborim[9], du Aroukh Hashoulhan[10], du Kaf HaHaïm[11], du Helkat Yaakov[12] et du Rav Moché Feinshteine[13].
Preuve du vin
Maran Harav Zatsal dans son responsa Yabia Omer[14] rapporte l’avis du livre Birkat Hachem[15], lequel contredit tous les Gdolim cités plus haut, et pense que même si la personne consomme moins qu’un Kazaït de pain, ce dernier rendra quittes les autres aliments du repas. Il apporte comme preuve le Din du vin, qui rend quittes les autres boissons, même si l’on consomme moins d’un Reviit de vin. Il en sera donc de même pour le pain, même moins qu’un Kazaït.
Les Gdolim cités sont des immenses, et pourtant le livre cité contredit ! Maran Harav Zatsal nous a toujours éduqué, surtout sur les lois de Berakhot, de craindre l’avis contraire et ne pas contredire facilement et rapidement.
Comme nous pouvons d’ailleurs le voir dans notre cas. La preuve qu’apporte le Birkat Hachem n’est pas juste, car au sujet du vin, il existe une discussion. Selon le Levouch[16], le Olat Tamid[17], le Hayé Adam[18] et d’autres Poskim, le vin rend quittes même les autres boissons même si la personne a bu moins qu’un Reviit. Alors que selon le Magen Avraham[19], le Gaon Rabbenou Zalman[20], le Levouche Mordehai[21], le Biour Halakha[22] et le Pné Itshak Aboulafia[23] contredisent et pensent qu’uniquement après avoir bu un Reviit de vin, on se rend quittes des autres boissons. Dans le cas contraire, on dira la Berakha sur les autres boissons.
Et donc, étant donné qu’il y a une discussion importante au sujet du vin, nous suivons le principe de Safek Berakhot et même après avoir bu moins qu’un Reviit de vin, on ne dira pas la Berakha sur les autres boissons.
De plus, le vin rend quittes d’autres boissons dans l’ensemble, sans restriction, ce qui n’est pas le cas du pain qui rend quittes uniquement les aliments du repas, et non les fruits qui ne font pas partie du repas en soit. Et donc, étant donné que la personne a mangé moins d’un Kazaït de pain, elle ne rendra pas quittes les autres aliments comme la viande ou autre. Telle est la conclusion.

La Berakha sur une boisson lors d’un repas
Il est intéressant de s’attarder au sujet des boissons lors d’un repas (à base de pain). Il existe une discussion dans les Rishonim si on doit dire sur les boissons la Berakha de Cheakol, ou bien si le pain nous rend quitte. D’un côté, la Guemara n’a parlé seulement du vin, sur lequel lors d’un repas, on doit dire la Berakha de « Haguefene ». Le Rashba écrit que l’habitude du monde est de se rendre quitte par la Berakha du Motsi même des boissons. Tel est l’avis de Rabbénou Tam, du Ri, des élèves de Rabbénou Yoina, du Mordekhi, du Smag, et de Maran Habeit Yossef.
A contrario, le Baal Halakhot Guedolot, le Raavad et Or Zarou’a pensent quant à eux, que l’on dira la Berakha sur les autres boissons.
Qu’en est-il de la Halakha ? Le Choulhan Aroukh écrit[24] :
אם אין לו יין ושותה מים או שאר משקה אין לברך עליהם דחשיבי כבאים מחמת הסעודה לפי שאין דרך לאכול בלא שתיה ואף יין לא היה צריך ברכה לפניו אלא מפני שהוא חשוב קובע ברכה לעצמו אבל מים או שאר משקים לא חשיבי ואינם טעונים ברכה ואפילו אם היה צמא קודם סעודה כיון שלא רצה לשתות אז כדי שלא יזיקו לו המים נמצא כי שתית המים בסבת הפת היא ופת פוטרתם ויש אומרים לברך על המים שבסעודה ויש מחמירין עוד לברך עליהם בכל פעם דסתמא נמלך הוא בכל פעם והרוצה להסתלק מן הספק ישב קודם נטילה במקום סעודתו ויברך על דעת לשתות בתוך סעודתו.
Et le Rama rajoute
הגהוהמנהג כסברא הראשונה.
 
Le Ben Ish Haï aussi apporte la même idée que le Choulhan Aroukh, de boire avant le repas. Selon cela, comment se fait-il que le Choulhan Aroukh tranche que l’on ne dit pas la Berakha sur les autres boissons durant un repas à base de pain ? N’est-ce pas que selon le Bahag et d’autres, on est obligé de dire la Berakha ? De là nous pouvons avoir comme preuve que nous disons le principe de Safek Berakhot même si cela a pour conséquence que la personne mange sans Berakha.

