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Développement de la personnalité

Quel est le point commun entre une tétine, un bulletin de notes et un peigne fin ?

Nous gardons souvent en mémoire les sensations d’inquiétude et de tension liées à certaines situations. En revanche, les soupirs de soulagement, ou le bien-être éprouvé quand quelque chose se passe bien ne font pas long feu…

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Vous connaissez ce genre de situation où vous cherchez sans relâche une chose dans la maison –par exemple la tétine du bébé-. Vous avez beau retourner la maison, vous n’espérez plus la trouver, et là, soudain, vous la trouvez ! Quel soulagement !

Ou encore, connaissez-vous ce jour où votre enfant doit vous rapporter son bulletin de notes. Vous êtes certains que rien ne pourra être pire que les notes et les appréciations qui y seront inscrites. Vous n’espérez pas grand-chose comme d’habitude. Et puis, miracle : quelles notes ! C’est incroyable ? Que s’est-il passé ?

Et cet instant le soir, où vous vous apprêtez, peigne fin en main, à vérifier pour la énième fois de la semaine la tête de votre fille. Vous vous attendez à rencontrer un zoo entier ayant élu domicile dans ses cheveux comme tous les soirs. Mais voilà qu’aujourd’hui, surprise ! Pas une seule petite bébête noire. Pas l’ombre d’un pou ! Comment cela est-il possible ?
 
Nous connaissons tous cette expression de soulagement que l’on dégage lorsque l’on s’est attendu au pire mais que le résultat est finalement différent, en bien.

Parfois, ce soulagement est beaucoup plus puissant et plus profond. Par exemple en apprenant qu’une jeune fille devait monter dans ce terrible bus ayant eu un accident et qui, par on ne sait quel concours de circonstances, elle a eu du retard et n’y est pas montée. On s’était attendu au pire.

Ou comme ce père de famille sorti en ballade avec ses enfants et dont les traces ont été perdues. Le peuple entier priait et espérait. Le cœur battait à l’unisson, et finalement, c’est le soulagement !

Mais ce sentiment d’apaisement est malheureusement bien vite relégué aux oubliettes. Contrairement aux angoisses, inquiétudes et prévisions noires qui, souvent, envahissent notre esprit. Ces pensées-là, on ne les oublie pas, pendant des années.

Peut-être est-ce enfin le moment de changer de disque ? De se rappeler de respirer profondément et sereinement lorsque quelque chose de bien se passe. Et de se rappeler ces instants chaque jour, sans s’en lasser. Peut-être devrions-nous remercier Hachem pour tous les miracles et les prodiges dont nous sommes témoins au quotidien ?

Si nous réfléchissons un peu, selon le monde qui nous entoure et selon les lois de la nature, des catastrophes sont susceptibles de nous toucher chaque jour et à chaque instant. Une voiture peut aussi être un engin de guerre. Chaque mer, chaque océan est un endroit où l’on peut se noyer. Chaque randonnée près d’un fleuve porte en elle le risque de perdre son chemin. Chaque foyer est un endroit où règnent de nombreux dangers.

Si nous nous souvenons en permanence que chaque pas effectué sans être tombé dans un trou est un miracle en soi, que chaque projet qui s’est déroulé sans embûche est une chose miraculeuse, que chaque fois que nous avons tenté d’éduquer nos enfants et que nous n’avons pas commis d’erreur cela ne coule pas de source, que chaque centime que nous gagnons à la sueur de notre front relève de l’extraordinaire bonté divine. Si nous nous souvenions de tout cela nous ne nous poserions pas la question : pourquoi cette mauvaise chose m’est-elle arrivée, mais plutôt par quel mérite méritons-nous tous ces bienfaits ?

Alors, remercions pour le bien. Observons toutes les bonnes choses qui nous arrivent et que nous recevons. Il y a Quelqu’un là-haut qui nous protège et qui nous accorde tellement de bienfaits. Il fait attention à nous diriger toujours dans la bonne direction, Il nous fait passer par le chemin le plus sûr. Il est en permanence en train d’aplanir la route que nous empruntons. Et parfois, rarement, il se passe soudain quelque chose. Et nous avons l’impression d’être délaissés, oubliés. Non, nous ne sommes jamais oubliés.

Si Hachem nous oubliait, comment pourrions-nous survivre ne serait-ce qu’une seule seconde dans ce monde rempli de dangers ? Comment ?

Ménou’ha Fooks