Les plus lus

Lois et coutumes

Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Vayigach 5780

Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef

| 03.01.20 | 10:00
 Cours hebdomadaire du Richon Létsion HaRav Its’hak Yossef Parachat Vayigach 5780
Règle de Safek Brakhot

Il existe un grand principe dans la Halakha qui nous dit : Safek Deoraïta La’Houmra[i] et Safek DeRabbanane Lakoula. C’est-à-dire que lorsque nous avons un doute sur une loi de la Torah, nous devons être rigoureux et stricts. Mais s’il y a un doute sur une loi Rabbinique, alors nous devons être plus souples.
 
Donc, comme nous le savons, toutes les Berakhot sont d’institution Rabbinique, comme les Birkot HaShahar, le Asher Yatsar, les Berakhot sur les aliments, ou bien les bénédictions finales comme Boré Nefashot et Al Hamé’hia, ou encore les Birkot HaTorah. Il est vrai que sur « Al HaMé’hia » et les Birkot HaTorah il existe une discussion sur leur titre, mais en fin de compte, nous concluons qu’il s’agit bien de bénédictions Rabbiniques.
 
C’est ce que nous déduisons du Rambam (Lois des Berakhot Chap.8 Halakha 12) et du Choulhan Aroukh (Siman 184 Halakha 4 et Siman 209 Halakha 3), qui énoncent que lorsque nous avons un doute sur une bénédiction on ne se reprendra pas, à part le Birkat Hamazon qui est de la Torah.
 
D’ailleurs nous en trouvons une preuve du Yerouchalmi (Berakhot 1ère page verso) selon qui, si une personne doute avoir dit ou pas le Birkat Hamazone, elle devra le redire, car le verset disant « Veakhalta Vessava’ta », il s’agit donc d’un ordre de la Torah, et comme tout ordre de la Torah, le principe nous dit Safek DeOraïta La’houmra.
 
Une Svara
 
La Guemara dans le traité Berakhot (35a) s’interroge sur la source des Berakhot sur les aliments (Birkot Haneenim). En conclusion, la Guemara répond qu’il s’agit d’une Svara (raisonnement logique), qu’il est interdit de profiter de ce monde-ci sans Berakha. À partir de là, le Pné Yehochoua (Berakhot 35a) pense que les Berakhot sont de la Torah, car nous voyons dans plusieurs endroits que lorsqu’il s’agit d’une Svara, il s’agit d’un ordre de la Torah. En effet, il est enseigné dans le traité Baba Kama (46b) que nous pouvons apprendre d’un verset l’obligation qu’a une personne d’apporter une preuve à ses dires, afin de soutirer quelque chose à son ami. Mais la Guemara dit que nous n’avons pas besoin de verset pour nous apprendre cela, car il s’agit d’un raisonnement logique, plus communément appelé HaMotsi méhavéro Alav Haréaya. Ou encore dans le traité Ketoubot (22a) où il est question d’une personne qui porte un jugement négatif sur elle-même, tel qu’un jugement qui vient « l’interdire » (parce qu’elle est mariée) et continue par des propos qui viennent « la permettre » (parce qu’elle a ensuite divorcée). On peut croire le jugement positif car elle a commencé par un jugement négatif.
 
 
La Guemara rapporte que l’on peut apprendre cela d’un verset, mais sur place elle se rétracte disant qu’il s’agit d’un raisonnement logique et que l’on n’avait pas besoin d’un verset pour nous apprendre cela : Hapé chéassar ou Hapé chéitir.
 
On voit donc qu’un raisonnement logique, Svara, est de la Torah. Sur ce, le Pné Yehouchoua s’interroge : pour quelle raison tenons-nous la règle de Safek Berakhot Leakél, alors que toutes les Berakhot sont de la Torah ? On devrait donc dire Safek Deoraïta laHoumra ? Le Pné Yehouchoua répond que même si les Berakhot sont de la Torah, nous avons l’interdit de « Lo Tissa, Tu ne prononceras pas le nom d’Hachem en vain ». Et donc, pour ne pas enfreindre cet interdit, on ne dira pas le principe de Safek Deoraïta sur les Berakhot. Et donc, en cas de doute on ne reprendra pas.
 
Mais on ne se tiendra pas sur cela. Pour expliquer cela, on peut dire que les cas de Svara, que nous avons vu plus haut, sont des raisonnements sans failles, plus communément appelé Svara Alimtta. Mais dans le cas des Berakhot, il est vrai que le raisonnement dit logiquement qu’on ne peut profiter de ce monde sans bénir au préalable, mais il se peut qu’on puisse bénir d’une tout autre façon. Et donc, cette Svara n’est pas similaire à celles rapportées plus haut. Par ailleurs, toutes les Berakhot (à part le Birkat HaMazone), sont d’ordres Rabbinique, comme nous l’avons prouvé plus haut.
 
