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Yom Kippour

10 recommandations avant Yom Kippour et conseil pour ceux qui ont du mal à jeûner

Qu’est-il conseillé de faire avant Kippour ? A quoi doit-on faire attention ? Comment surmonter la difficulté et la faiblesse ressentie pendant le jeûne ? 10 conseils tirés du livre du Rav Alexander Zisskind, le Yessod Véchorech Haavoda

| 03.10.19 | 10:00
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  1. Multiplier la charité et les dons aux pauvres
‘’L’homme doit veiller à multiplier ses actions de charité et de Tsédaka (la veille de Kippour) et ce, même plus que ce qu’il peut donner. En effet, donner la Tsédaka est une Ségoula extraordinaire pour l’expiation des fautes, surtout si l’on donne à des personnes de Torah qui sont dans le besoin’’. (Yessod Véchorech Haavoda)
  1. Pendant le repas de la veille de Kippour, penser à procurer satisfaction au Créateur du monde 
‘’Le repas de la veille de Yom Kippour ne doit pas être un repas habituel. Nous devons avoir en tête que nous consommons ce repas pour accomplir la volonté d’Hachem,  béni soit-Il, et pour lui procurer du Na’hat (satisfaction). Nous ferons attention à ne pas manger pour notre seul plaisir mais bien par crainte du Ciel. En consommant ainsi ce repas, nous réparerons les fautes commises toutes les fois de l’année où nous avons mangé des choses interdites, ou de façon interdite. L’homme intelligent voit loin et donc ne se goinfrera pas afin de ne pas en arriver quelques heures plus tard, pendant la prière, à se sentir mal. On fera attention à partager des paroles de Torah au cours du repas et on récitera le Birkat Hamazone avec une grande ferveur.’’ (Yessod Véchorech Haavoda)
  1. Se tremper au Mikvé
‘’Il est bien de se tremper dans les eaux du Mikvé avec un cœur brisé et de réciter la prière de l’après-midi en ayant un corps pur et avec concentration’’ (Yessod Véchorech Haavoda).
Nous nous trempons au Mikvé en signe de repentir, de Téchouva tel un converti qui se trempe dans les eaux pures du Mikvé (Maharal). Ainsi, il est conseillé de se tremper à trois reprises. Le jour de Kippour, rappelons-nous que nous sommes comme un nouveau-né à qui s’ouvre une nouvelle vie et qu’une nouvelle page s’ouvre devant nous.              
  1. La veille de Kippour et pendant Kippour : Faire très attention à la colère
‘’A l’approche de Kippour, le Satan tente de faire trébucher le peuple d’Israël en le poussant à la colère, comportement qui est comparé à l’idolâtrie comme il est dit dans le traité Chabbat  ‘’celui qui se met en colère ressemble à un idolâtre’’. Nous devons vraiment veiller à fuir la colère en ces jours (Rav Elimelekh Biderman au nom des grands sages d’Israël).
  1. Réciter la bénédiction des enfants avec ferveur
‘’Avant de nous rendre à la synagogue, nous devons bénir nos enfants en pleurant. Nous devons supplier le Créateur afin qu’ils deviennent des serviteurs d’Hachem toute leur vie et qu’Il leur accorde l’intelligence et la compréhension de la Torah. Nous prions aussi pour qu’Il leur donne le goût de l’étude pour qu’ils veuillent l’étudier jour et nuit ; qu’ils méritent une longue vie et que nous puissions voir nos petits-enfants et arrière petits-enfants suivre le chemin de la Torah et des Mitsvot. Nous devons demander et rappeler à nos enfants de suivre le chemin de la Torah et de la crainte du Ciel’’ (Yessod Véchorech Haavoda).
  1. Demander pardon
‘’Avant de nous rendre à la synagogue, nous devons nous excuser envers ceux que nous avons pu offenser. Nous devons également veiller à donner tout l’argent que nous avons promis à la charité. Nous devons  faire en sorte d’arriver à la synagogue propre et pur de toute faute en faisant au préalable le compte-rendu de tout ce que nous n’avons pas bien fait dans notre service d’Hachem. Nous nous présenterons ainsi, tels des anges d’Hachem.’’  (Yessod véchorech Haavoda).
  1. Accepter les interdits du jour en les prononçant
‘’Avant de se rendre à la synagogue on devra dire à haute voix et avec une joie profonde : ‘’Je prends sur moi de mortifier mon âme en ce jour de Kippour comme me l’a ordonné mon Créateur dans Sa sainte Torah. J’accepte sur moi à partir de maintenant l’interdit de tout travail ainsi que les 5 interdits de Kippour qui sont : manger et boire, se laver, s’enduire d’huile, porter des chaussures de cuir et avoir des rapports conjugaux’’ (Yessod Véchorech Haavoda).
  1. L’obligation du jour : faire Téchouva et confesser ses fautes
‘’Yom Kippour est un temps propice pour la Téchouva –le repentir- et pour le pardon. Nous avons donc tous l’obligation de nous repentir de nos fautes en ce jour de Kippour’’ (Yessod Véchorech Haavoda).
  1. Le jeûne – Une Mitsva plus grande que toutes les Mitsvot positives
‘’La récompense pour l’accomplissement de la Mitsva positive de ‘’mortifier son âme’’ le jour de Kippour est plus grande que celle de toutes les autres Mitsvot car le corps subit une souffrance. L’homme doit se réjouir de chaque instant où il souffre du manque de nourriture ou d’eau en sachant qu’il accomplit cette Mitsva. La volonté profonde de celui qui est totalement attaché au Créateur, est que ce saint jeûne se prolonge encore et encore afin d’accomplir cette Mitsva de la Torah le plus longtemps possible’’.
Ainsi, dès que l’homme ressentira une faiblesse             en raison du jeûne, une fatigue dans ses jambes, il devra faire entrer en son cœur une grande joie pour l’accomplissement de cette Mitsva. Plus nous ressentirons la difficulté de la chose, plus notre récompense sera grande. L’essentiel étant de penser à ce moment-là : ‘’J’accepte sur moi la Mitsva positive de mon Créateur par cette mortification’’. Nous nous renforcerons alors et nous ressentirons l’envie profonde que le jeûne ne prenne jamais fin (Yessod Véchorech Haavoda).
  1. Faire très attention au vol
Dans la prière de Néila il est dit ‘’afin que nous cessions l’oppression de nos mains’’ et le Rav Zisskind d’écrire : ‘’Si nous savions combien de vols il y a sous nos mains, nous ferions immédiatement Téchouva et nous accepterions de réparer cette faute dès la fin de Kippour en rendant ce qui ne nous appartient pas. Nous voyons ici quelle place importante tient  la faute du vol à tel point que les Sages de la grande assemblée l’ont amplement détaillée, alors que les autres fautes n’ont été mentionnées que d’une façon plus générale. La faute du vol empêche nos prières d’atteindre les cieux, elle crée comme un écran qui bloque le passage de nos prières’’ (Yessod Véchorech Haavoda).