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Hidabroot au jour le jour...

Pessah c’est aussi le nettoyage du cœur…

| 03.04.19 | 12:37
Crédit : Shutterstock
Chlomo est secrétaire au sein de l’association d’Hidabroot. C’est lui qui, au jour le jour, reçoit les appels de centaines de personnes demandant de l’aide.
Au fil du temps, Chlomo a décidé de tenir un journal des différentes histoires qui l’ont touché et ému.
Nous vous proposons donc de découvrir ici les histoires, parfois tristes et touchantes, d’autres fois particulièrement joyeuses que Chlomo a mises  par écrit…
 
Je suis sûr que vous êtes, vous aussi, débordés en vue des préparatifs de la fête de Pessa’h. Nous courons partout pour effectuer tous les achats nécessaires à la fête.

Pendant ces jours d’effervescence, il m’est particulièrement difficile de passer à côté des services de Tsédaka de notre association. Dans ces bureaux, tous sont occupés à organiser vers quelles familles seront distribués les colis de nourriture pour Pessa’h. Nous savons tous très bien malheureusement que ce ne sont pas toutes les familles qui nous sollicitent qui pourront recevoir ces colis. Certains en auront de moins importants, car les moyens sont réduits. La  douleur du manque, elle, ne se nettoie pas à Pessa’h.
Le Rav Zamir Cohen déploie un maximum d’efforts pour subvenir aux besoins de chacun et a bâti une liste de priorités afin de ne défavoriser personne.

Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel vraiment poignant d’un jeune enfant. D’un très jeune enfant.
-Je m’appelle Elie, a-t-il dit de sa petite voix enfantine. Sitôt sa phrase terminée, sa voix se mit légèrement à trembler. Puis il éclata en sanglots.

J’étais pris de panique. L’enfant continuait à parler sans que je parvienne à distinguer un seul mot. Finalement, la maman a pris le combiné et m’expliqua leur situation. Il s’avère que le mari croule sous le poids de son travail, et la maman cumule deux emplois… Malgré cela, ils sont dépassés au quotidien et ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Elle m’annonce avec tristesse qu’elle pourrait m’expliquer en quelques mots comment faire des courses pour Chabbat avec 20 NIS seulement. Non, personne n’aimerait savoir comment elle fait cela… Elle m’explique entre autres que pour Pessa’h elle aimerait vraiment réaliser le rêve de son petit garçon : pouvoir lui offrir deux ou trois pots de Yaourt…

Cela nous parait vraiment incroyable qu’il existe de telles situations où des familles se retrouvent sans même le minimum chaque jour.
***
Une lettre m’est parvenue d’un homme qui, chaque mois, distribue près d’une centaine de feuillets hebdomadaires d’Hidabroot dans son quartier. Il écrit : ‘’Pour Pourim, c’est tout naturellement que j’ai voulu faire le don aux pauvres via l’association Hidabroot que j’apprécie tant. Je voulais surtout recevoir la bénédiction du Rav. En appelant pour faire ce don je me rends compte que la somme demandée est plus importante que ce que nous avions prévu de donner. Je suis resté hésitant mais finalement j’ai accompli cette Mitsva. Et de façon incroyable, le jour de Pourim, Hachem nous a rétribués pour notre Mitsva. D’une chose à une autre nous nous sommes retrouvés finalement avec la même somme que celle que nous avions donnée et même plus ! On n’est jamais perdant à donner la Tsédaka, croyez-moi…’’

Ce qui me réjouit le plus dans la lettre de cet homme, ce n’est pas seulement le miracle dont ils ont bénéficié le jour de Pourim en recevant à leur tour une compensation directe d’Hachem pour leur don. Non ce n’est pas cela qui me touche le plus. C’est de voir que même des familles qui ont eux aussi, quelques difficultés financières, font l’effort de penser à leurs frères qui sont plus démunis qu’eux et qu’elles accomplissent en cela un grand acte de ‘Hessed.

Alors pour Pessa’h, nettoyons aussi notre cœur et essayons de brûler la tristesse qui se trouve chez nos frères. C’est cela qui nous unit en tant que peuple. Pensons-y…