Questionnement
 
Nous pouvons nous interroger sur l’avis du Pné Yehouchoua. S’il pense que toutes les Berakhot sont de la Torah, mais qu’en cas de doute on ne reprendra pas, à cause de l’interdit de « Lo Tissa », comment répondra-t-il au sujet du Birkat HaMazon où le Talmud dit explicitement qu’en cas de doute la personne devra se reprendre ‘’,car il s’agit d’une Berakha de la Torah’’ ? Et donc, selon notre développement, tout est compréhensible, étant donné que contrairement au Birkat Hamazone, toutes les Berakhot sont Rabbiniques, et donc on suivra en cas de doute, le principe de Safek Derabanane Leakel.
 
Un cas de doute sur les Birkot HaTorah
 
Une personne qui est en retard à la Tefila et commence à dire en chemin les Birkot Hashahar[1]. Si en arrivant à la synagogue elle doute d’avoir dit les Birkot HaTorah, elle ne reprendra pas. Mais sur cette Berakha spécifiquement, s’agissant d’une Berakha spéciale, le Mishna Beroura[2] tranche, que même en cas de doute, la personne devra reprendre. Il suit l’avis du Chahagat Arié[3], et en général les Ashkenazim suivent l’avis du Mishna Beroura. Mais la Halakha pour les Sefaradim, est de ne pas se reprendre en cas de doute comme pour toutes les autres Berakhot (sauf le Birkat HaMazone), suivant en cela l’avis du Choulhan Aroukh. Il est vrai que selon le Choulhan Aroukh il n’est pas évident que les birkot HaTorah sont d’ordre Rabbinique, car selon une grande majorité des Rishonim ils sont de la Torah, mais en cas de doute à ce sujet, on ne reprendra pas. Tel est l’avis du Hida[4], de Rabbi Yehouda Ayash[5], du  Hikré Lév[6] et d’autres encore.
 
Deux principes
 
Nous pouvons nous interroger : pour quelle raison nos Sages ont-ils apporté deux principes « Safek Derabanane Leakel » et « Safek Berakhot Leakel » alors que les deux veulent nous apprendre que l’on sera plus souple ? Le livre Zera Yaakov[7] explique que lorsqu’il y a un doute sur un ordre rabbinique, chacun peut être plus rigoureux. Mais pour ce qui est d’un doute sur une Berakha, une personne ne peut pas être rigoureuse et dire la Berakha dans le doute, car là vient le second principe de Safek Berakhot Leakel.
 
Attendre 6 heures
 
Dans chaque autre interdit Rabbinique, on peut être plus strict en cas de doute. Par exemple, sur le fait d’attendre 6 heures avant de consommer un met lacté après avoir mangé de la viande. Une personne qui doute si cela fait 5 ou 6 heures depuis le moment où elle a terminé de consommer sa viande. Dans le doute, cette personne pourra être plus souple en cas de besoin après 5h30 (pas pour manger un chocolat). Comme dans une Yeshiva où le repas est servi à heure fixe ou bien un soldat à l’armée qui a fini manger tard son repas du midi, surtout lorsque c’est l’heure d’été. On est d’autant plus souple dans de tels cas, lorsque la consommation du plat Bassari était de la volaille, car sa consommation avec du lait est un interdit rabbinique.
 
Certains Ashkenazim sont encore plus souples et attendent uniquement 1h entre les deux repas, comme l’ont écrit le Rama[8] et le Gaon MiVilna. Mais le Chakh[9] a écrit que toute personne qui a un certain arôme de Torah en lui attendra 6h. Qui peut dire qu’il n’a pas cet arôme ? C’est pour cela, que même les Ashkenazim aujourd’hui, attendront 6 heures.
 
On commence à compter les 6 heures à partir du moment où l’on termine de manger le plat de viande.
 
Davar Cheyesh Lo Matirim
 
Comme nous pouvons le comprendre de la Guemara, dans le traité Houline[10], le laps de temps de 6 heures entre la viande et le lait est d’ordre Rabbinique. Donc, en cas de doute si l’attente a été de 5 ou 6 heures, on dira Safek DeRabbanane LaKoula. Cependant, le Yad Yehouda[11] - le Gaon Rabbi Yehouda Lando - explique, que l’on peut considérer l’interdit comme entrant sous le principe de Davar Chéyéch lo Matirim, c’est-à-dire, quelque chose qui sera permis avec le temps : plutôt que de consommer dans le doute, on consommera l’aliment en question lorsque c’est sûr qu’il est permis. Ainsi, plutôt que de se suffire d’être souple selon le principe de Safek DeRabbanane, on attendra d’être sûr et consommera plus tard, selon le principe de Davar cheyesh lo Matirim.
 
