Une Torah de vie

"Je suis allée à la rencontre de la Rabbanite et je lui ai dit que je voulais une bénédiction pour mon enfant, et l'incroyable est arrivé..."

Noya était en instance de divorce, elle avait déjà ouvert un dossier au rabbinat mais quand elle a demandé une bénédiction à une Rabbanite pour son enfant, celle-ci lui a proposé de respecter la mitsva de la pureté familiale et alors tout a changé

05.09.16 | 11:55
Je suis allée à la rencontre de la Rabbanite et je lui ai dit que je voulais une bénédiction pour mon enfant, et l'incroyable est arrivé...
"Mais maman, pourquoi allez-vous divorcer ? " Lorsque Noya a entendu cette question de la bouche de son fils de trois et demi, son cœur s'est fendu en mille morceaux. Elle avait commencé à le préparer à cette nouvelle depuis plus d'un mois en espérant que malgré son jeune âge il comprendrait, mais elle ne s'attendait pas à une question tellement directe.

"Pourquoi ?" a-t-elle répétée confuse.  "Ne t'inquiètes pas mon chéri, même lorsque nous vivrons seuls, tu pourras visiter papa et tu te sentiras très bien". Elle l'a embrassé et a essayé de changer de sujet "que veux-tu que je mettes dans ton sandwich ?"

L'enfant tenait très fortement la main de sa maman, comme s'il craignait de la perdre. Son sandwich emballé dans son cartable, Noya le déposa rapidement dans son école maternelle, l'esprit troublé. Immédiatement après, elle composa le numéro d'une amie, elle sentait un besoin pressant de se soulager de cette forte charge émotionnelle.

"Ce qui est arrivé ensuite, c'est une aide Divine providentielle", raconte Noya, les larmes aux coins des yeux : "Mon amie m'a répondu qu'elle ne pouvait pas me parler tout de suite parce que dans moins d'une heure elle accueillerait chez elle une cérémonie de prélèvement de la 'halla. Je ne savais pas de quoi il s'agissait, mais une force intérieure m'a poussée à téléphoner à mon directeur pour lui annoncer que j'aurais du retard et après son accord je me suis présentée à l'heure dite chez mon amie."

Lors de cet évènement, Noya a rencontré une Rabbanite qui dirigeait la cérémonie et expliquait aux participantes que c'était un moment propices aux prières et que chacune d'elles pouvait demander au Tout Puissant ce dont elle avait le plus besoin.  

"Je me suis présentée à la rabbanite, je lui ai raconté discrètement ma situation en lui disant que je voulais une bénédiction pour mon fils afin qu'il supporte le divorce sans trop de difficultés. A ce moment l'incroyable est arrivé, la Rabbanite m'a dit "si tu veux le bien de ton enfant je te suggère de respecter un des commandements les plus importants, celui de la pureté famille."
Pour Noya c'en était trop, elle s'est retrouvée presque à crier "vous ne le savez pas mais j'ai déjà ouvert un dossier de divorce au rabbinat, pour moi c'est trop tard !"
Mais la Rabbanite n'a pas reculé, elle a expliqué calmement à la femme larmoyante qu'elle lui conseillait sérieusement de s'intéresser à ce changement dans son mode de vie. "Parfois" a-t-elle ajouté, "c'est justement la séparation momentanée et volontaire du couple qui permet de le cimenter en rendant la vie à l'union."

"La vérité, c'est que la seule raison qui m'a poussée à essayer, c'était la conversation avec mon fils du matin" se rappelle Noya. "Je ne pouvais pas oublier ses yeux tristes et la peine qu'il a montré quand il a compris que papa et maman se séparaient. Je savais que j'étais obligée de m'offrir une dernière chance et je voulais être sûre d'avoir tout essayé avant de me séparer officiellement."

What is the torah

Et votre mari ? Il collaborait ?


"Dès le départ, il n'acceptait pas le divorce", répond Noya, "c'est principalement moi qui voulait prendre ce tournant. Naturellement, il s'est réjoui quand j'ai accepté d'essayer autre chose. C'est ainsi que nous avons essayé pour la première fois de respecter les commandements liés à la pureté familiale. Au départ, j'étais certaine que ce serait aussi la dernière fois."
Mais cette expérience en a entraîné plein d'autres à tel point que quelques mois plus tard, Noya a contacté la Rabbanite pour la remercier "Je vous dois toute ma vie qui a changé de façon spectaculaire."
Curieusement, Noya n'a pas fait Techouva*, "je reste laïque, mais je me suis remarquablement attachée à cette mitsva de la pureté, cela nous connecte à nouveau, chaque mois, mon mari, mon fils et merveilleux fils", conclut Noya.
Et le divorce ? Noya n'y pense même plus. "Depuis le jour où j'ai commencé à respecter la pureté familiale, mon honneur au sein de la famille est respecté et le dur traitement à mon égard s'est très nettement amélioré. Alors pourquoi détruire notre foyer ?
C'est probablement un commandement qui entraîne une récompense immédiate."

*Techouva : retour vers les voies de la Torah
 
Les plus lus
https://www.hidabroot.fr/