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‘’A 65 ans j’ai ouvert un livre de Torah pour la première fois de ma vie’’

Une histoire vraie et émouvante qui fait ressentir la douceur de la Torah

| 14.05.19 | 01:00
‘’A 65 ans j’ai ouvert un livre de Torah pour la première fois de ma vie’’
Cette histoire a été racontée il y a deux mois par le Rav Hillel Paley lors du congrès annuel du Keren HaAssaot.
 
Dans une vidéo publiée sur le site de radio Kol ‘Haï, on peut voir le Rav Hillel Paley en compagnie de jeunes gens sur un fond musical correspondant à l’histoire qu’il va raconter.

‘’Dans un certain Talmud-Torah non-loin de PétahTikva, tout comme dans de nombreux autres Talmud Torah, pour annoncer l’heure de la récréation, il n’est pas fait usage d’une sonnerie comme habituellement dans les écoles. Une mélodie se fait entendre et c’est elle qui annonce la pause. Dans ce Talmud Torah, la musique jouée est le chant que nous entendons à présent en fond mais dans une version ‘Hassidique.
 
L’un des enseignants de ce Talmud Torah m’a raconté un jour :
« Une fois j’ai aperçu près du portail de l’école un vieil homme ayant une apparence laïque qui scrutait et observait le Talmud Torah. Je lui ai demandé s’il cherchait quelque chose ou si je pouvais l’aider en quoi que ce soit. Le vieil homme m’a dit alors : ‘’Je suis à la retraite et chaque jour je fais une petite marche de ce côté du quartier. Je  passe tous les jours à la même heure devant votre école au moment où résonne cette mélodie. Je suis tellement ému quand je l’entends que je m’arrête chaque jour pour l’écouter. Mais il y a une seule chose sur laquelle vous pouvez peut-être m’aider. Je n’arrive pas à comprendre les mots de cette chanson. Je connais pourtant plusieurs langues, mais ces mots me sont inconnus.
Etonné, je lui expliquais alors la signification des paroles prononcées en Yiddish. ‘’Cette chanson parle de la douceur de la Torah. Il y est dit que si nous parvenions à comprendre et à ressentir combien la Torah est douce et bonne, nous serions sans cesse en train de l’étudier comme des fous.’’
 
Le vieil homme resta bouche bée : ‘’Vous voulez me dire que vous, les religieux, vous aimez tellement votre Torah que vous lui chantez une chanson tellement magnifique ?’’ ‘’Bien-sûr !’’ lui répondis-je.
 
Deux semaines plus tard, nous nous rencontrons à nouveau : ‘’Jusqu’à mes 65 ans je n’avais encore jamais ouvert un livre de Torah. Mais, quand je vous ai rencontré et que vous m’avez expliqué les paroles de cette chanson je me suis dit que si vous éprouviez autant d’amour pour la Torah jusqu’à créer une telle mélodie, alors je veux savoir ce qu’est cette Torah. Alors, à  65 ans, j’ai commencé à étudier la Torah’’ a annoncé le vieil homme ému. »