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Informations : La sœur d’une des victimes de l’autobus 402

La sœur d’une des victimes de l’autobus 402 : ‘’Pourquoi serions-nous attristés ? Comment être attristés d’avoir eu un ange de D-ieu à la maison ?’’

| 07.03.17 | 08:47
Informations : La sœur d’une des victimes de l’autobus 402

 
Informations : Judaïsme
La sœur d’une des victimes de l’autobus 402 : ‘’Pourquoi serions-nous attristés ? Comment être attristés d’avoir eu un ange de D-ieu à la maison ?’’
 
La sœur d’Israël Méïr ‘Hachine, décédé dans un terrible accident, écrit une lettre émue poignante et emplie de Emouna (foi) : ‘’Jamais tu ne disais de Lachone Hara (médisance) sur quiconque, quel mérite ont eu Papa et Maman d’élever un enfant comme toi !’’
Mikhal Ariéli
 
Une année est passée depuis la tragédie de l’autobus 402. Ce matin a été publiée une lettre de la mère d’Israël Méïr ‘Hachine, l’une des victimes, et à présent sa sœur aussi publie une lettre.
Voici ce qu’elle écrit :
‘’Une année est donc passée depuis ce jour fatal. Je peux dire que ce fut l’année la plus pénible de mon existence, car j’ai soudain dû faire face à cette réalité qu’est la mort, ainsi qu’à ta présence qui me manque encore plus de jour en jour.
Mais, précise la sœur, je préfère me concentrer sur les bonnes choses qui me sont arrivées cette année. Parce que juste après ton départ, est né Mikhaël Gad, mon second fils, qui nous donne du bonheur à tout instant, et remplit mon cœur. Je choisis de me réjouir chaque jour de ce que j’ai, car j’ai appris à estimer et apprécier chaque moment de la vie. J’étreins sans arrêt mes enfants, car rien ne va de soi…’’
La sœur continue : ‘’On pourrait considérer cet événement étrange : pourquoi toi ? Comment c’est arrivé ? Pourquoi Hachem a voulu que cela tombe sur toi ? Mais moi, je préfère demander : dans quel but ? Car ce monde a un but. Il est impossible que nous ayons plus de pitié et de miséricorde qu’Hachem. Tout ce qu’Il fait est pour le bien. Il est tellement facile de réciter cette phrase lorsque tout va bien, mais toute la sagesse est d’essayer de voir la lumière lorsque tout est sombre. Je peux comparer cela à ce que tu me disais toujours : ‘’Trouver le mal, c’est facile, mais il faut chercher ce qu’il y a de bien dans chaque juif, car chacun a du bon en lui’’, et toi-même tu ne trouvais que le bien chez chacun’’.
La sœur raconte aussi à propos de son frère : ‘’Je ne me rappelle pas une seule fois où tu aurais mal parlé de qui que ce soit. Tu fuyais le Lachone ara (médisance) comme du feu. Tu sacrifiais toute ta vie pour la Torah, et tu accomplissais le commandement de ‘’tu l’étudieras jour et nuit’’. Plusieurs fois, je t’avais demandé : n’es-tu pas fatigué ? Et tu m’avais répondu : j’étudie encore un peu, encore un peu, jusqu’à ce que je sens que mes yeux se ferment, alors j’étudie encore un peu et vais dormir. Je me rappelle que Chabbat après-midi tu me demandais de te réveiller pour étudier, et tu dormais sur trois chaises, les pieds ballants sur les côtés, pour pouvoir te lever rapidement. Quel mérite ont eu Papa et Maman d’élever un enfant comme toi !
Tu étais encore célibataire, âgé de 28 ans, alors que la plupart des tes amis étaient déjà mariés, mais jamais tu n’étais triste ou déprimé. Tu avais l’habitude de dire : ‘’J’ai un Père en Haut, qui s’occupe de moi’’. Tu affrontais chaque épreuve avec bravoure et joie.
Véritable ‘Hassid Breslev, tu servais Hachem dans la joie, l’amour et la foi. Je puise de toi les forces de tenir bon, car je suis sure que tu aurais voulu nous voir heureux, dansant et acceptant la volonté divine avec amour.
On dit que les gens qui partent tôt sont généralement des Néchamot élevées qui ont rapidement fini leur Tikoun (réparation) dans ce monde, finit-elle. C’est exactement ce que l’on voyait sur toi. Tu étais entièrement saint. Alors pourquoi serions-nous attristés ? Comment être attristés d’avoir eu un ange de D-ieu à la maison ? C’est un mérite incommensurable.
Prie pour nous d’en haut, que nous puissions toujours voir le bien dans nos vies et dans les gens qui nous entourent, et que nous servions Hachem avec facilité et foi. Tu me manques beaucoup… Ta sœur qui signe de ses larmes et de son amour. Chévi’’.
 
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