Une Torah de vie

Le Hazon Ich n'a pas accepté de monter dans la voiture malgré la pluie battante

Une autre personne aurait naturellement sautée sur l'occasion, mais le saint homme a d'abord demandé « n'êtes-vous pas salarié ? Avez-vous le droit de me transporter ? »

Le Hazon Ich n'a pas accepté de monter dans la voiture malgré la pluie battante
« Que ce soit un fil et jusqu’à la lanière d’une sandale » (Béréchit 14, 23)
«… En te rencontrant dehors, je pourrais t'embrasser, sans que pour cela on me méprise » (Chir Hachirim 8,1) Ce verset est une parabole. Il veut dire que même si j'embrasse quelqu'un dans la rue ce qui en général me place en position ridicule, dans ce cas personne ne me méprisera.
A quoi cela fait-il allusion ?
Le "Sforno" explique que cela fait référence à une personne qui marcherait dans la rue plongée dans l'étude de la Torah, "embrassant" son Créateur et lui montrant sa profonde affection pour Lui. Les passants, loin de la considérer comme ridicule ou étrange comme il est habituel de penser sur un homme qui semble déconnecté du monde, comprendront que le monde repose sur cette étude de la Torah et ainsi, ils feront preuve de respect.
« Je me souviens », raconte Rav Zilberstein, « lorsque j'étais jeune étudiant à la Yechiva Slabodka, j'ai vu avec quelques amis le Hazon Ich à proximité de l'usine Dobek. C'était une froide journée d'hiver et la pluie battait très fortement les chemins de terre.  
Soudain, un camion de la compagnie de sardines "Ardi" s'est arrêté et le conducteur a proposé au Hazon Ich de monter. Une autre personne aurait naturellement sautée sur l'occasion, mais nous avons entendu le saint homme d'abord demander « n'êtes-vous pas salarié ? Avez-vous le droit de me transporter ? »
Le chauffeur n'a pas perdu son sang-froid et a répondu avec assurance : « Si mon patron savait que je transportais le Hazon Ich, ne l'aurait-il pas accepté ? »
Mais le Hazon Ich a persisté dans son refus sans vouloir monter dans le camion. « Transmets un grand merci à ton employeur » (parce que s'il l'avait su il aurait accepté qu’il soit conduit) a-t-il conclu.
Comment définit-on une telle conduite ?
«… En te rencontrant dehors, je pourrais t'embrasser, sans que pour cela on me méprise »
Le conducteur ne s'est pas moqué de cette attitude, il a compris qu'il avait affaire avec un ange et non pas à un homme comme le commun des mortels, l'accomplissement des plus petits des lois de la Torah n'a été la source d'aucun mépris.
 
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