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Arrêtons de nous comparer aux autres. Nous n’avons rien à y gagner...

Chira Cohen réagit à la lettre reçue par une internaute célibataire de 21 ans...

| 10.06.19 | 01:00
Crédit : Shutterstock
Les comparaisons

Parlons-en. 

Que l'on y fasse ou non attention, nous faisons des comparaisons et ce, au quotidien. Cela ne sert pas toujours un objectif élevé et nécéssaire. 

Nous n'en parlons pas vraiment, et nous ne voulons pas vraiment admettre que nous faisons des comparaisons. Mais honnêtement, nous pouvons comprendre à quel point cela est inutile dans notre vie. Les comparaisons détruisent notre vie, surtout quand il s'agit de rencontres en vue d'un mariage.

Lorsqu'une amie ou une connaissance est sur le point d'officialiser ses fiancailles ou est déjà fiancée, que l'on a l'impression que l'autre avance et que nous stagnons, que savons-nous en réalité de l'autre et de leur histoire ? Nous avons toujours l'impression que l'autre est toujours dans une meilleure situation que nous. L'une de mes lectrices m'a écrit : ''La seule chose que je comprends c'est qu'elle est dans une meilleure situation que la mienne'' en parlant d'une proche parente qui s'est fiancée mais dans les circonstances les moins réjouissantes qui soient. 

''Non, décidément il m'est très difficile de voir encore une amie se fiancer ou d'entendre que des filles plus jeunes que moi se marient. . Je crois que la chose la plus difficile c'est lorsque ma mère a organisé une rencontre entre deux jeunes gens. A ce moment là, j'avais l'impression qu'elle faisait plus attention à elle qu'à moi, d'autant plus qu'elle était plus jeune que moi d'un an. Personne ne peut imaginer à quel point cela m'a fait mal surtout parce qu'en plus j'ai été obligée de me rendre à ce mariage parce qu'elle est mon amie''.

 

Elle s'est mariée avant toi, et alors ? 
Dans sa lettre, cette lectrice m'a demandé de rédiger une chronique à ce sujet et d'expliquer, entre autres, le sentiment de jalousie qui naît dans ce genre de situation.  

Chère lectrice, elle s'est mariée avant vous, et alors ? En vous comparant à l'autre pour qui tout se passe bien pendant ses rencontres, qu'elle est un bon parti et dont les chances ont l'air meilleures, en regardant justement tout ce qui va bien pour elle et qui vous semblent mal touner chez vous; c'est là que vous êtes perdante. Vous perdez ainsi le regard positif que vous devez avoir sur votre propre personne. Vous oubliez tout ce que vous avez à offrir, tout ce que vous avez à donner et à apporter. Mais laissons cela de côté pour le moment. 

Pourquoi ne pas comparer aussi avec tout ce que l'autre a entrepris pour arriver à ses fins ? Pourquoi ne pas comparer tout ce qu'elle était prête à faire pour cela contrairement à vous ? 

Nous avons tendance à considérer les autres selon un spectre de compréhension très limité, mais puisque  nous sommes déjà dans le cercle des comparaisons alors pourquoi ne pas essayer de nous demander qui elle a épousé, sur quoi elle était disposée à faire des compromis. Quelles concessions a-t-elle accepté de faire pour se marier ? 

 
Quelque chose doit changer dans cette perception des choses. 

Il nous semble que le salut arrive sans aucun effort. "J"ai un an de plus qu'elle ! C'est encore une enfant ! J'ai prié plus qu'elle ! Je suis depuis beaucoup plus longtemps qu'elle dans les Chidoukhim...'' Ouaw ! Quelles réactions invraisemblables sommes-nous capables d'exprimer lorsque nous devons regarder d'un bon oeil les fiancailles d'une amie ! Alors oui, on peut le comprendre, mais il n'est pas justifié de réagir de la sorte. 

Plus loin dans votre lettre vous écrivez que vous et votre amie vous êtes présentées au même endroit pour un entretien d'embauche et que c'est sa candidature qui a été retenue. Vous le vouliez tellement ce poste. ''Pff... moi ça fait des années que je travaille dans ce domaine et elle, elle n'a même pas d'expérience''. 

Je ne dis pas qu'il n'est pas difficile de voir tout cela et de garder la tranquillité d'esprit "comme si de rien", mais il est clair pour tous que quelque chose dans cette approche doit changer  avant qu'il ne soit trop tard. 

 
Comparer pour comparer  alors comparons ! Comparons un peu ce que nous-mêmes avons mérité et que les autres n'ont pas encore. Certes, vous ne vous êtes pas encore mariée, mais regardons ensemble, selon votre lettre les nombreuses choses que vous avez méritées :

- Vous avez un bon travail.

- Vous êtes jeune (21 ans et toute la vie devant vous).

- Vous avez une grande foi, peu importe la difficulté de cette expérience - vous vous êtes élevée et renforcée. 

- Vous avez une famille qui vous aime.

- Vous-mêmes vous avez résumé vos paroles en concluant par les mots suivants : ''J'ai décidé de ne pas me laisser abattre. J'ai commencé à prier très fort et je sais qu'il n'y a qu'Hachem qui envoie tout et que je dois accepter avec amour."

Que vos oreilles entendent ce que vos mains ont écrit !

Même lorsque vous entrez dans les comparaisons, faites-le avec amour. Comment faire ? me direz-vous. Oui, c'est très difficile, mais c'est possible. Couvrez de bénédictions cette amie qui s'est mariée ou qui a obtenu le travail que vous vouliez. Priez pour qu'elle n'ait que du bien, qu'elle voie la réussite dans ses actions et dans toutes ses entreprises.  Passez de la haine à l'amour. Bien qu'ici, nous n'en sommes pas à de la haine. Mais tout de même, forcez vous à regarder avec amour ce qui vous arrive. Et surtout ce qui arrive aux autres.