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Hannouca

Tout ce qu’il faut savoir sur les lois de ‘Hanouka

Résumé des lois de 'Hanouka

| 22.12.19 | 10:00
Crédit : Shutterstock
Combien de bougies devons-nous allumer chaque jour ?
  1. Etant donné que le miracle de ‘Hanouka a eu lieu grâce aux bougies, nous avons l’habitude  d’allumer chaque soir des bougies afin de rappeler le miracle. D’après la loi stricte, la Mitsva de l’allumage des bougies de ‘Hanouka est réalisée même si l’on allume une seule bougie par soir. Cependant, il est mieux d’allumer chaque jour une bougie supplémentaire (d’après le Talmud traité Chabbat 21b ; Choul’han Aroukh siman 671, séif 2). Si l’on doute d’avoir allumé, on ne rallumera pas.
 
  1. Quelqu’un qui aurait des difficultés financières peut allumer la première bougie de ‘Hanouka avec de l’huile d’olive et les bougies des autres jours avec une huile plus simple et bon marché (Kaf Ha’Hayim siman 673, séif katan 14). Néanmoins, on n’allumera pas une partie des bougies avec de l’huile et une autre partie à l’aide de bougies de cire (Responsa Chaar Efraïm, siman 39 ; Michna Beroura siman 673).
 
 
  1. Après que le maître de maison ait allumé la première  bougie il est permis de laisser un des enfants de plus de 6 ans allumer les autres bougies restantes afin de l’éduquer aux Mitsvot (‘Hazon Ovadia page 21, dans les remarques).
 
Endroit de l’allumage
C’est une Mitsva d’allumer les bougies de ‘Hanouka près de la porte d’entrée de la maison, du côté gauche, à la vue de la rue. En effet, la Mezouza doit se situer à droite et les bougies de ‘Hanouka à gaucheafin que nous soyons entourés de Mitsvot en sortant et en entrant. Dans un appartement on n’allumera pas sur le palier mais à l’intérieur et si possible près d’une fenêtre qui donne sur la rue.

Quand allumer ?
1) Lorsqu’arrive le moment de l’allumage des bougies de ‘Hanouka, on ne doit pas s’occuper à  autre chose. Même étudier la Torah est interdit. Même si l’on a déjà commencé une activité, on s’interrompt au milieu afin d’allumer la ‘Hanoukia (Bayit Hadach et Michna Beroura, siman 672, séif katan 10).
2) La coutume Achkénaze veut que l’on allume au moment du coucher du soleil (vers 16 heures 40 en Israël). Pour les Séfarades, on allume au moment de la sortie des étoiles (vers 17 heures en Israël). Si on arrive plus tard à la maison, on allumera dès ce moment-là  et de préférence avec quelqu’un qui écoute la bénédiction.
3) Nous devons remplir les gobelets avec assez d’huile de façon à ce que les bougies restent allumées au moins pendant une demi-heure après l’heure de la sortie des étoiles (Talmud Chabbat 21 et Choul’han Aroukh, siman 672 séif 2). Si l’on ajoute de l’huile après avoir récité la bénédiction et après avoir allumé, on ne s’est pas rendu quitte (Choul’han Aroukh siman 675, séif 2).
4) Si une demi-heure s’est écoulée depuis l’allumage des bougies, on peut les éteindre (Michna Beroura siman 672, séif katan 7).

Quelles mèches et quelle ‘Hanoukia utiliser ?
  1. Utiliser une ‘Hanoukia en argent pour allumer les bougies de ‘Hanouka c’est embellir la Mitsva et ce, même si l’on verse l’huile dans des petits gobelets en verre prévus à cet effet. 
  2. Toutes les huiles et toutes les sortes de mèches sont Cachères pour l’allumage des bougies de ‘Hanouka. Néanmoins, c’est embellir la Mitsva que d’utiliser de l’huile d’olive (Rama dans Choul’han Aroukh siman 673 séif 1).
  3. De l’huile d’olive figée ou gelée est a priori Cachère pour l’allumage des bougies de ‘Hanouka. Cela est préférable aux bougies de cire (Responsa Chévet Halévi tome 9 siman 143).
  4. Celui qui allume en utilisant l’électricité n’est pas quitte de la Mitsva. Ainsi, si l’on utilise une ‘Hanoukia électrique à la synagogue, on ne récite pas la bénédiction sur l’allumage (Kaf Ha’haïm siman 673 séif katan 19 et ‘Hazon Ovadia page 97 dans les remarques).
  5. C’est embellir la Mitsva que d’utiliser des mèches en coton (‘Hayé Adam, règle 154, siman 8).
  6. Les mèches qui flottent (utilisées habituellement pour les bougies de Chabbat) sont Cachères a priori pour l’allumage des bougies de ‘Hanouka (‘Hazon Ovadia page 80 dans les remarques et Responsa Chévet Halévi tome 8, siman 157).
 
