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Toldot

« Rav, c’est incroyable ! J’ai récité le Birkat Hamazone au moins 30 ou 40 fois par jour et… »

Dans notre Paracha, nous assistons à la naissance des jumeaux Yaacov et Essav. Dans les versets, il nous est expliqué que Yaacov a attrapé le talon d’Essav pour essayer en quelque sorte d’empêcher Essav de sortir en premier. Mais pourquoi ce détail ? Quel message se cache ici ?

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 (Adapté d’après les enseignements du Rav Fanger dans son cours hebdomadaire du jeudi soir sur Radio Kol ‘Haï)
 
Dans la vie, nous devons nous projeter : comment nous voyons-nous dans quelques mois, dans cinq ans, dans dix ans. Que devons-nous faire pour que dans cinq ans nous atteignons notre objectif ? Ce que nous devons faire, c’est nous accrocher à une chose en particulier, à un acte, une Mitsva.
Nous voyons que, dès sa vie fœtale, Yaacov se bat déjà pour son objectif : il tient le talon d’Essav. Plus tard, il devra se battre de la sorte afin d’obtenir le droit d’aînesse ainsi que les bénédictions de son père (qui auraient normalement du revenir à Essav mais qui les a perdues en s’en montrant indigne).  

Le Rav Fanger nous raconte :
La semaine dernière, j’ai participé à un séminaire Arakhim adressé à des jeunes gens assez éloignés de la religion. Qu’il est beau de voir ces jeunes gens -pour la plupart vraiment loin-, consacrer un week-end entier à apprendre et à découvrir leurs racines ! A chaque fois, je suis tellement ému de voir cela ! 

Un des jeunes participants m’a raconté comment il s’était renforcé dans la pratique des Mitsvot et son histoire m’a réellement touché.
Yoram (nom fictif) vient d’une famille laïque. Pour preuve, la seule chose qui les relie au judaïsme est un vieux Ma’hzor des jours redoutables tout décrépi. Yoram est brillant : il vient de finir ses études et postule dans plusieurs sociétés. Plusieurs mois passent, mais les sociétés auxquelles il s’est adressé ne lui ont toujours pas répondu. Elles n’ont même pas daigné lui renvoyer un simple refus courtois. Aucune porte ne s’ouvre devant Yoram. Il est déprimé.

Un jour, il se retrouve par hasard dans un cours de Torah et le Rav développe l’idée de l’importance du Birkat Hamazone. Entre autres, il enseigne aux participants que réciter le Birkat Hamazone est une grande Ségoula pour la Parnassa.
En entendant cela, Yoram prend une décision : il veillera à réciter le Birkat Hamazone autant que faire se peut.

C’est ainsi que Yoram prend la Ségoula au mot : après chaque aliment qu’il met dans la bouche, il récite le Birkat Hamazone avec grande ferveur. Oui, vous avez bien lu : après chaque aliment*. En toute simplicité, dès qu’il avalait un fruit, ou peu importe ce qu’il consommait, il récitait ensuite le Birkat Hamazone.
Il agit ainsi pendant un, deux, trois puis pendant un quatrième jour. Il ne renonce pas. Puis, le cinquième jour, il reçoit un appel d’une grande société qu’il avait contactée pour un emploi. Ils lui proposent de le rencontrer et de lui offrir le poste qu’il recherche. Le jeune homme hésite quelque peu, fort surpris. En entendant son hésitation, la société renchérit et lui propose même de lui octroyer un salaire plus important à la condition qu’il accepte le poste.

Yoram n’en croit pas ses oreilles. Tant bien que mal, il parvient finalement à accepter un rendez-vous de rencontre. A peine, le téléphone raccroché, Yoram reçoit un nouvel appel… d’une autre société à laquelle il avait également déposé son C.V. Et c’est ainsi que, les unes après les autres, TOUTES les sociétés auxquelles il s’était adressé le rappellent le même jour pour lui donner une réponse positive. Quel miracle ! Il n’a plus que l’embarras du choix à présent : choisir la société qui lui offre les meilleures conditions et qui est la plus proche de son domicile.

Yoram retourne voir le Rav :

« Rav, je tiens à vous dire que c’est vrai ! La Ségoula dont vous nous avez parlé sur le Birkat Hamazone fonctionne véritablement ! C’est incroyable ! J’ai récité le Birkat Hamazone au moins 30 ou 40 fois par jour et maintenant on m’a proposé du travail ! »

Le Rav ému d’entendre ce témoignage est tout de même étonné : « 30 ou 40 fois par jour ? Le Birkat Hamazone ? Mais comment ? »

« J’ai récité le Birkat après chaque chose que je mettais en bouche. Après une pomme, après un gâteau, après avoir bu de l’eau… »

Le Rav sourit face à la simplicité de son élève. Mais quel peuple magnifique Hachem ! Regarde avec quelle pureté, avec quel amour Tes enfants veulent accomplir Ta volonté. Et Toi, Tu les récompenses ! »

Grâce à D. aujourd’hui ce jeune homme a évolué dans la pratique de la Torah et des Mitsvot et il poursuit son évolution au jour le jour. 

Nous aussi, apprenons à faire preuve de simplicité et d’authenticité dans la pratique des Mitsvot.
Mais surtout, accrochons-nous à une chose et accomplissons-la de toutes nos forces…

*(Le Birkat Hamazone se récite seulement après avoir consommé un repas composé d'une certaine quantité de pain)