Miqets

    Miqets. Confiance et implication 

    « “Heureux l’homme qui place sa confiance en D.ieu…“ (Téhilim 40,5) – il s’agit de Yossef. “…et ne se tourne pas vers les orgueilleux“ – parce qu’il a dit au maître-échanson : “Si tu te souviens de moi (…) parle de moi à Pharaon“ – on lui ajouta deux années d’emprisonnement supplémentaires. » (Béréchit Rabba 89,3) Lisez un exemple édifiant de bita’hon qui se dégage du récit suivant

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    « Au bout de deux années » (Béréchit 41,1)

    « “Heureux l’homme qui place sa confiance en D.ieu…“ (Téhilim 40,5) – il s’agit de Yossef. “…et ne se tourne pas vers les orgueilleux“ – parce qu’il a dit au maître-échanson : “Si tu te souviens de moi (…) parle de moi à Pharaon“ – on lui ajouta deux années d’emprisonnement supplémentaires. » (Béréchit Rabba 89,3)

    Un exemple édifiant de bita’hon se dégage également du récit suivant. Pour découvrir tous les aspects de la vertu du bita’hon, le Ba’al Chem Tov s’était un jour rendu chez un vieil homme, qui avait été chargé par le seigneur de son village de la collecte des taxes. Pendant que le Ba’al Chem Tov et ses disciples se trouvaient chez lui, un homme de main, délégué par le seigneur, pénétra soudain dans la maison et donna violemment trois coups de bâton sur la table, puis s’en alla. Etonnés par cette brusque irruption, les visiteurs remarquèrent simplement que le vieil homme paraissait serein, voire même satisfait. Quelque temps plus tard, le même commis apparut, et comme auparavant, il frappa vigoureusement sur la table avant de partir. Le vieil homme, répondant au regard intrigué du maître, donna les explications suivantes : « Ces coups frappés sur la table sont autant d’avertissements : je dois en effet payer aujourd’hui même la redevance du village au seigneur. Si après trois avertissements, l’argent n’a toujours pas été versé, celui-ci fait emprisonner le responsable des taxes et toute sa famille ! »L’initiateur de la ‘Hassidout lui dit alors : « A la sérénité qui règne sur votre visage, je comprends que vous possédez cet argent. Empressez-vous donc d’aller le déposer, et nous vous attendrons ici chez vous ! » Mais la réponse de l’homme ne fut pas celle qu’il escomptait : « Au contraire, à cette heure, je n’ai pas le premier sou de cette somme ! Mais je suis confiant : D.ieu me la fera certainement parvenir. Mangeons donc tranquillement, puisque j’ai encore trois heures devant moi… »

    Lorsqu’ils eurent fini leur repas, l’homme de main du seigneur fit irruption pour la troisième fois, et frappa les fatidiques derniers coups sur la table. Mais le maître de maison ne fit pas montre de la plus infime anxiété. Après avoir posément récité le Birkat haMazon, il se vêtit de ses habits de Chabbat, et sortit en déclarant : « Je vais à présent payer au seigneur son dû ! » Lorsque le Ba’al Chem Tov lui demanda à nouveau s’il possédait la somme requise, l’homme répondit toujours avec la même quiétude : « Je n’en ai pas le premier sou, mais D.ieu y pourvoira certainement ! »Depuis le pas de la porte, le Ba’al Chem Tov et ses disciples, pensifs, regardèrent l’homme s’éloigner en toute sérénité.

    Soudain, une charrette s’arrêta près de lui. Le conducteur de la voiture interpella l’homme, et après quelques échanges, il reprit sa route. Mais quelques instants plus tard, l’attelage revint sur ses pas, et hélant à nouveau le vieil homme, son chauffeur lança dans sa direction une bourse visiblement bien garnie… Lorsque la charrette, de retour, passa devant le Ba’al Chem Tov, celui-ci fit signe à son conducteur de s’arrêter et l’interrogea sur cet étrange manège : « Quelles sont donc vos affaires avec cet homme ? » Il reçut alors l’explication suivante : « J’ai d’abord proposé à cet homme de lui acheter à l’avance tout l’alcool de sa production de l’hiver prochain. Mais nous ne sommes pas parvenus à nous accorder sur le prix. Cependant, en réalisant qu’il restait fermement sur sa position et qu’il ne comptait visiblement pas négocier, j’ai finalement accepté son prix, car je sais qu’il est un homme droit et juste. Mais il a dû ensuite partir précipitamment, parce qu’il était attendu chez le seigneur… »Le Ba’al Chem Tov se tourna alors vers ses disciples en leur déclarant : « Voyez l’immense pouvoir que renferme le bita’hon ! » (Sipouré ‘Hassidim sur Bé’houqotaï).