Les bénédictions et l’allumage
  1. Le premier soir, on récite trois bénédictions : « Léhadlik ner ‘Hanouka », « Chéassa nissim laavoténou », et « Chéhé’hiyanou » (Choul’han Aroukh siman 676). On doit réciter les bénédictions avec ferveur et joie, heureux de la venue des anges qui se déplacent vers notre maison pour cette Mitsva (Séfer Kav Hayachar chapitre 96).
  2. Si l’on n’a pas récité la bénédiction de Chéhé’hiyanou le premier soir, on la récite au moment de l’allumage, le soir suivant. Si l’on a encore oublié, on peut la réciter jusqu’à la fin des huit jours de ‘Hanouka, au moment de l’allumage (Choul’han Aroukh siman 676 séif 1).
  3. A partir du second soir, on récite deux bénédictions : « Léhadlik ner ‘Hanouka » et « Chéassa nissim laavoténou » (Choul’han Aroukh idem séif 2).
  4. Après l’allumage, on récite le passage de « Hanérot Halalou » qui contient 36 mots en référence aux 36 bougies que nous allumons au total durant les 8 jours de ‘Hanouka (Roch Chabbat chapitre 2 siman 8 et Choul’han Aroukh idem séif 4).
Allumage : Le premier soir, nous allumons la bougie qui se trouve à l’extrémité droite de la ‘Hanoukia. Et le second soir, en ajoutant une bougie, nous récitons la bénédiction avant l’allumage et nous allumons depuis la gauche vers la droite et ainsi de suite chaque soir (Choul’han Aroukh idem séif 5 et Chaar Hakavanot 108).
C’est une Ségoula pour mériter la protection toute l’année de réciter chaque soir après l’allumage, le passage de « Vihi Noam » et ce, à sept reprises (Zekhirat Ménahem 578).
 
Interdiction d’utiliser la lumière des bougies de ‘Hanouka
 
  1. On ne doit en aucun cas utiliser les lumières de la ‘Hanoukia que ce soit un jour de Chabbat ou un jour de semaine. Même pour une Mitsva comme pour étudier la Torah par exemple, cela est interdit (Choul’han Aroukh siman 673 séif 1).    
  2. Cependant, il est permis marcher en étant éclairé par les lumières de la ‘Hanoukia, ce qui n’est pas une activité précise.
  3. Afin d’être sûr de ne pas utiliser les lumières de la ‘Hanoukia, nous avons pris l’habitude d’ajouter le Chamach. Si l’on en vient à utiliser tout de même cette lumière, on utilisera la lueur du Chamach. Celui-ci sera distingué des autres lumières en étant placé légèrement plus haut ou en retrait.
 
Ceux qui sont exemptés de l’allumage
  1. Un sans-abri  est exempté de l’allumage de la ‘Hanoukia (Touré Zahav siman 677, séif katan 2).
  2. Des soldats se trouvant dans leur base militaire où aucune ‘Hanoukia n’est allumée, peuvent allumer en récitant la bénédiction, même si leur famille allume pour eux à la maison. S’ils se trouvent hors de la base, ils n’allument pas sauf si personne n’allume pour lui à la maison. (‘Hazon Ovadia 156).
  3. Si l’on voyage en avion, on est totalement exempté de l’allumage de la  ‘Hanoukia car au même instant on est considéré comme si nous n’avions pas de toit. Il en est de même pour celui qui voyage en bateau (HaGaon Rav Ben Tsion Aba Chaoul dans Kovets Zikaron Yéhouda 108).
 
Allumage à la synagogue ou dans des fêtes
  1. A la synagogue, avant la prière du soir, on a l’habitude de réciter les bénédictions et d’allumer la ‘Hanoukia afin de diffuser le miracle (Choul’han Aroukh 671 séif 7). Elle est généralement allumée par l’officiant ou le Rav de la synagogue. On place la ‘Hanoukia à la droite de l’arche Sainte en souvenir de l’emplacement de la Ménora au Beth Hamigdach.
  2. S’il n’y a pas 10 personnes présentes dans la synagogue, on ne récite pas la bénédiction sur l’allumage de la ‘Hanoukia car la propagation du miracle ne se fait qu’en présence de 10 personnes.
  3. En sortant de la synagogue,  si personne ne reste pour étudier ou que personne n’arrive dans la demi-heure qui suit l’allumage, il est permis d’éteindre les bougies de ‘Hanouka (‘Hazon Ovadia 46 dans les remarques et Chevet Halévi tome 8 siman 156).
  4. Lors des fêtes de ‘Hanouka organisées dans des salles de réception où sont prononcés des discours de Torah, on a l’habitude d’allumer avec les bénédictions et ceux qui agissent ainsi ont un avis sur lequel s’appuyer. Il est conseillé de prier sur place la prière du soir après l’allumage de la ‘Hanoukia (‘Hazon Ovadia page 47).
  5. Dans des bureaux où une pièce est réservée pour la récitation des prières quotidiennes, il est permis d’allumer les bougies de ‘Hanouka avec les bénédictions (Rav ‘Haïm Kanievsky, Torat Hamoadim, lettre 6).
 
 ‘Hanouka Saméa’h !