Science et Torah

    Société et Hachkafa (pensée juive)

    Questions au Rav Les enseignements scientifiques de la Torah  

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    Société et Hachkafa (pensée juive)

    Questions au Rav
    Les enseignements scientifiques de la Torah
     
    Question :
    Bonjour,
    Cette question est adressée à Rav Zamir Cohen, s’il vous plait. Tout d’abord, je voudrais préciser que depuis 5 ans, je me renforce dans le judaïsme grâce à Rav Zamir Cohen, et je ne doute ni de ses paroles, ni des enseignements de la Torah. Merci pour ce changement opéré dans ma vie, grâce à Hachem et grâce à vous.
    Voici ma question :
    La Torah contient en elle les secrets du physique et du spirituel, qui sont imbriqués l’un dans l’autre, puisqu’il est impossible que le créateur n’ait pas tenu compte des données physiques lors du don de la Torah. Ma question est donc de savoir pourquoi le progrès, dans le monde, n’est pas venu d’un noyau Toranique. Il est vrai que les juifs représentent un pourcentage conséquent dans les remises de prix Nobel, sans commune mesure avec leur faible pourcentage dans la population mondiale. Les juifs ont toujours eu les réponses à toutes les questions. Mais pourquoi les découvertes scientifiques n’ont-elles pas été apportées par des grands de la Torah, des Talmidé ‘Hakhamim ?
     
    Réponse :
    Bonjour,
    Je ne suis pas Rav Zamir Cohen, mais je me fais un plaisir de vous répondre.
    Nos Sages ont dit que lors du don de la Torah, 5 sortes de sagesse ont été données à Moché Rabbénou, et parmi elles celle de la nature et de la création. On rapporte aussi que le roi Salomon avait la sagesse de la médecine et d’autres sciences de ce monde. Malheureusement, ces sagesses nous ont été retirées au moment de la destruction du temple et de l’exil.
    Ceci dit, certaines connaissances scientifiques nous sont restées, puisque nos Sages étaient bien en avance sur leur temps dans plusieurs domaines, voir à ce sujet  http://hidabroot.com/magazine/category/464
    et http://www.hidabroot.com/article/206143
    Dans certains écrits de nos Sages, nous trouvons bien des connaissances scientifiques, et des Rabbanims érudits comme le Rambam ont montré une grande compréhension de certaines notions scientifiques.
    Toutes les sagesses du monde se trouvent cachées dans la Torah, mais nous n’avons pas, dans notre génération, des prophètes ou des Tanaïms qui puissent nous les expliquer. Elles sont donc vouées à rester cachées, depuis la destruction du temple jusqu’à la rédemption finale.
     
