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Lois et coutumes

Qu’est ce qu’un Ner Néchama ? Et d’où vient cette coutume ?

Depuis des générations le peuple d’Israël a l’habitude d’allumer une bougie pour l’élévation de l’âme d’un défunt. Quand doit-on allumer cette bougie et d’où vient cette coutume ?

| 10.12.19 | 10:10
Qu’est ce qu’un Ner Néchama ? Et d’où vient cette coutume ?
  1. Allumer une bougie est une Ségoula pour l’élévation de l’âme d’un défunt. En général, nous avons l’habitude d’allumer cette bougie le jour anniversaire du décès de la personne.
  2. Cette bougie est généralement allumée soit à la maison, soit près de la tombe du défunt. Il est également de coutume d’allumer une bougie pendant les sept jours de deuil dans la maison d’un endeuillé. On peut trouver en magasin des bougies qui durent une semaine complète.
  3. La veille de Kippour nous allumons une bougie de 24 heures afin de pouvoir réciter la Havdala à la sortie du jeûne. Si l’on a l’habitude d’allumer un Ner Néchama pour un défunt, on n’utilisera pas cette même bougie. En effet, la bougie allumée en vue de la fin de Kippour ne peut pas être utilisée pour l’élévation de l’âme d’un défunt, c’est la raison pour laquelle il faudra en allumer une supplémentaire.
  4. Certains ont l’habitude d’allumer un Ner Néchama chaque fois que l’on récite la prière de Yizkor à la synagogue à savoir pour Yom Kippour, pour Chémini Atséret, le septième jour de Pessa’h et Chavouot.
  5. Allumer une bougie pour l’élévation de l’âme d’un défunt est une coutume qui provient du verset des Proverbes (20, 27) : « La flamme d’Hachem est l’âme de l’homme ».
  6. Dans le Or’hot ‘Haïm il est rapporté : « Rabbénou Acher écrit : chacun doit allumer une bougie la veille de Kippour comme expiation pour ses parents. Ceci est un grand honneur pour Hachem, béni soit-Il, comme il est écrit : « Par les lumières, Hachem est honoré ». Et les coutumes d’Israël font office de loi. »
  7. Cette coutume n’étant pas une Mitsva en soi mais une bonne habitude respectée de tous depuis des millénaires, on peut utiliser l’électricité pour allumer cette lumière. Maran Harav Ovadia Yossef dit que l’on peut utiliser des ampoules électriques en tant que Ner Néchama. Quand on allume un Ner Néchama à la synagogue, il est encore mieux que ce soit une ampoule afin que la cire et l’odeur des bougies ne dérangent pas ceux qui y prient ou qui y étudient. En outre, c’est une grande Mitsva de participer aux frais d’électricité de la synagogue pour l’élévation de l’âme des parents : cela procure un grand bienfait à leur âme et leur apporte le repos.
Maran HaRav Ovadia nous signale néanmoins : « Le plus grand mérite des parents et des enseignants reste celui de voir leurs enfants et leurs élèves suivre le droit chemin et étudier la Torah. On ne peut mesurer la joie et la sérénité que cela apporte aux âmes des défunts. La valeur de l’étude est de loin supérieure au fait d’allumer une bougie en leur mémoire. Car la lumière dont parle le verset des Proverbes fait en réalité référence à la lumière de la Torah qui continue d’éclairer le monde. »