Les plus lus

Pourim

Superficialité et joie véritable

La leçon de joie que nous enseigne la reine Esther...

Crédit : Shutterstock
Esther a demandé à tout le peuple d’observer pour elle afin qu’elle parvienne à annuler le terrible décret d’Haman.

De la reine Esther, nous n’apprenons pas seulement la prière et le jeûne. Nous apprenons également la joie. Esther nous apprend comment être dans la joie : au début de la Méguila, A’hachvéroch offre un festin qui arrive à l’apogée de la superficialité avec l’alcool, l’or, l’argent. Tout est fait pour exposer le faste et l’étendue de sa richesse à ses nombreux invités. Et qui fait partie de ses ‘’possessions’’ ? Son épouse, Vachti. Elle aussi n’est qu’un simple objet qui doit être montré et dévoilé à tous.

A notre plus grand regret, aujourd’hui plus que jamais, cette culture du ‘’tout dévoiler’’ accompagne la génération.

Face à une illusion  de joie erronée et vide de sens, Esther parvient à mener le peuple vers une situation de ‘’lumière, joie  et jubilation’’. Comment Esther exprime-t-elle la joie ? Après ce festin déplorable et tellement égoïste du roi A’hachvéroch, Esther nous enseigne la meilleure façon d’éprouver de la joie : par les Mitsvot de la fête de Pourim que nous accomplissons encore aujourd’hui. Par la joie s’exprimant lors du festin de Pourim où l’occasion est donnée de se réunir en famille et où l’accent est justement mis sur l’intériorité et non le superficiel. Par les Michloa’h Manot qui permettent de renforcer les liens sociaux dans la communauté et les Matanot Laévyonim qui nous permettent de penser et de s’inquiéter de celui qui n’a pas grand-chose. C’est cela la véritable joie. On a tout inversé : nous n’acquérons pas d’autres biens et nous ne nous faisons pas de la publicité à nous-mêmes mais au contraire, nous sortons de nous-mêmes pour regarder vers l’autre.

Au lieu de penser que plus nous recevons, plus nous serons heureux, Esther nous apprend que plus nous  sommes dans le don, plus nous serons heureux.

Pourim Saméa’h

Sivan Rahav-Méïr