    Le judaïsme a toujours été lié à la science, et se sert des découvertes dans la Halakha.
    Contrairement aux autres religions, le judaïsme n’est pas contre le fait d’apprendre des notions scientifiques (nos Sages ne se sont jamais levé contre les scientifiques, ni ne les ont persécutés, comme c’est le cas dans d’autres religions, au contraire ils s’y intéressaient et s’en servaient pour fixer la Halakha). Jusqu’à aujourd’hui, on tranche la Halakha en se basant sur des données et des découvertes scientifiques, que ce soit en ce qui concerne un rasoir électrique, pour lequel il faut bien connaitre la structure du cheveu,  ou n’importe quelle autre machine. Pour donner son avis sur certains circuits électroniques qui fonctionnent le Chabbat, on doit se pencher sur des notions d’électricité et d’électronique. Lorsqu’il faut donner la Halakha pour des astronautes, on doit connaitre certains aspects d’astronomie. Lorsqu’il est question d’euthanasie ou d’avortement ou encore de dons d’organes, il faut approfondir l’aspect médical et anatomique. De sorte que lorsque nous sommes affairés à l’étude de la Torah, nous sommes aussi affairés à la science.
    Mais toutes les sagesses nous seront dévoilées au grand complet, lorsque Machia’h sera là.
    Ceci étant, nous nous devons de préciser que la science n’est pas l’essentiel dans le judaïsme. Ce n’est qu’un outil extérieur, qui se tient au service de l’homme qui étudie, et en ce sens, peu nous importe si les découvertes en la matière ont été faites par un juif ou un non-juif. La science n’est pas un but, ce n’est qu’une donnée, que l’on peut utiliser pour le bien ou pour le mal.
    Le but de la création n’est pas d’étudier la science, mais d’étudier la Torah divine, qui nous rapproche d’Hachem. La science s’intéresse à l’extérieur de notre corps, alors que la Torah se concentre sur la Néchama qui se trouve à l’intérieur.
    Nos Sages nous enseignent qu’Hachem aide l’homme dans le chemin qu’il choisit.
    Einstein a cherché une connaissance en Physique, il a mérité de la trouver. S’il avait plutôt fait des efforts pour se rapprocher d’Hachem, il aurait réussi aussi, et se serait retrouvé avec des connaissances bien plus grandes que ses connaissances en physique.
    La recherche scientifiques s’adresse surtout aux non-juifs qui n’ont pas reçu la Torah, c’est pourquoi nos Sages nous enseignent : ‘’S’il te semble qu’un non-juif a une certaine connaissance, tu peux y croire’’. Le peuple d’Israël, lui, est voué à étudier la Torah, qui est la science divine qui maintient le monde. C’est pourquoi les Sages n’ont pas trouvé bon de considérer la science comme l’essentiel après lequel il faut courir, bien qu’ils l’étudiait et s’en servaient.
    Regardons bien : Hachem a donné  aux hommes une intelligence, qui fait qu’ils ont développé la technologie et savent tout dans tous les domaines, alors on pourrait dire qu’on n’avait pas besoin du don de la Torah ! Selon la logique, on comprend donc que la Torah est censée donner aux juifs quelque chose de plus qu’aux non-juifs, quelque chose que la science ne peut donner, et il s’agit du dévoilement prophétique, qui donne des consignes pratiques et un sens spirituel à la vie.
    Seul Hachem peut dévoiler Sa volonté via les Mitswoths qu’Il nous ordonne. C’est une chose que le cerveau ne peut atteindre, même avec toute la technologie présente et future. La science appartient au monde matériel, et elle n’est qu’un outil pour comprendre le matériel et avoir une vie plus confortable. La Torah appartient à une autre dimension, bien plus élevée, de pratique spirituelle dans la matérialité. C’est pourquoi la science et la Torah ne sont jamais en contradiction.
    Qu’est-ce-que la science ? Ce n’est que l’écorce extérieure des lois de la nature, du monde matériel dans lequel nous vivons pour une courte durée.
    Et qu’est-ce-que la technologie ? C’est un moyen de rendre la vie plus agréable, plus confortable, mais cela ne permet pas d’atteindre quoique ce soit dans la vie : ni dans les valeurs, ni dans la morale. Le professeur de physique ne prend pas les théorèmes avec lui dans le monde futur, le chimiste ne fait pas avancer le sentiment humanitaire dans le monde ? L’informaticien n’apporte pas une explication au sens de la vie ni à la volonté divine.
    Ceci étant, il est possible qu’en étudiant la science, on prenne conscience du but spirituel de la vie :
    A ce moment précis, des millions de structures intelligentes s’activent dans notre corps. Notre corps est constitué de milliards d’atomes qui s’imbriquent l’un avec l’autre. La cellule la plus petite de notre doigt est aussi complexe que tout le réseau de transport urbain de New York. Nos mains sont constituées de plusieurs enchainements qui leur permettent de fonctionner. Dans chacun de nos yeux, se trouvent 120 millions de capteurs de lumières qui nous renvoient une image nette et en couleur, de notre environnement. Chaque jour, le cœur, brasse 8000 litres de sang, ce qui signifie qu’en trois jours, on pourrait en remplir une piscine ! Une telle quantité de sang doit être constamment nettoyée des toxines, c’est pourquoi chaque minute, le foie filtre 2 litres de sang. Le cerveau est un miracle à lui tout seul, et il n’existe pas, dans le monde entier, d’ordinateur aussi puissant et complexe, qui fait fonctionner des milliards de neurones, plus que toutes les étoiles de la galaxie, et qui s’imbriquent tous les uns avec autres, pour que nous puissions entendre, bouger, parler, réfléchir.
    En voyant cela, il est évident pour nous que Celui qui créé tout cela, s’attend à de grandes performances de notre part. Tous ces outils extérieurs nous sont donnés dans ce monde pour que nous puissions faire fonctionner notre Nechama, qui est comme un chauffeur dans la voiture qu’est notre corps.
    Lisez aussi cet article, où je raconte ce qui m’a fait faire Techouva :
    http://www.hidabroot.com/article/119366
    ainsi que cette brochure écrite sous forme d’une discussion avec Hachem.
    http://www.gorali.122.co.il/page1.htm
     