Une glace lors d’un repas
Il faut savoir, que même sur une glace on ne doit pas dire de bénédiction lorsqu’elle est servie lors d’un repas (à base de pain). D’ailleurs, Maran Harav Zatsal était accoutumé aussi de ne pas dire de Berakha sur la glace durant le repas, et ce, que ce soit le Chabbat ou la semaine[25]. Il attendait après le repas, après avoir dit Birkat HaMazone pour consommer avec Berakha, suivant le principe de Safek Berakhot Leakel.
Ces dernières années a été éditée la nouvelle édition des responsa Yabia Omer, avec les annotations de Maran Harav Zatsal. Dans le Volume 5[26], Maran Harav Zatsal écrit explicitement  qu’on ne doit pas dire de Berakha sur une glace lors d’un repas à base de pain.
Le livre Ma’assé Nissim[27] distingue entre une glace parvé sur laquelle on ne dit pas de Berakha durant le repas, et une glace Halavi, sur laquelle on fait la Berakha même pendant le repas. Le Or Letsion[28] suit cet avis. Cependant, le responsa Beer Moché Shterene[29] dit bien que l’on ne doit aucunement dire de bénédiction sur une glace durant un repas. Tel est l’avis du livre Kiniane Torah[30].

Petite gorgée
Même si en fin de compte la glace est mangée petit à petit, on ne dit pas la Berakha dessus durant le repas. En effet, nous pouvons donner comme preuve les alcools, lesquels sont bus doucement, comme l’Arak ou le Cognac[31], et on ne dit pas la Berakha dessus lors d’un repas, car nos Sages n’ont pas dissocié les sortes de liquide. Ou encore, en été, lorsqu’il fait chaud, certains boivent avec une paille un granité (Barad). Sur une telle boisson, même si elle est bue doucement on ne dit pas non plus la Berakha durant un repas.
Il y a un Hakham qui apporta comme preuve l’avis du Magen Avraham[32] que l’on dit la Berakha correspondante au chocolat, au chewing-gum et aux bonbons durant le repas, car ils ne viennent pas en rapport avec le repas (plus communément appelé lo Ba me’hamath Hasé’ouda). Et donc, il en serait de même pour la glace. Mais cette preuve est totalement erronée, car sur la glace nous ne disons pas la Berakha durant le repas, car elle prend le statut d’une boisson. C’est donc comme tous liquides sur lesquels on ne dit pas la Berakha lors d’un repas. D’ailleurs une glace qui se ramollit, qui tombe sur des légumes, les rend aptes à recevoir de l’impureté comme tout liquide.

Conclusion - Glace enrobée de chocolat
Pour ce qui est de la Halakha, nous suivons le principe de Safek Berakhot. Nous avons pu aussi voir Maran Harav, qui ne mangeait pas de glace durant le repas.
Si en revanche la glace est enrobée de chocolat, le mieux est de dire la Berakha sur le chocolat ce qui le rendra quitte de la glace. Mais sur une glace normale dans une assiette, on ne dira pas la Berakha durant un repas à base de pain.
 
