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Lois et coutumes

La bénédiction de « Ten Tal OuMatar » dans la prière de la Amida

Que doit-on faire si l’on oublie de réciter la bénédiction pour la pluie dans la prière de la Amida ? Voyons cela en détail…

| 04.11.19 | 08:00
Crédit : Shutterstock
Ce soir, lundi 7 Hechvan, dans la prière du  soir nous allons ajouter dans la Amida le passage « Ten Tal OuMatar Livrakha » qui est une prière pour mériter la bénédiction de la pluie.
Les Séfaradim changent de version en commençant par ‘’Barekh Alénou’’ tandis que les Achkénazim gardent la version traditionnelle en modifiant seulement le passage de ‘’Véten Brakha’’ par ‘’Véten Tal Oumatar’’. Voici quelques lois concernant celui qui a oublié de réciter cette bénédiction ou qui doute de l’avoir récitée.
La pluie est symbole de bénédiction, d’abondance et de subsistance comme cela est rapporté dans le Talmud (Taanit 7).
En Israël, nous commençons à prier pour la venue de la pluie à partir du 7 Hechvan dans l’office du soir (en dehors d’Israël, on prie pour la pluie 60 jours après Sim’hat Torah).
Si l’on a oublié de mentionner cette bénédiction, nous devons recommencer la Amida.
Si l’on a oublié Barekh Alénou et que l’on s’en souvient pendant la récitation de la Amida, il existe plusieurs lois :
  1. Si l’on s’en souvient avant d’avoir terminé la bénédiction de Barekh Alénou, on la reprend au début.
  2. Si l’on s’en souvient après avoir terminé la bénédiction mais avant de commencer la bénédiction de ‘’Téka Béchofar’’on dira à cet endroit ‘’Véten Tal Oumatar Livrakha Al Kol Pné  Haadama’’ puis on poursuivra normalement (Choul’han Aroukh siman 114 séif 6 et Mahzik Braha idem, seif katan 2). Les Achkénazim dans un tel cas diront Véten Tal Oumatar dans la bénédiction de Choméa Téfila (Michna Beroura siman 117, seif katan 15).
  3. Si l’on s’en souvient après avoir commencé la bénédiction de Téka Béchofar, on poursuivra normalement jusqu’à Chéma Kolénou et juste avant de dire ‘’Oumiléfanekha Malkénou’’ on dira ‘’Véten Tal Oumatar Livrakha Al Pné Haadama’’.
  4. Si l’on s’en souvient après avoir récité la bénédiction de Choméa Téfila mais avant de commencer Rétsé, on dira à ce même endroit Véten Tal OuMatar.
  5. Si l’on n’a pas encore terminé la bénédiction de Choméa Téfila (on n’a pas encore prononcé le Nom Divin) on dira Lamédéni Houkéha et Véten Tal Oumatar Livrakha Al Pné Haadama suivi de Oumiléfanekha Malkénou etc.
  6. Si l’on a commencé la bénédiction de Rétsé, on reprendra à partir de la bénédiction de Barekh Alénou (Choulhan Aroukh, fin du siman 117) et ce, même si l’on a seulement dit le mot ‘’Rétsé’’ (Responsa Yabia Omer tome 1 siman 22 lettre 8).
  7. Si l’on s’en souvient après avoir poursuivi mais sans avoir encore terminé complètement la Amida, on reprendra à Barekh Alénou (Kaf Ha’haïm seif katan 39).
  8. Si l’on a terminé la Amida c'est-à-dire que l’on est arrivé au second Yiyou Lératson, même si l’on n’a pas encore reculé de trois pas pour Ossé Chalom on reprend au début de la Amida (Bet Yossef siman 422).
  9. Si l’on doute d’avoir dit Barekh Alénou, si l’on se trouve dans les trente premiers jours où l’on récite cette bénédiction, on reprendra à Barekh Alénou. Sinon, on ne se reprend pas (Choul’han Aroukh siman 114 séif 8).
  10. Si, dans la nuit du 7 Hechvan, on a répété à 90 reprises les mots ‘’Rofé Holé Amo Israël -Barekh Alénou’’ on supposera avoir dit la bénédiction correctement et on ne se reprendra pas (Michan Beroura siman 114, seif katan 40).