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Opinion

Sivan Rahav Méïr - Nous poser un instant

Cessons de nous tourmenter en permanence. Cessons de penser que la lumière se trouve ailleurs. La lumière est là, chez nous.

Crédit : Shutterstock
Cela fait déjà quatre jours, quatre lumières et j’ai réussi à accomplir cette mission : ne rien faire. A notre époque, cela est vraiment « mission impossible ».

A ‘Hanouka, les femmes ont l’habitude de n’accomplir aucun travail, aucune activité pendant la première demi-heure d’allumage des lumières.
Nous devons mettre de côté le téléphone et nos autres occupations et nous concentrer sur les flammes qui dansent devant nous, nous concentrer sur le « être ensemble », sur ‘Hanouka.

Et c’est ainsi que nous le dit la Rabbanite Yemima Mizrahi :

« Avant, il était beaucoup plus simple de s’asseoir près de la ‘Hanoukia. De ne pas faire frire les beignets à ce moment-là, de ne pas changer la couche, de ne pas servir quoi que ce soit. Il était beaucoup plus facile de réussir à s’asseoir, à se poser.

Alors essayons : discutons près de la ‘Hanoukia, chantons, prions, rions, regardons, méditons en silence. La réflexion : n’est-ce pas la chose qui nous manque le plus en ce monde ?

Nous écrivons un message et aussitôt nous oublions à qui nous voulons l’envoyer ou même ce que nous voulions demander. Nous courons vers la cuisine et nous nous arrêtons, le regard perdu dans nos pensées : « Mais qu’est ce que je cherchais déjà ? »

Alors arrêtons-nous un instant. Asseyons-nous et, pendant cette demi-heure, observons ces lumières. Observons-nous nous-mêmes, observons ceux qui nous entourent et regardons ce que nous avons. Concentrons-nous sur la moitié pleine du verre, et non sur la moitié vide. Cessons de nous tourmenter en permanence. Cessons de penser que la lumière se trouve ailleurs. La lumière est là, chez nous. Regardons les flammes : cela nous aidera à avoir un autre regard.
Comme il est dit dans le passage que nous lisons après l’allumage c’est « Lir’otam Bilvad » « Seulement pour les voir (les lumières) » Voilà tout ce que nous devons faire. Ne ratons pas cette occasion. N’abîmons pas ces précieux instants en nous occupant à autre chose. »