Raison sur les 6 heures
 
Il existe une discussion en ce qui concerne la raison pour laquelle on doit attendre 6 heures après un plat de viande. Selon Rachi[12], le Rosh et d’autres encore, la nature de la viande crée un goût pendant 6 heures, et si une personne consomme dans les 6 heures un met lacté, elle aura l’impression d’avoir mélangé le lait et la viande. Mais selon le Rambam, la raison est que l’on peut craindre que de la viande puisse être restée entre les dents, et donc, on pourrait craindre que lorsque l’on mâche le met lacté, il se mélange à un morceau de viande.
 
Plusieurs Nafka Minoth
 
Selon ces deux raisons, nous pouvons retrouver plusieurs distinctions Halakhiques. 1) Une personne qui mâche de la viande (sans l’avaler) pour son bébé[13] : selon le Rambam, de la viande peut rester entre les dents et il faudra donc attendre 6 heures. Alors que selon Rachi, étant donné que la personne n’avale pas, elle ne gardera pas un goût de viande et il ne sera donc pas nécessaire d’attendre 6 heures. 2) une personne qui mange de la graisse : selon le Rambam, étant donné que ça n’accroche pas aux dents, il ne sera pas nécessaire d’attendre 6 heures. Alors que selon Rachi, étant donné que la personne avale, elle doit attendre 6 heures. 3) si la personne a retiré les bouts de viandes avec un cure-dents : selon le Rambam pas besoin d’attendre 6 heures, contrairement à l’avis de Rachi.
 
Pour ce qui est de la Halakha, Maran HaBeth Yossef et le Choulhan Aroukh tranchent de manière rigoureuse en se soumettant aux deux avis. Ainsi, dans tous les cas cités, on devra être rigoureux et attendre 6 heures, avant la consommation de mets lactés.
Mais pour quelle raison ne pas dire sur cela le principe de Safek Derabanane laKoula ? Eh bien, étant donné que dans le Beth Yossef il est écrit qu’il est bien de suivre autant l’avis de Rachi que du Rambam, on peut déduire que selon la loi stricte (Méikar HaDine), il aurait été possible d’être plus souple. Mais on est plus strict, car il est simple de suivre la manière stricte. Et non pas comme l’a expliqué plus haut le Yad Yehouda.
 
Ordre Rabbinique associé à la Torah
(Ce passage a déjà été rapporté dans le passé, mais a été à nouveau rappelé par le Rav dans son cours)
 
Le Rambam écrit dans le Sefer HaMitsvot (Chorech 1) que dans chaque Mitsva Rabbinique, est fusionné aussi l’interdit de la Torah :
 
לֹא תָסוּר, מִן-הַדָּבָר אֲשֶׁר-יַגִּידוּ לְךָ--יָמִין וּשְׂמֹאל
Ne t’écarte pas de ce qu’ils te diront ni à droite ni à gauche
 
De plus, le Rambam écrit (Mitsva 174) :
היא שצונו לשמוע לבית דין הגדול ולעשות כל מה שיצוו מאיסור והיתר. ואין הבדל בזה בין הדבר שיסברוהו או דבר שיוציאוהו מן ההיקשים שהתורה נדרשת בהן או הדבר שיסכימו עליו שהוא איסור תורה או לפי ענין מן הענינים שיהיה דעתם שהוא ישר ושבו הזוק לתורה. הכל אנחנו חייבין לשמוע ולעשות ולעמוד על פיהם לא נעבור ממנו.
והוא אמרו יתברך על פי התורה אשר יורוך. ולשון ספרי כל המצוה אשר יאמרו לך תעשה זו מצות עשה.
Il s’agit du commandement nous incombant d’obéir au grand Sanhédrine et d’agir conformément aux ordres de ses juges, en ce qui concerne les actes interdits et les actes permis. Il n’y a pas de différence à ce sujet, entre une décision basée sur la tradition, une décision à laquelle les juges aboutissent en appliquant une des règles d’interprétation de la Torah ou entre une décision sur laquelle les juges sont tombés d’accord dans le but de fixer une barrière autour de la loi ou de faire face à une situation de la manière qu’ils ont jugé appropriée et qui leur semble renforcer la loi de la Torah. Dans tous les cas, nous devons nous soumettre à leur décision et agir selon leur ordre sans désobéir, comme il est dit : selon la doctrine qu’ils t’enseigneront. Le Sifri explique ainsi ce verset : selon les règles qu’ils t’indiqueront, tu procéderas, il s’agit d’un commandement positif.
Sur ce, le Rambane (Hassagot sur le Sefer HaMitsvot, Shoresh 1) questionne : comment se fait-il que nous appliquions la règle de Safek Dérabanane laKoula, alors que tous les enseignements de nos Sages doivent être accomplis, sous ordre de la Torah ? On devrait dire, Safek DéOraïta La’houmra ? Le Rashbets dans son livre Zohat Haraki’a (Shoresh 1) explique, que tous les enseignements de nos Sages sont uniquement lorsque le sujet en question à un statut de Vaday (sûr). Mais lorsqu’il a un statut de Safek (douteux), il n’y a plus de crainte de transgression de l’interdit de « Ne t’écartes pas ».
Ainsi, au sujet de l’attente entre la viande et le lait, en cas de doute, on pourra être souple, car nos Sages ont demandé d’attendre 6 heures en étant sûr et non dans le doute.
Profit sans Berakha
 
