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Rav Zamir Cohen sur la Parachat Tétsavé : UNE VICTOIRE ECRASANTE

La vie est remplie d’épreuves et de difficultés : comment parvient-on à se maîtriser même au plus fort de la tentation ?

| 15.02.19 | 01:34
Rav Zamir Cohen sur la Parachat Tétsavé : UNE VICTOIRE ECRASANTE
Dans notre Paracha sont détaillés les habits que devait porter le Cohen Gadol.

Il est demandé dans le Talmud (‘Arakhin 16a) : ‘’Pour quelle raison le texte sur les habits du Cohen Gadol suit immédiatement celui des sacrifices ? Pour nous apprendre que de la même façon que les sacrifices permettaient d’expier les fautes, de la même manière les habits du Cohen expiaient les fautes’’. Chaque habit avait une fonction expiatoire sur certaines fautes (pour plus de détails, se référer à la Guemara citée plus haut).

Aujourd’hui, nous n’avons ni le Beth Hamikdach, ni le Cohen Gadol pour expier nos fautes. Il nous reste seulement la Téchouva, et l’étude de la Torah, pour nettoyer notre âme des tâches causées par nos fautes. Si l’homme usait constamment de son intelligence, alors il ne tomberait pas dans la faute. Mais comment donc peut-on parvenir à se maitriser lorsque l’on éprouve un sentiment de grande colère ou une grande envie ?

Notre penchant à cet instant précis nous affirme : ‘’Oui c’est vrai, c’est grave, c’est interdit de faire cela. C’est vrai que je devrais rendre des comptes à ce sujet, mais j’ai trop envie de goûter à cette chose ! Je veux vraiment le faire !’’

A nous de nous souvenir au moment de l’épreuve les paroles de nos sages (Yoma 38a) : ‘’Si, du Ciel il a été décrété que tu doives recevoir une certaine chose, tu la recevras dans la permission, sans que tu la poursuives à en perdre l’esprit.’’ La décision est donc entre les mains de l’homme. Il peut choisir de goûter à cette chose de façon permise, dans la joie et la sérénité ou bien vouloir à tout prix y goûter de façon interdite dans le stress et l’angoisse.

Le Saint béni soit-Il a déjà tout prévu pour nous. Il a fait en sorte que tous les plaisirs existants de façon interdite, existent également de façon permise (voir à ce sujet le traité ‘Houlin 109b, qui détaille de quelle manière il est possible de trouver les choses interdites mais de façon permise).

A ce propos, l’épouse de Rav Na’hman demanda un jour s’il était possible de goûter de façon permise le goût du mélange de lait et de viande. Rabbi Na’hman demanda à ce qu’on lui apporte un morceau du pis de la vache. Elle reçut donc un plat Cacher avec le goût du lait et de la viande en même temps. (Voir Choul’han Aroukh, Yoré Déa, siman 90).

Ainsi, en cas d’épreuve nous devons nous dire : ‘’Il n’y a aucune raison donnant la permission de profiter d’un vol ou d’une chose interdite. Car, s’il a été décidé pour moi que je doive profiter de cette chose-là, elle m’arrivera sur un plateau d’argent et dans la permission. Et si je ne dois pas en profiter, je n’en profiterai pas, même dans l’interdit, car cela m’échappera avant que je puisse en profiter. Le choix est entre mes mains ; vais-je choisir de profiter de cela dans l’interdit -et par la suite en payer le prix fort en ayant contrevenu aux ordres de mon Créateur- ou bien vais-je m’armer de patience afin d’en profiter de façon permise, au moment voulu ?’’ C’est exactement ce qui nous est rapporté dans le Talmud (Ména’hot 44a) à propos de l’homme ayant souhaité fauter avec une femme non-juive et qui, grâce au Tsitsit s’est retenu. Elle s’est finalement convertie et il a pu l’épouser.
Concentrons-nous donc sur l’essentiel et ayons ce raisonnement en tête afin de refroidir nos pulsions à chaque épreuve. Nous mériterons ainsi une vie heureuse et épanouie dans ce monde et dans le monde futur.

Chabbat Chalom