    Cet extrait est issu du livre « Lekah Tov » publié par les éditions Jérusalem Publications, avec leur aimable autorisation. Tous droits réservés.

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    | 30.06.15 | 23:08
    Miqets. Confiance et implication 

    « Au bout de deux années » (Béréchit 41,1)

    « “Heureux l’homme qui place sa confiance en D.ieu…“ (Téhilim 40,5) – il s’agit de Yossef. “…et ne se tourne pas vers les orgueilleux“ – parce qu’il a dit au maître-échanson : “Si tu te souviens de moi (…) parle de moi à Pharaon“ – on lui ajouta deux années d’emprisonnement supplémentaires. » (Béréchit Rabba 89,3)

    Un exemple édifiant de bita’hon se dégage également du récit suivant. Pour découvrir tous les aspects de la vertu du bita’hon, le Ba’al Chem Tov s’était un jour rendu chez un vieil homme, qui avait été chargé par le seigneur de son village de la collecte des taxes. Pendant que le Ba’al Chem Tov et ses disciples se trouvaient chez lui, un homme de main, délégué par le seigneur, pénétra soudain dans la maison et donna violemment trois coups de bâton sur la table, puis s’en alla. Etonnés par cette brusque irruption, les visiteurs remarquèrent simplement que le vieil homme paraissait serein, voire même satisfait. Quelque temps plus tard, le même commis apparut, et comme auparavant, il frappa vigoureusement sur la table avant de partir. Le vieil homme, répondant au regard intrigué du maître, donna les explications suivantes : « Ces coups frappés sur la table sont autant d’avertissements : je dois en effet payer aujourd’hui même la redevance du village au seigneur. Si après trois avertissements, l’argent n’a toujours pas été versé, celui-ci fait emprisonner le responsable des taxes et toute sa famille ! »L’initiateur de la ‘Hassidout lui dit alors : « A la sérénité qui règne sur votre visage, je comprends que vous possédez cet argent. Empressez-vous donc d’aller le déposer, et nous vous attendrons ici chez vous ! » Mais la réponse de l’homme ne fut pas celle qu’il escomptait : « Au contraire, à cette heure, je n’ai pas le premier sou de cette somme ! Mais je suis confiant : D.ieu me la fera certainement parvenir. Mangeons donc tranquillement, puisque j’ai encore trois heures devant moi… »

    Lorsqu’ils eurent fini leur repas, l’homme de main du seigneur fit irruption pour la troisième fois, et frappa les fatidiques derniers coups sur la table. Mais le maître de maison ne fit pas montre de la plus infime anxiété. Après avoir posément récité le Birkat haMazon, il se vêtit de ses habits de Chabbat, et sortit en déclarant : « Je vais à présent payer au seigneur son dû ! » Lorsque le Ba’al Chem Tov lui demanda à nouveau s’il possédait la somme requise, l’homme répondit toujours avec la même quiétude : « Je n’en ai pas le premier sou, mais D.ieu y pourvoira certainement ! »Depuis le pas de la porte, le Ba’al Chem Tov et ses disciples, pensifs, regardèrent l’homme s’éloigner en toute sérénité.

    Soudain, une charrette s’arrêta près de lui. Le conducteur de la voiture interpella l’homme, et après quelques échanges, il reprit sa route. Mais quelques instants plus tard, l’attelage revint sur ses pas, et hélant à nouveau le vieil homme, son chauffeur lança dans sa direction une bourse visiblement bien garnie… Lorsque la charrette, de retour, passa devant le Ba’al Chem Tov, celui-ci fit signe à son conducteur de s’arrêter et l’interrogea sur cet étrange manège : « Quelles sont donc vos affaires avec cet homme ? » Il reçut alors l’explication suivante : « J’ai d’abord proposé à cet homme de lui acheter à l’avance tout l’alcool de sa production de l’hiver prochain. Mais nous ne sommes pas parvenus à nous accorder sur le prix. Cependant, en réalisant qu’il restait fermement sur sa position et qu’il ne comptait visiblement pas négocier, j’ai finalement accepté son prix, car je sais qu’il est un homme droit et juste. Mais il a dû ensuite partir précipitamment, parce qu’il était attendu chez le seigneur… »Le Ba’al Chem Tov se tourna alors vers ses disciples en leur déclarant : « Voyez l’immense pouvoir que renferme le bita’hon ! » (Sipouré ‘Hassidim sur Bé’houqotaï).

    Cet extrait est issu du livre « Lekah Tov » publié par les éditions Jérusalem Publications, avec leur aimable autorisation. Tous droits réservés.

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