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Notions du judaïsme

Machia’h n’est toujours pas arrivé : comment peut-on se consoler ?

Comment peut-on se consoler en dépit de tous les malheurs ?

| 12.08.19 | 01:00
Crédit : Shutterstock
Nous avons traversé trois semaines de deuil et de peine sur la destruction du Beth Hamikdach, au sujet de notre Père qui a exilé Ses enfants. Il S’attriste de Son sort et de Ses enfants qui ont été déchus de la table royale dispersés  parmi les nations et souffrants d’une peine intense.
C’est là qu’interviennent les consolations du ciel. Ce Chabat, Chabat nahamou (Chabat de consolation) est appelé ainsi au nom de la haftara consolatrice qui débute par les mots : « Nahamou Nahamou Ami ».

Qu’est-ce que la consolation ?

Rabbi Nahman de Breslev affirme que « toutes les souffrances et l’exil sont proportionnels au manque de discernement, car celui qui est doté de discernement et sait pertinemment que tout procède de la providence divine ne souffre pas et n’est victime d’aucune peine ». Et il continue : « Lorsque l’homme sait que tout ce qui lui arrive est pour son bien, il atteint par là une dimension du monde futur ».
Déjà lors du premier exil, l’exil d’Égypte, Moche Rabbénou a interrogé D.ieu : « Pourquoi causes-Tu du mal à ce peuple ».Et le verset rapportant la réponse de D. est : « Elokim s’est entretenu avec Moché et lui dit : Je suis Hachem », Elokim, c’est l’attribut de rigueur. Hachem, c’est l’attribut de miséricorde. Par Sa réponse, D. a fait savoir à Moché que même ce qui paraît comme l’attribut de rigueur est en réalité l’attribut de miséricorde « car tout est Un selon la réalité la plus profonde ». (Likouté Moharan)

Aussi, de nos jours, lorsque nous ne sommes pas à même de saisir l’unicité qu’il y a entre la rigueur et la miséricorde, nous sommes tenus de croire que tout est pour le bien. Le Choulkhan Aroukh nous dit la chose suivante : « L’homme est contraint de prononcer une bénédiction pour le mal, d’un esprit entier et de tout son coeur, de la même façon qu'il bénit avec joie pour le bien. Car le mal pour les serviteurs de D.ieu ils le considèrent comme leur joie et du fait qu’ils acceptent avec amour ce qu’Hachem a décrété  pour eux.''

Néanmoins, nous prononçons la bénédiction de « Dayan Haemet » car dans ce monde-ci cela nous paraît être l’attribut de rigueur, en revanche dans le monde futur lorsqu’on accédera au discernement total, on prononcera « hatov vehametiv » (qui prodigue le bien) aussi concernant les souffrances et peines en tous genres, car on saisira de manière limpide que cela est pour notre bien.