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Parents et Enfants

Créer la paix dans les quatre murs de sa maison

Lorsque les enfants d’Israël ont reçu la Torah, les nations du monde les ont jalousés. D. les a fait taire en leur disant : « Présentez-moi votre ligne généalogique – ainsi qu’il est écrit : “Montrez à D., familles des nations !” – comme l’on fait mes enfants, [selon le verset : “Les enfants d’Israël] ont été enregistrés, selon leurs familles”. » (Yalkout Chimoni 684)

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Combien nombreux sont ceux qui s’émerveillent de la survie du peuple juif, à travers des milliers d’années de tribulations !
L’Histoire a prouvé qu’aucune nation n’est parvenue à préserver son identité sans garder jalousement ses frontières géographiques. Après des centaines d’années de persécutions et de décrets d’extermination, aucun peuple n’a survécu.

Les sages des nations ont tranché la question. Un seul aspect leur a semblé incontournable : la nation juive n’est pas une entité unique que l’on peut rayer d’un coup de la carte.

Elle n’est pas constituée d’un seul noyau central, mais plutôt de millions d’atomes, qui sont les familles.
« Notre famille est notre force » ; c’est par elle qu’est mainte­nue la promesse selon laquelle la Torah ne sera pas oubliée.
Le Midrach explique : « Il est préférable d’être deux », car si une punition assaillit la famille et si le fils est juste, fils de juste, le mérite des deux a le pouvoir d’annuler le décret. Pour deux individus, la famille est alors sauvée. (Cho’her Tov, Psaume 59) »

Un noble russe prit la décision de voyager dans le train qui venait d’être inauguré. Il ne prit pas la peine de vérifier les conditions de voyage du train. Richement vêtu, il se présenta au guichet pour acheter son billet. Le préposé, devinant à qui il avait affaire, lui vendit un ticket de première classe. Notre homme, ignorant tout des moyens de transport, monta à l’aveuglette, dans le premier wagon et se trouva en troisième classe.
Il fut quelque peu effaré par l’agencement rudimen­taire et par ses compagnons de voyage : de rudes paysans. Il y avait un brouhaha assourdissant : des poules qui caquetaient, des enfants qui hurlaient...
Le noble fut contraint de s’asseoir sur un siège des plus étroits et conclut qu’un voyage en train n’était vraiment pas une partie de plaisir !
Après un certain laps de temps, le noble remarqua que ses voisins préparaient leurs titres de transport, en vue du contrôle. Il ne comprenait pas pourquoi son billet était rouge, alors que les autres étaient tous de couleur bleue. Il en demanda la raison au paysan, assis à côté de lui. Ce dernier, devinant qu’il était novice, décida de lui faire une farce.
D’un rapide clin d’œil à la ronde, il obtint la connivence des autres voyageurs : « C’est que vous n’avez pas suffisamment payé. Le contrôleur vous chassera du train, sans pitié, à la prochaine station. »
Notre homme accepta avec empressement cette explication. Il se cacha sous la banquette, pour éviter le contrôleur.
Ses riches vêtements se salirent, son visage fut pressuré par les chaussures d’un paysan.
Le contrôleur fit son apparition, vérifiant que tout était en règles.
Alors qu’il s’apprêtait à quitter le compartiment, un des voyageurs lui signala la présence d’un passager « clandestin » sous un des sièges.
Après l’avoir traîné hors de sa cachette, il commença à l’injurier copieusement, jusqu’à ce que notre homme lui tende son billet de première classe.
Le contrôleur, saisissant le quiproquo, lui dit : « Quelle stupidité ! Avec votre billet, vous auriez pu voyager en première classe, avec tout le confort souhaité. Mais comme vous ne vous êtes même pas renseigné sur le règlement du train, non seulement vous êtes en troisième classe, mais en troisième… sous la banquette ! »
(Parabole du ‘Hafets ‘Haïm)

Nous sommes le peuple élu. Lorsque D., notre Roi, s’est révélé au Mont Sinaï, pour nous enseigner la Torah et ses commandements, le monde entier a tremblé. Chaque créature a éprouvé une réelle crainte.
Membres du peuple juif, nous sommes détenteurs d’un « billet première classe », dans le train de la vie.
Si seulement nous prenions le temps d’étudier la façon de vivre de la Torah, en s’intéressant aux moyens de créer un foyer serein, nous ferions de notre billet le meilleur usage qu’il soit.
Nous n’aurons pas besoin de voyager en troisième classe, et sûrement pas de s’avilir sous un siège, pour dissimuler notre identité.
Combien est-il douloureux de voir de nombreux Juifs adopter des cultures et des modes de vie étrangers, sans avoir la moindre idée de la richesse de leur patrimoine !