Ainsi donc, lorsqu’une personne doute au sujet d’une Berakha (si elle l’a dite ou non), elle ne la reprendra pas et pourra donc boire ou manger sans reprendre la Berakha. Cependant, il est enseigné dans la Guemara[14] que celui qui profite de ce monde-ci sans Berakha est comme s’il avait transgressé l’interdit de Mé’ila (profiter de quelque chose appartenant au Beth Hamikdash). La Guemara nous apprend que cet enseignement a été tiré d’une étude des versets. La Guemara questionne sur deux versets. Dans l’un[15] il est dit : לַיהוָה, הָאָרֶץ וּמְלוֹאָהּ, À l'Éternel appartient la terre et ce qu'elle renferme. Et dans le second[16] il est dit : הַשָּׁמַיִם שָׁמַיִם, לַיהוָה; וְהָאָרֶץ, נָתַן לִבְנֵי-אָדָם, Les cieux, oui, les cieux sont à l’Éternel, mais la terre, il l’a octroyée aux fils de l’homme. N’est-ce pas une contradiction ? La Guemara répond, que le premier verset nous apprenant qu’avant que l’homme fasse une Berakha, la terre appartient à Hachem. Et le second verset, concerne une personne qui a fait la Berakha sur l’aliment, alors la terre lui est restituée.
Mais, cet enseignement est uniquement lorsque la personne est dans l’obligation de dire une Berakha. Mais lorsqu’il y a un doute sur la Berakha, la personne n’est plus concernée par l’enseignement. Elle pourra donc consommer dans le doute.
Un Onéne
Nous pouvons retrouver une preuve à cela, en ce qui concerne une personne qui a le statut de Onéne[17], qu’Hachem nous en préserve. Cette personne sera dispensée de toutes les Mitsvot, comme l’avis de Rachi[18], que la personne consomme même du pain sans la Berakha de « Hamotsi ». Tel est l’avis du Choulhan Aroukh[19]. Et ce, même aujourd’hui[20]. On devra uniquement faire Netilath Yadayim, comme nous l’apprennent le Hida[21], le Hakham Tsvi (Siman 1) et d’autres encore.
En revanche, le Bahag, le Or’hot Haïm[22], ainsi que le Kol bo[23] ne tiennent pas la Halakha comme Rachi, et pensent que même un Onéne doit dire la Berakha de « Hamotsi », car ils pensent que l’enseignement de la Guemara rapporté plus haut (traité Berakhot 35a) assigne à la personne l’obligation, au temps du Beth Hamikdash, d’apporter un sacrifice Mé’ila, comme l’explique d’ailleurs, Rabbénou Yona[24]. Mais comme nous l’avons précisé, la Halakha est tenue comme Rachi, et il est évident que l’enseignement de la Guemara vient uniquement montrer la gravité de manger un aliment sans Berakha, mais bien entendu, la personne ne devra pas apporter de sacrifice[25].
C’est pour cela qu’un Onéne  ne dira pas la Berakha de « Hamotsi » pour consommer du pain.
Nous pouvons alors nous interroger : nous avons conclu plus haut qu’en cas de doute sur une Berakha, on ne la dira pas, suivant la règle de Chév Véal Taassé (ne rien faire c’est mieux). Comment pouvons-nous autoriser un Onéne à consommer sans Berakha ? La personne va au contraire consommer (donc, faire quelque chose - Koum Véassé) ? Nous répondrons, qu’au contraire, nous pouvons donc rapporter une preuve, que lorsque nos Sages n’ont pas institué de Berakha dans une situation (comme le cas du Onéne), il est permis de consommer sans Berakha.
 