    Cordialement,
    Daniel Blass.
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    | 30.08.17 | 14:28
    Société et Hachkafa (pensée juive)


    Société et Hachkafa (pensée juive)

    Questions au Rav
    Les enseignements scientifiques de la Torah
     
    Question :
    Bonjour,
    Cette question est adressée à Rav Zamir Cohen, s’il vous plait. Tout d’abord, je voudrais préciser que depuis 5 ans, je me renforce dans le judaïsme grâce à Rav Zamir Cohen, et je ne doute ni de ses paroles, ni des enseignements de la Torah. Merci pour ce changement opéré dans ma vie, grâce à Hachem et grâce à vous.
    Voici ma question :
    La Torah contient en elle les secrets du physique et du spirituel, qui sont imbriqués l’un dans l’autre, puisqu’il est impossible que le créateur n’ait pas tenu compte des données physiques lors du don de la Torah. Ma question est donc de savoir pourquoi le progrès, dans le monde, n’est pas venu d’un noyau Toranique. Il est vrai que les juifs représentent un pourcentage conséquent dans les remises de prix Nobel, sans commune mesure avec leur faible pourcentage dans la population mondiale. Les juifs ont toujours eu les réponses à toutes les questions. Mais pourquoi les découvertes scientifiques n’ont-elles pas été apportées par des grands de la Torah, des Talmidé ‘Hakhamim ?
     
    Réponse :
    Bonjour,
    Je ne suis pas Rav Zamir Cohen, mais je me fais un plaisir de vous répondre.
    Nos Sages ont dit que lors du don de la Torah, 5 sortes de sagesse ont été données à Moché Rabbénou, et parmi elles celle de la nature et de la création. On rapporte aussi que le roi Salomon avait la sagesse de la médecine et d’autres sciences de ce monde. Malheureusement, ces sagesses nous ont été retirées au moment de la destruction du temple et de l’exil.
    Ceci dit, certaines connaissances scientifiques nous sont restées, puisque nos Sages étaient bien en avance sur leur temps dans plusieurs domaines, voir à ce sujet  http://hidabroot.com/magazine/category/464
    et http://www.hidabroot.com/article/206143
    Dans certains écrits de nos Sages, nous trouvons bien des connaissances scientifiques, et des Rabbanims érudits comme le Rambam ont montré une grande compréhension de certaines notions scientifiques.
    Toutes les sagesses du monde se trouvent cachées dans la Torah, mais nous n’avons pas, dans notre génération, des prophètes ou des Tanaïms qui puissent nous les expliquer. Elles sont donc vouées à rester cachées, depuis la destruction du temple jusqu’à la rédemption finale.
     
