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Jeûne du 10 Tevet

La bonté d’Hachem malgré le décret de l’exil : infos sur le jeûne du 10 Tevet

Le 10 Tevet est le dernier d’un cycle de trois jours de malheurs consécutifs : le 8 Tevet, la Torah a été traduite en Grec sur ordre royal et la grandeur de la Torah a ainsi été bafouée.

| 07.01.20 | 00:16
La bonté d’Hachem malgré le décret de l’exil : infos sur le jeûne du 10 Tevet
Le 10 Tevet marque le début du siège de Jérusalem au temps de Nabuchodonosor, roi de Babylonie, siège qui a conduit à la destruction du premier Temple.

Le 10 Tevet fait partie des 4 jeûnes (17 Tamouz, 9 Av et Jeûne de Guédalia le 3 Tichri) institués en souvenir de la destruction du Temple. En ces jours, nous nous abstenons de manger et de boire depuis l’aube jusqu’à la tombée de la nuit (le 9 Av est un jour de deuil plus intense et d’autres lois s’y ajoutent) et nous avons l’habitude de nous repentir et de procéder à une introspection de nos actes.

Le 10 Tevet est le dernier d’un cycle de trois jours de malheurs consécutifs : le 8 Tevet, la Torah a été traduite en Grec sur ordre royal et la grandeur de la Torah a ainsi été bafouée. Le 9 Tevet  les scribes et dirigeants du peuple, Ezra et Néhémia, ont quitté ce monde. Après leur décès, la vision du peuple s’est obscurcie. Et le 10 Tevet fut, comme nous l’avons dit, le début du siège de la ville de Jérusalem.

Dans le Midrach Tanhouma, il est rapporté que le peuple aurait dû être exilé le 10 Tevet mais Hachem a pris en compte les conditions météorologiques et par miséricorde, Il a repoussé l’exil aux mois d’été. Nous voyons ici la bonté infinie d’Hachem envers Son peuple : même lorsqu’il a fauté et qu’il doit être exilé de sa terre, Hachem attend néanmoins que les conditions soient moins difficiles.

De nos jours, le 10 Tevet a également été décrété par le grand Rabbinat d’Israël comme jour du Kaddich mondial, récité à la mémoire de tous ceux qui ont été assassinés pendant la Shoah et dont on ignore le jour exact du décès.

Ces différents jeûnes ont été institués dans le but de nous éveiller au repentir et afin que nous améliorions nos actes. Nous avons donc l’habitude en ces jours de multiplier les prières et les supplications. Comme il est dit dans le Séfer Hatodaa : « L’essentiel n’est pas le deuil et la tristesse mais l’éveil des cœurs et la Téchouva ».

Le ‘Hatam Sofer a écrit : « Chaque génération où le Beth Hamikdach n’est pas reconstruit c’est comme s’il était détruit à nouveau dans cette même génération. Chaque année, c’est le 10 Tevet que d’en-haut, la destruction du Beth Hamikdach est décrétée. Ainsi, si le 9 Av tombe un Chabbat on repousse le jeûne au Dimanche car on commémore l’évènement qui a eu lieu. En revanche, si le jeûne du 10 Tevet tombe un Chabbat (bien que le 10 Tevet ne puisse en réalité jamais tomber un Chabbat ou un Lundi), nous ne le repousserions pas car s’il a lieu, c’est que la destruction du Temple cette année-là a encore été décrétée.

Que nous méritions très bientôt de voir le Machia’h arriver dans la miséricorde ainsi que la reconstruction du Beth Hamikdach ! Amen.