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Simhat Torah

Quelle différence entre Chavouot et Simhat Torah ?

Pourquoi dansons-nous avec la Torah à Simhat Torah et non à Chavouot ?

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A Chavouot, nous acceptons et nous recevons la Torah. De plus, nous célébrons cette fête par une veillée d’étude que nous avons la coutume de respecter. A Simhat Torah, nous marquons la fin du cycle de lecture des cinq livres de la Torah ainsi que son recommencement.

Et pourtant, n’aurions-nous pas dû célébrer notre joie d’avoir reçu la Torah le jour de Chavouot, jour où nous avons reçu la Torah ?

Nous allons expliquer cela par une parabole :

Un jour, un roi se trouve dans sa calèche. Il s’arrête dans un petit village et aperçoit un jeune paysan qui trouve grâce à ses yeux. Le roi propose alors au jeune paysan d’épouser sa fille, la princesse.

Le jeune paysan répond, embarrassé : ‘’Comment ? Moi ? Epouser la princesse ? Mais, je ne suis qu’un paysan !’’

‘’C’est un ordre du roi !’’ répond le souverain.

Le mariage a finalement lieu et le jeune couple s’installe non loin du roi.

Un an plus tard, le jeune époux, vient rendre visite à son beau-père, le roi.
‘’Mon roi, je veux aujourd’hui que nous fêtions nos noces avec la princesse !’’

Le roi étonné lui demande : ‘’Mais, que racontes-tu ? Vous êtes déjà mariés ! La cérémonie a déjà eu lieu ! Que veux-tu à présent ?’’

‘’Mon très cher et honorable roi, oui vous avez raison. Effectivement, nos noces ont déjà eu lieu. Et aujourd’hui, cela fait d’ailleurs un an exactement que nous nous sommes mariés. A cette époque, je ne réalisai pas encore toutes les qualités de la princesse qui allait devenir mon épouse. Aujourd’hui, après un an de vie commune, je me rends compte de toutes ses merveilleuses qualités et du joyau que j’ai entre les mains. Je veux donc fêter ma joie d’avoir eu le mérite d’être l’époux de la princesse aujourd’hui même !’’

Cette parabole correspond tout à fait à Simhat Torah : A Chavouot nous avons dit : ‘’Naassé Vénichma’’ ‘’Nous ferons et nous comprendrons’’, nous avons en quelque sorte accepté la Torah ‘’de force’’ un peu contre notre gré : nous ne nous sentions pas à la hauteur. Et après avoir lu toutes les sections de la Torah, après avoir passé ce mois de fêtes intenses qui ont commencé par le mois de la Téchouva, Elloul, puis Roch Hachana, Yom Kippour et la fête de la joie, Souccot où nous nous abritons à l’ombre de la présence divine, nous ressentons réellement notre chance. C’est après ces forts moments de proximité, de spiritualité et de joie que nous réalisons à quel point nous sommes heureux d’avoir été élus et choisis pour recevoir la Torah.

C’est donc en ce jour que nous exprimons totalement l’adéquation qui règne entre notre tête et notre cœur.
Entre notre intellect et nos sentiments.
Entre nous et la Torah.

Hag Saméa’h !