    Le judaïsme a toujours été lié à la science, et se sert des découvertes dans la Halakha.
    Contrairement aux autres religions, le judaïsme n’est pas contre le fait d’apprendre des notions scientifiques (nos Sages ne se sont jamais levé contre les scientifiques, ni ne les ont persécutés, comme c’est le cas dans d’autres religions, au contraire ils s’y intéressaient et s’en servaient pour fixer la Halakha). Jusqu’à aujourd’hui, on tranche la Halakha en se basant sur des données et des découvertes scientifiques, que ce soit en ce qui concerne un rasoir électrique, pour lequel il faut bien connaitre la structure du cheveu,  ou n’importe quelle autre machine. Pour donner son avis sur certains circuits électroniques qui fonctionnent le Chabbat, on doit se pencher sur des notions d’électricité et d’électronique. Lorsqu’il faut donner la Halakha pour des astronautes, on doit connaitre certains aspects d’astronomie. Lorsqu’il est question d’euthanasie ou d’avortement ou encore de dons d’organes, il faut approfondir l’aspect médical et anatomique. De sorte que lorsque nous sommes affairés à l’étude de la Torah, nous sommes aussi affairés à la science.
    Mais toutes les sagesses nous seront dévoilées au grand complet, lorsque Machia’h sera là.
    Ceci étant, nous nous devons de préciser que la science n’est pas l’essentiel dans le judaïsme. Ce n’est qu’un outil extérieur, qui se tient au service de l’homme qui étudie, et en ce sens, peu nous importe si les découvertes en la matière ont été faites par un juif ou un non-juif. La science n’est pas un but, ce n’est qu’une donnée, que l’on peut utiliser pour le bien ou pour le mal.
    Le but de la création n’est pas d’étudier la science, mais d’étudier la Torah divine, qui nous rapproche d’Hachem. La science s’intéresse à l’extérieur de notre corps, alors que la Torah se concentre sur la Néchama qui se trouve à l’intérieur.
    Nos Sages nous enseignent qu’Hachem aide l’homme dans le chemin qu’il choisit.
    Einstein a cherché une connaissance en Physique, il a mérité de la trouver. S’il avait plutôt fait des efforts pour se rapprocher d’Hachem, il aurait réussi aussi, et se serait retrouvé avec des connaissances bien plus grandes que ses connaissances en physique.
    La recherche scientifiques s’adresse surtout aux non-juifs qui n’ont pas reçu la Torah, c’est pourquoi nos Sages nous enseignent : ‘’S’il te semble qu’un non-juif a une certaine connaissance, tu peux y croire’’. Le peuple d’Israël, lui, est voué à étudier la Torah, qui est la science divine qui maintient le monde. C’est pourquoi les Sages n’ont pas trouvé bon de considérer la science comme l’essentiel après lequel il faut courir, bien qu’ils l’étudiait et s’en servaient.
    Regardons bien : Hachem a donné  aux hommes une intelligence, qui fait qu’ils ont développé la technologie et savent tout dans tous les domaines, alors on pourrait dire qu’on n’avait pas besoin du don de la Torah ! Selon la logique, on comprend donc que la Torah est censée donner aux juifs quelque chose de plus qu’aux non-juifs, quelque chose que la science ne peut donner, et il s’agit du dévoilement prophétique, qui donne des consignes pratiques et un sens spirituel à la vie.
    Seul Hachem peut dévoiler Sa volonté via les Mitswoths qu’Il nous ordonne. C’est une chose que le cerveau ne peut atteindre, même avec toute la technologie présente et future. La science appartient au monde matériel, et elle n’est qu’un outil pour comprendre le matériel et avoir une vie plus confortable. La Torah appartient à une autre dimension, bien plus élevée, de pratique spirituelle dans la matérialité. C’est pourquoi la science et la Torah ne sont jamais en contradiction.
    Qu’est-ce-que la science ? Ce n’est que l’écorce extérieure des lois de la nature, du monde matériel dans lequel nous vivons pour une courte durée.
    Et qu’est-ce-que la technologie ? C’est un moyen de rendre la vie plus agréable, plus confortable, mais cela ne permet pas d’atteindre quoique ce soit dans la vie : ni dans les valeurs, ni dans la morale. Le professeur de physique ne prend pas les théorèmes avec lui dans le monde futur, le chimiste ne fait pas avancer le sentiment humanitaire dans le monde ? L’informaticien n’apporte pas une explication au sens de la vie ni à la volonté divine.
    Ceci étant, il est possible qu’en étudiant la science, on prenne conscience du but spirituel de la vie :
    A ce moment précis, des millions de structures intelligentes s’activent dans notre corps. Notre corps est constitué de milliards d’atomes qui s’imbriquent l’un avec l’autre. La cellule la plus petite de notre doigt est aussi complexe que tout le réseau de transport urbain de New York. Nos mains sont constituées de plusieurs enchainements qui leur permettent de fonctionner. Dans chacun de nos yeux, se trouvent 120 millions de capteurs de lumières qui nous renvoient une image nette et en couleur, de notre environnement. Chaque jour, le cœur, brasse 8000 litres de sang, ce qui signifie qu’en trois jours, on pourrait en remplir une piscine ! Une telle quantité de sang doit être constamment nettoyée des toxines, c’est pourquoi chaque minute, le foie filtre 2 litres de sang. Le cerveau est un miracle à lui tout seul, et il n’existe pas, dans le monde entier, d’ordinateur aussi puissant et complexe, qui fait fonctionner des milliards de neurones, plus que toutes les étoiles de la galaxie, et qui s’imbriquent tous les uns avec autres, pour que nous puissions entendre, bouger, parler, réfléchir.
    En voyant cela, il est évident pour nous que Celui qui créé tout cela, s’attend à de grandes performances de notre part. Tous ces outils extérieurs nous sont donnés dans ce monde pour que nous puissions faire fonctionner notre Nechama, qui est comme un chauffeur dans la voiture qu’est notre corps.
    Lisez aussi cet article, où je raconte ce qui m’a fait faire Techouva :
    http://www.hidabroot.com/article/119366
    ainsi que cette brochure écrite sous forme d’une discussion avec Hachem.
    http://www.gorali.122.co.il/page1.htm
     
    Cordialement,
    Daniel Blass.
     
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