[1] Aujourd’hui ce genre de situation (où l’on ne peut trouver un Kazaït de pain) n’est pas fréquente, mais il y eut des époques, comme lors de Shoah, où il était très difficile de s’en procurer.
[2] 73b
[3] Comme l’exemple rapporté plus haut au sujet d’une moitié de Matsa.
[4] 49b
[5] Vol.3 Orah Haïm Siman 32
[6] Siman 489 Halakha 8
[7] Vol.10 Orah Haïm Siman 55. Il apporte là-bas tous les points sur lesquels il n’est pas d’accord avec le livre Rav Pealim (de Rabbénou Yossef Haïm, le Ben Ish Haî)
[8] Siman 177 alinéa 1
[9] Siman 174 Elef Hamagen alinéa 2
[10] Siman 177 alinéa 2
[11] Alinéa 4
[12] Vol.2 Siman 112
[13] Igrot Moché Orah Haïm vol.4 Siman 41
[14] Vol.10 Orah Haïm Siman 17
[15] Vol.3 p.339
[16] Siman 174 alinéa 2
[17] Siman 174 alinéa 2
[18] Kllal 55 alinéa 5, Nishmat Adam alinéa 1
[19] Siman 174 fin de l’alinéa 11 et fin du Siman 272
[20] Siman 174 alinéa 4
[21] Kama Siman 36
[22] Siman 174 Halakha 1 alinéa Yayine
[23] Vol.1 Berakhot alinéa 136
[24] Siman 174 Halakha 7
[25] Il n’y a aucune différence entre la semaine et le Chabbat.
[26] Fin du Siman 18
[27] Siman 9. Il a été écrit par le Rav Nissim Kadouri, il y a environ 50 ans. Il habitait proche de la Yeshivat Porat Yossef et aimait beaucoup les responsa. Lorsqu’il monta de Bagdad pour s’installer en Israel, Maran Harav Zatsal vint lui rendre visite et ils parlèrent ensemble de Torah. Il fut très impressionné de Maran Harav Zatsal, mais par la suite il se mit en colère contre lui, cause de sa position Halakhique contre l’avis du Ben Ish Haï. Il fut, dès lors, l’un des protagonistes importants contre Maran Harav Zatsa’l. Mais son responsa est très joli, c’est pourquoi je vais rapporter son avis.
[28] Vol.2 chap.12 alinéa 12
[29] Vol.1 Siman 11. Il était l’un des Rabbanim d’Amérique
[30] Vol.2 Siman 108. L’auteur de ce livre était le Rav Avraham David Orowitsh, siégeant à l’époque en tant que Av Beth Din de Strasbourg. Il aimait beaucoup Maran Harav Zatsal. Lorsqu’il monta en Israël, il fut nommé Dayan de la Hashgaha Badatz Haeda Ha’haredit. Une fois, il y a plus de 20 ans, alors que le Maire de la ville n’était pas encore Moché Leon, la municipalité envoya des tracteurs arranger la route durant Hol Hamoed. Lorsque le Rav Orowitsh vit cela, il descendit de chez lui et se mit face aux tracteurs de façon qu’ils ne puissent plus passer. Mais un Talmid Hakham Sefarade vint le voir pour lui montrer dans le livre Yalkout Yossef, qu’il est permis de travailler durant Hol HaMoed si c’est pour un besoin public. Dans son humilité, lorsqu’il vit cela, il dit alors : « si c’est assis, vous pouvez continuer » et il s’en alla. Mais plus tard, après avoir approfondi le sujet, il envoya quelqu’un pour me demander de venir le voir, car il avait une interrogation sur cette permission. Après m’avoir questionné, je lui dis que j’allais voir Maran Harav Zatsal et lui faire part de ses interrogations. Lorsque je vins voir Maran Harav, il me demanda qu’il lui écrive une lettre où est rapportée toute l’interrogation et qu’il lui répondrait par retour. Mais lorsque je fis part de ces propos au Rav Orowitsh, il refusa sous prétexte que s’il envoyait une lettre au Grand Rabbin Sefarade, cela se saurait et qu’ils allaient publier cela de partout, disant que j’étais « Sioniste » ! Lorsque je fis part de cela à Maran Harav, il me dit qu’il savait cela et c’est pour cela qu’il ne voulait pas lui répondre. Il faut savoir séparer la Torah de la politique. Ô combien Maran Harav Zatsal a fait pour le peuple, et pour tous les publics.
Cette semaine, le Rav Asher Touvia Weiss, le grand Rabbin de la Hashgaha Badatz Haeda Ha’haredit m’envoya quelqu’un s’insurger sur le fait que j’ai dit au sujet de la Hashgaha, qu’elle était la moins bien. Et je reconfirme mes propos : que pour nous, les Sefaradim, la  Hashgaha Badatz Haeda Ha’haredit est la moins bien pour la viande. Il m’envoya quelqu’un pour me dire qu’il « acceptait » que je vienne chez lui pour le rencontrer. Merci beaucoup….. Je ne me suis pas simplement appuyé sur des témoignages pour dire cela, mais sur les écrits d’un de leur Rabbanim, le Rav Chterenbouh, dans son livre Tshouvot Veanagot (vol.4 Siman 169). Ces propos contredisent l’avis du Beth Yossef (Siman 39).
D’ailleurs, le Rav Weiss aussi me demanda de venir chez lui dans les alentours de minuit, sans camera. Je dis à la personne envoyée, de dire au Rav que je ne viendrais pas.
Une fois, un Vendredi, un des Admourim de Satmar vint me voir pour une urgence. Lorsqu’il sortit de sa voiture, il regarda à droite et à gauche pour voir que personne ne le voyait et il entra. Il me supplia de ne pas raconter qu’il était venu me voir. Je lui demandai la raison pour laquelle il avait aussi peur de venir me voir. Il me répondit : « je suis l’Admour de Satmar, s’ils me voient en présence du grand Rabbin d’Israel, ils diront que je suis Sioniste ! ». Je lui dis, que la place de Grand Rabbin Sefarade existait bien avant l’état d’Israel. Le premier, fut il y a 380 ans, Rabbi Moché Galanti, suivi par le Maharam Ben Haviv qui fut élu en tant que grand Rabbin à l’âge de 43 ans, et rendit l’âme à l’âge de 47 ans. Il fut l’auteur des livre Kol Gadol et Kapot Temarim. Et ainsi de suite. Donc, le Grand Rabbin Sefarade n’est pas du tout en relation avec le Sionisme. A la rigueur, peut-être que s’il se rendait chez le Grand Rabbin d’Israel Ashkenaze, alors oui il pouvait craindre cela.
Et comme à l’image de Maran Harav Zatsal, nous aussi nous essayons de renforcer tous les publics. Le Choulhan Aroukh lui-même Sefarade, est commenté par les grands A’haronim Ashkenaze : le Magen Avraham, le Taz, le Pithe Tchouva. La Guemara aussi venant de Babylone, est commentée par des Rishonim Ashkenazes : Rachi, les Tossafot, le Maharsha, le Maratz Hayout, le Maharam Shif, le Rashach et d’autres encore. L’étude de Torah unit tout le monde.
[31] Il y a à peu près 50 ans, je suis allé avec Maran Harav Zatsal rencontrer Baba Salé. Il nous donna à chacun un verre d’Arak. Comme tout le monde sait, la bouteille ne se terminait pas….Mais Maran Harav Zatsal n’avait pas l’habitude de boire d’Arak. En revanche, Baba Salé me demanda de terminer. J’étais donc obligé de finir…
[32] Siman 168 alinéa 22