[1] Elle peut commencer les Birkot Hashahar sur le chemin de la synagogue dans le cas où il n’y a pas d’ordures dont émane une mauvaise odeur. Ou bien, dans le cas où il se trouve face à une femme habillée de manière impudique, il peut fermer les yeux et dire ses Berakhot.
[2] Début du Siman 47                                                                                                                                                                                                                                      
[3] Siman 24
[4] Ma’hzik Berakha Siman 47 fin de l’alinéa 2
[5] Maté Yehouda Siman 47 alinéa 1
[6] Tshouva rapporté dans le livre Smikha Lé’haïm
[7] Sur les généralités des Sfeikot                                                                                                                                                                             
[8] Siman 89 Halakha 1
[9] Alinéa 8
[10] 108a
[11] Lois de Bassar Be’halav et Meli’ha Siman 89 sur le Piroush Haaroukh alinéa 1
[12] Traité Houline 105a alinéa Assour.
[13] Il n’y a pas de crainte avec la salive entre un père et son bébé.
[14] Traité Berakhot 35a
[15] Tehilim 24, 1
[16] Tehilim 115, 16
[17] Ce statut est donné à la famille ayant perdu un proche jusqu’à l’enterrement. Voici les proches pour lesquels la personne s’endeuille : le père, la mère, le frère, la sœur, le fils, la fille et la femme (ou le mari).
[18] Traité Berakhot 17b
[19] Yoré Dé’a Sima, 341 Halakha 1
[20]Contrairement aux époques précédentes, où chacun s’occupait de l’enterrement de son proche, aujourd’hui, le défunt est légué à la Hevra Kadisha, qui s’occupe de toutes les démarches. Ainsi, certains pensent qu’aujourd’hui, même si la personne a le statut d’Onéne, elle ne sera destituée de toutes les Mitsvot. Mais la Halakha, comme on l’a dit, n’est pas tenue comme cela.
 
Il est enseigné dans le Yerouchalmi, deux raisons expliquant le statut du Onéne étant exempté des Mitsvot : 1) par honneur envers le défunt, car l’endeuillé doit être occupé à se lamenter sur la perte, et s’il accomplit une Mitsva, c’est comme s’il refoulait cet honneur. 2) Afin que l’endeuillé soit libre pour s’occuper de l’enterrement. Sur ce, le Yerouchalmi s’interroge sur les conséquences des deux raisons, et répond que selon la seconde raison on comprend bien que si le défunt est transmis à la Hevra Kadisha, et par extension, les endeuillés, libres, doivent accomplir les Mitsvot. Alors que selon la première raison, même si le défunt est transmis à la Hevra Kadisha, son statut restera le même.
 
Il faut aussi faire attention, à ce que lorsque la personne entre dans un cimetière, ou bien si elle se trouve à deux mètres du corps, elle ne devra pas laisser ses Tsitsit sortis, car cela est appelé « Lo’ég Larash », refouler l’honneur du défunt alors qu’il ne peut plus accomplir de Mitsvot. De toute façon, notre coutume n’est pas de laisser les Tsitsit sortis. Il est vrai que les étudiants de Yeshivot aujourd’hui, veulent entrer dans le mouvement et laisser les Tsitsit à l’extérieur, ils pourront, mais jusqu’au mariage. Nous avons eu la chance de connaître des grands de la Torah, comme Rabbi Ezra Attia, Rabbi Yaakov Adess, Rabbi Ovadia Adaya et d’autres encore, lesquels n’ont jamais sorti leur Tsitsit. Même Rabbi Yaakov Soffer, l’auteur du Kaf HaHaïm, entrait ses Tsitsit. J’ai pu même demander à Rabbi Moché Haï Charabani, qui connut le Kaf Hahaïm, témoignant aussi que le Kaf Hahaïm ne sortait pas ses Tsitsit.
[21] Birkei Yossef Siman 341 alinéa 5
[22] Vol.2 p.570
[23] Siman 114
[24] Berakhot 25a
[25] Les Berakhot sont d’ordre Rabbinique. On ne doit pas apporter de Sacrifice pour une transgression Rabbinique
 
[i] INDEX
Safek Deoraïta Lahoumra : en cas de doute sur un ordre de la Torah on sera plus rigoureux et plus strict.
Safek Derabanane Lakoula : en cas de doute sur un ordre Rabbinique, on sera plus souple
Safek Berakhot Leakel : en cas de doute sur une Berakha (l’avoir dit ou pas), on sera plus souple et on ne reprendra pas.