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Aujourd’hui : 21 Adar - Hiloula du Noam Elimélekh - Rabbi Elimélekh de Lizensk

Le jour de la Hiloula du Noam Elimelekh, on a l’habitude de raconter trois histoires que le Rav avait lui-même l’habitude de raconter en précisant qu’il s’agissait d’une Ségoula pour une bonne parnassa

28.03.19 | 14:03
Crédit : Shutterstock
Première histoire :
Un juif de Russie obtenait sa subsistance grâce à la vente de vin, malgré qu’il fût interdit pour les juifs de pratiquer du commerce. Un jour, il emplit des tonneaux de vin et se rendit dans la ville voisine afin de le vendre. 
En chemin, des gardes arrêtèrent le chariot et découvrirent les tonneaux. Ils les lui confisquèrent et lui firent payer une amende. Le pauvre juif se rendit chez le Rav Elimélekh de Lizensk et lui raconta ce qui lui était arrivé. Le Rav lui dit alors :
-Rends-toi chez ces gardes et dis-leur qu’ils vérifient les tonneaux. Ils se rendront compte que ce n’est pas du vin mais de l’eau.
Le juif s’empressa de faire ce que le Rav lui avait dit. Et, miraculeusement, de l’eau sortit des tonneaux et non du vin.
Le juif récupéra sa charrette et retourna chez le Rav.
-Rabbi, que vais-je faire maintenant ? Je devais vendre ce vin afin qu’avec l’argent reçu en retour je puisse acheter ce dont j’ai besoin pour la fête de Pessa’h…
Le Noam Elimélekh lui demanda alors de lui verser un verre en provenance du tonneau… et il en sortit… du vin !
 
Deuxième histoire :
Un homme riche malveillant aimait son argent plus que tout. Chez cet homme, un juif travaillait pour sa subsistance. Un jour le il annonça à son serviteur : ‘’Si je ne te donnais pas ce travail, tu ferais partie des pauvres de la ville !’’ Le juif lui répondit avec simplicité : ‘’C’est Hachem qui me donne ma subsistance !’’
Le riche se mit en colère : ‘’Si c’est ainsi, tu es renvoyé ! On verra bien qui te donnera ta subsistance et encore plus pour la fête de Pessa’h’’
Le juif sortit de la demeure du riche et rentra chez lui.
Sa femme, intriguée de le voir rentrer si tôt lui demanda : ‘’Que fais-tu ici à une heure pareille ?’’
Il lui raconta alors ce qu’il s’était passé avec son ancien maître…
 
Tous les soirs, l’homme riche avait un drôle de rituel : il entrait dans la pièce où se tenait son coffre-fort, en retirait une pièce d’or, mordait dedans pour s’assurer que c’était bien une vraie pièce.
Le même soir, le riche se rendit comme à son habitude dans la pièce où se trouvait son coffre-fort, mais en sortant, il oublia de refermer le coffre.
Le riche possédait un singe qu’il avait élevé et dressé. Le singe découvrit bien vite que son maître n’avait pas fermé le coffre. Il imita son maître. Mais, le pauvre singe ne mordit pas seulement les pièces, il les avala tout rond et s’étouffa !
Un peu plus tard, le riche entra dans la pièce et découvrit son singe mort. Il le prit alors et se rendit chez son ancien employé juif au beau milieu de la nuit et jeta le singe par la fenêtre, directement dans la maison du juif et prit la fuite.
Les membres de la famille s’éveillèrent en sursaut en entendant le bruit de bris de verre de la fenêtre. Et que découvrent-ils alors ? Un singe mort gisant sur le sol avec des pièces d’or qui sortent de sa bouche !
Le juif dit alors : ‘’Il n’y a qu’Hachem qui accorde la Parnassa !’’
 
Troisième histoire :
Un jour, un roi perdit son anneau d’or. Il annonça que celui qui retrouverait sa bague, méritera de recevoir une grande somme d’argent. C’était quelques jours avant Pessa’h.
Un juif, qui n’avait rien pour passer la fête de Pessa’h, décida de faire une chose surprenante.
Il se rendit chez le roi et lui annonça qu’il savait comment retrouver la bague du roi mais que pour cela, il lui fallait recevoir une somme d’argent afin de pouvoir la retrouver lui et ‘’ses hommes’’.
Le roi accéda à la demande du juif et lui donna l’argent.
Le juif prit l’argent et effectua tous les achats nécessaires à la fête de Pessa’h depuis la nourriture, jusqu’aux habits pour tous ses enfants.
Le soir du Séder arriva et le conseiller du roi  annonça à ce dernier : ‘’Ce juif vous a trompé. Rendons-nous chez lui sans plus tarder !’’
Ils se hâtèrent de se rendre à la demeure du juif et regardèrent par la fenêtre. Ils aperçurent alors le juif, assis autour de la table en compagnie de sa famille et chantant : ‘’Dayénou, Dayénou’’
Le conseiller eut soudain une grande peur et les mots s’échappèrent de sa bouche : Comment sait-il que c’est moi qui ai volé la bague ? En effet, le conseiller du roi s’appelait Dayénou… Le roi le fit pendre et accorda beaucoup d’honneurs au juif.